Secteur cuir & chaussure : Plus de 200 entreprises menacées de disparition...

Secteur cuir & chaussure : Plus de 200 entreprises menacées de disparition !

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Le président de la Fédération nationale du cuir et de la chaussure, Akram Belhaj a tiré la sonnette d’alarme et a annoncé que le secteur du cuir et de la chaussure est en train de s’éteindre d’un jour à l’autre malgré sa grande capacité d’emploi.

Il a précisé dans une déclaration à Africanmanager que durant les dix dernières années, le nombre des entreprises opérant dans le secteur en question ont mis la clé sous la paillasson , précisant qu’en 2009, le secteur comptait 480 entreprises industrielles;  aujourd’hui elles ne sont plus que 240 entreprises.

De même, les postes d’emplois qui étaient entre 60 et 70 mille en 2010 ont chuté à seulement à 36 mille postes en 2017.

Parmi ces 251 entreprises, il y a 12 tanneries, 167 entreprises sont actives dans le secteur des chaussures, tiges et accessoires, et 72 dans la maroquinerie.

Akram Belhaj a expliqué que le marché local est inondé par l’importation et que les industriels et artisans tunisiens ne trouvent plus de débouchés pour vendre leurs produits, à cause de la prolifération du marché parallèle qui représente 80% des produits disponibles sur le marché et de la friperie.

«Aujourd’hui on retrouve dans nos boutiques les produits contrefaits. Nous avons besoin de promouvoir le produit tunisien en mettant made en Tunisia pour connaître l’origine des produits vendus sur le marché, pour que le client sache ce qu’il est en train de consommer avant de nous accuser de médiocrité».

En 2017, le secteur comptait quelque 36.800 emplois dans l’industrie et 10.000 emplois dans l’artisanat. Sachant que la valeur de la production du secteur s’est établie à 1,5 milliard de dinars répartis entre les cuirs et peaux (100 millions de dinars), les chaussures, les tiges et les accessoires (1 milliard de dinars) et la maroquinerie et l’habillement (400 millions de dinars).

Concernant les investissements déclarés, ils ont atteint 11 MDT, en  2017, d’après l’agence de promotion de l’industrie et de l’innovation).

Les professionnels du secteur ont à maintes reprises annoncé que le secteur fait face à une insuffisance au niveau de la main-d’œuvre qualifiée, de la matière première locale et du matériel adéquat au niveau des abattoirs et des collecteurs de peaux.

Le secteur a également enregistré un recul de la production et de la productivité à cause des problèmes sociaux, la non application ou parfois l’absence des prix de référence à l’importation et l’absence de rigueur dans l’application des textes réglementaires.

De même, la croissance des importations illégales notamment les articles de friperie (chaussures et articles en cuir), l’insuffisance des opérations de contrôle à l’importation et la prolifération du marché parallèle, outre l’insuffisance du nombre d’entreprises certifiées selon les normes de qualité, expliquent la dégradation du secteur en question.

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