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Repenser les relations commerciales avec la Libye, conseille l’ITCEQ

La vulnérabilité de l’économie tunisienne, qui dépend principalement, des pays de l’Union européenne (UE), pourrait être atténuée, si la Tunisie suivait une orientation plus poussée vers le marché libyen. C’est ce que dit un rapport de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ) sur « les potentialités commerciales en Libye : un enjeu majeur pour la Tunisie » publié le 16 novembre courant. Ledit rapport estime aussi que ceci serait réalisable si la Libye arrivait à relancer son activité économique, laquelle va de nouveau, impulser l’économie tunisienne et lui offrir de nouvelles opportunités.

–        La Tunisie exporte du sucre et des médicaments vers la Libye …

Or, en dépit de la complémentarité entre les exportations tunisiennes et les importations libyennes, la Libye est un marché insuffisamment exploité par les exportateurs tunisiens, souligne le rapport.

Sur la période 2001-2020, les échanges de biens entre la Tunisie et la Libye sont en effet demeurés modestes dans la mesure où ils ne représentent en moyenne, qu’environ 4% en termes d’exportations et 1,9% en termes d’importations.

Les exportations tunisiennes vers la Libye sont dominées par les corps gras, le papier, les produits céréaliers, les produits de toilette et les conserves végétales qui, à eux seuls, représentent respectivement 36 % du total des biens (durant 2001-2010) et 43% (entre 2011-2020).

Le ciment, les ouvrages métalliques, la quincaillerie, la céramique et les peintures ont connu une nette baisse de leur part dans les exportations tunisiennes vers la Libye sur la dernière période, laissant la place aux autres produits agricoles, au sucre, au matériel électrique et aux produits pharmaceutiques.

–        … et importe gaz et pétrole

Quant aux importations nationales de Libye, elles sont dominées par le gaz naturel, les produits raffinés du pétrole et le pétrole brut, bien que ce dernier ait connu une nette baisse de sa part dans le total des biens sur la dernière période, contrairement aux autres produits.

Durant la période 2001-2010, le dynamisme des importations libyennes sur le marché tunisien, qui se sont accrues à un rythme plus accéléré que celui du reste du monde, s’est effondré au cours de la période 2011-2020, suite à la révolution.

L’ITCEQ souligne dans son rapport que ce dynamisme pourrait reprendre au vu de la reconstruction de la Libye et faire de celle-ci un marché potentiel, rappelant le positionnement compétitif de la Tunisie sur la Libye. De fait, parmi les pays du Maghreb, seule la Tunisie figure dans le groupe des 20 premiers exportateurs vers la Libye et occupe une position satisfaisante, malgré une dégradation de son classement passant du 4ème rang en 2001 aux 8ème et 7ème rangs respectivement en 2010 et 2020.

De même, l’examen de la croissance des importations libyennes, sur la période 2011-2020, montre que sur 98 produits de la nomenclature du système harmonisé, 42 produits sont dynamiques et représentent 77% des exportations totales de la Tunisie sur la Libye.

 Dans ce groupe, il y a des produits pour lesquels la Tunisie dispose d’un avantage comparatif, occupant plus de 67% du total des produits exportés sur la Libye. Il s’agit notamment, du papier, des engrais, des produits céréaliers et des corps gras, lesquels sont bien positionnés sur le marché libyen et détiennent des parts de marché relativement importantes.

Et il y a également, des produits pour lesquels la Tunisie dispose d’un désavantage comparatif. Il s’agit principalement, des produits pharmaceutiques et conserves animales, représentent environ 10 % du total des biens exportés vers la Libye.

–        Grand producteur de vêtements, la Tunisie n’en tire pas profit en Libye

En outre, l’ITCEQ a souligné qu’en dépit de sa traditionnelle spécialisation dans la production des

vêtements de confection et des vêtements de bonneterie, la Tunisie n’est pas en train de tirer profit du dynamisme de la demande libyenne pour ces deux types de produits.

Ainsi, nonobstant les défis que peut présenter l’environnement encore instable et la situation d’insécurité en Libye, la Tunisie pourrait, non seulement, reprendre sa place commerciale dans ce pays mais aussi l’améliorer.

Il est impératif que les pouvoirs publics, conscients de l’importance des opportunités existantes, aident les exportateurs tunisiens à mieux se positionner sur le marché libyen, pour surmonter les obstacles liés surtout au financement et aux garanties des transferts bancaires, a souligné l’ITCEQ.

Il s’agit, aussi, de repenser les relations économiques avec la Libye, à travers des initiatives de partenariat avec des pays qui ont réussi à conquérir ce marché comme la Chine, la Turquie et certains pays de l’Union Européenne, afin de valoriser les perspectives de coopération. Nous pensons que la BTL (Banque tuniso-libyenne) pourrait fortement y contribuer, et nous savons que la nouvelle direction de cette banque sous la houlette de Hatem Zaara, y pense et pas que peu !

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