En 2025, les exportations de pétrole et de gaz ont rapporté à la Russie un peu plus de 93 milliards de dollars, marquant la chute la plus spectaculaire de revenus depuis 2020.
Longtemps considérés comme deux moteurs de l’économie russe, les taxes sur le secteur pétrolier et gazier représentaient dans les années 2010 la moitié du budget national. Ce chiffre dépassait encore 40 % en 2022, en raison d’une crise énergétique provoquée par Moscou.
Mais depuis, c’est la chute libre. La Russie ne peut en tirer que 23 % des recettes budgétaires. En octobre, les États-Unis ont imposé des sanctions contre deux géants russes du secteur, Rosneft et Lukoil, alors que l’UE a décidé un arrêt total des importations de gaz naturel liquéfié d’ici à fin 2026.
La Russie continue de vendre ses hydrocarbures notamment à la Chine à l’Inde et la Turquie. Problème : leurs prix chutent. Fin décembre, le baril d’Oural est passé sous la barre des 60 dollars pour la première fois depuis mars 2023.








