Alors que l’apathie généralisée envers la politique abîme encore plus la gestion de la chose publique en Tunisie , il s’y est greffé l’épuisement des citoyens au milieu d’une crise économique qui a sapé les énergies et aggravé la condition des pauvres au-delà de la précarité, mais aussi d’une classe moyenne fragilisée. Mais le plus gros problème est que la plupart des Tunisiens ne croient pas que les institutions politiques établies en 2014 aient une quelconque crédibilité. Ce sentiment omniprésent est souligné dans un sondage non publié réalisé par une organisation d’aide à la démocratie basée en Tunisie. Ce sondage détaillé dont fait état le centre de recherche Arab Center Washington DC (ACW), montre que la grande majorité des Tunisiens rejettent tous les partis existants et leurs dirigeants. Dans l’entretemps, le soutien témoigné au président de la République Kais Saied a chuté d’environ 20 % au cours de l’année dernière, mais il conserve encore le soutien d’environ 40 % des électeurs.
L’UGTT et les perspectives d’un nouveau dialogue national
Depuis le début de la prise de pouvoir de Saied, l’arène politique est dans l’impasse et attend la décision de l’UGTT de rompre avec Saied, note l’ACW qui souligne que celle-ci est la seule organisation nationale ayant la capacité de mobiliser les masses, alors que son immobilisme au cours de l’année dernière a privé l’opposition de l’allié dont elle avait besoin pour faire pression sur Saied. Cette impasse a peut-être été brisée le 20 décembre, lorsque le président de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a déclaré : » Nous ne vous laisserons pas [Saied] faire n’importe quoi avec le pays… Si vous ne comprenez pas le message, le peuple dira son mot par la lutte pacifique. » Par ailleurs, l’UGTT a désormais exigé le report du second tour des élections pour « éviter le chaos. » Mais au-delà de ces demandes, le syndicat doit encore décider comment déployer ses Unions régionales et locales .
L’un des scénarios que les dirigeants de l’UGTT semblent maintenant envisager est de pousser à l’ouverture d’un nouveau dialogue national. Ayant dirigé le « quartet » de 4 groupes de la société civile qui a organisé le dialogue national de 2014 (pour lequel les organisateurs ont remporté le prix Nobel de la paix en 2015), l’UGTT pourrait sembler bien placée pour jouer à nouveau ce rôle national. Mais il est loin d’être évident que son dirigeant actuel, Noureddine Taboubi, ait la crédibilité et la popularité nécessaires pour mener un dialogue national, qui sera sûrement contré par le président et très probablement ignoré par une grande partie de la population, estime l’ACW. En outre, l’opposition du syndicat à l’adoption de toute mesure d’austérité faisant partie du plan du FMI pourrait également saper ses efforts pour mener un dialogue.
Le paramètre Saied
Il est peu probable que la situation change pour le moment. Le 5 janvier, l’UGTT a menacé d’intensifier ses actions si Saied continue de rejeter le dialogue afin de résoudre les différends sur les questions centrales de politique économique.
Le Forum démocratique pour le travail et les libertés (le FDTL ou Ettakatol), le Parti républicain, le Courant démocratique, le Parti des travailleurs et d’autres forces politiques et civiles ont appelé à une manifestation le 14 janvier, jour de la révolution tunisienne, pour protester contre la détérioration du niveau de vie dans le pays et la paralysie politique actuelle.
Cette action, tout comme la déclaration de grève de l’UGTT, semble avoir pour but de démontrer la capacité de ces forces politiques à mobiliser le public afin de faire valoir leurs revendications politiques et économiques, croit comprendre , pour sa part , Al-Ahram. Pour l’UGTT, la grève permettra d’accréditer l’idée que la puissante organisation syndicale reste un facteur à prendre en compte dans les décisions politiques.
Certains observateurs estiment que l’UGTT veut s’affirmer comme un acteur clé dans le cadre d’un dialogue national. Le 5 janvier, elle a annoncé qu’elle était en concertation avec la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) pour le lancement d’une nouvelle initiative de sortie de crise.
L’initiative s’appuie sur les résultats du premier tour des élections législatives qui se sont déroulées en décembre, afin de pousser à une solution dans laquelle l’UGTT serait une cheville ouvrière stratégique. Le premier tour, qui s’est tenu le 17 décembre, a été marqué par une très faible participation électorale et a été boycotté par la plupart des partis d’opposition.
L’UGTT semble également profiter du déclin de tout, de la monnaie nationale aux services de santé en Tunisie, pour renforcer sa légitimité populaire et regagner une partie du soutien qu’elle a perdu au profit de certains partis d’opposition.
En annonçant une grève à cette période, l’UGTT a rappelé aux Tunisiens, comme elle en avait peut-être l’intention, que le mois de janvier en Tunisie est historiquement le mois des grèves et des protestations depuis la grève générale que l’UGTT a appelée le 26 janvier 1978.









Il faut que l’UGTT comprenne que le dialogue national ne sert plus à rien, les tunisiens ont perdu confiance de tous les partis appelés au dialogue. Les tunisiens avaient confiance au départ en 2011 aux partis Ettakattol et CPR, ces 2 partis ont trahi leurs électeurs, première déception des tunisiens, n’en parlant pas du parti Ennahdha qui a menti à ses électeurs en se présentant comme étant le parti religieux (qui a volé l’argent du peuple et a envoyé les jeunes tunisiens dans les zones de guerre pour El Jihed), ce parti a commercialisé avec la religion pour ramasser beaucoup de voix électorales. Ensuite, vient Nida Tounes qui a aussi menti et volé beaucoup d’argent, ce Nida dirigé par Béji Kaied Essebssi a collecté un argent fou des chefs d’entreprises pour gérer les affaires de son parti, mais il a encaissé l’argent et laisser son parti se débrouiller par l’argent des adhésions. BCE a conclu un marché avec Ennahdha à Paris pour qu’il garde Carthage et laisser Ghannouchi et ses alliés gouverner. 2ème et dernière déception des tunisiens (espérant). Aujourd’hui, la Tunisie est en crise car tout l’argent est volé, KS, homme patriote, sincère et propre, seul ne pourra rien faire devant cette conjoncture internationale mauvaise et l’héritage est catastrophique. L’UGTT propose le dialogue, on en a marre du dialogue et du blabla, blabla,…les tunisiens veulent des actions concrètes et des résultats et non de dialogue comme celui de Dar Dhiafa, malla kermesse ! On ne veut pas de dialogue car on n’a plus confiance aux partis 0,0000%, ces 5 partis ont montré leur limite, on veut du travail, de la sincérité, loin de la corruption, on veut que la loi s’applique à tous, on veut avancer et non faire marche arrière, le travail c’est le seul remède pour faire sortir la Tunisie de cette crise, pas de dialogue car on a beaucoup dialogué qui n’a pas donné de résultats palpables, qu’est ce qu’on a fait avec le prix Nobel, a-t-on éradiqué la pauvreté ? réponse : Non. Aujourd’hui tous les indicateurs sont en rouge : Déficit commercial, inflation à 2 chiffres, investissement en baisse, braquage en augmentation, dégradation de l’infrastructure en hausse, corruption en continuation, laxisme du gouvernement, lois non appliqué, jugement en retard, absence de coordination et j’en passe,…De quel dialogue parle l’UGTT ? avec qui ? avec des voleurs ou avec des partis qui n’ont plus d’avenir ou avec des institutions massacrées par la corruption, avec qui ?