Des milliers de manifestants islamistes ont protesté samedi à Khartoum la capitale, contre la mission des Nations Unies dans le pays.
Cette manifestation intervient dans la lignée des rassemblements organisés par des factions islamistes ces dernières semaines, après que les dirigeants militaires et un bloc civil clé ont annoncé leur intention de signer un accord initial.
« Le règlement à venir est à mon avis un règlement double entre le petit groupe qui ne représente pas l’ensemble du peuple soudanais et les militaires. Le Soudan a des problèmes depuis 1956 et les pourparlers devraient impliquer tout le peuple soudanais. » a expliqué un manifestant.
« La signature de l’accord avec le groupe laïc (le FFC) ne représente pas le peuple soudanais et nous ne l’acceptons pas car nous n’acceptons pas le laïcisme et nous n’acceptons pas une proposition laïque. Nous sommes un peuple musulman et nous voulons que notre constitution soit issue du livre (Coran) et des enseignements (du prophète). » Ajoute un autre.
Vendredi, les dirigeants militaires ont rencontré les Forces pour la liberté et le changement, le principal bloc civil qui a été évincé lors du coup d’État de 2021.
Le conseil souverain du Soudan, présidé par Burhan, a confirmé le plan pour un « accord-cadre politique » qui « jetterait les bases de l’établissement d’une autorité civile de transition ».
Mais alors que les divisions entre les groupes civils soudanais se sont accentuées depuis le coup d’état, certains d’entre eux prônent la signature d’un accord avec les militaires tandis que d’autres insistent pour qu’ils n’y aient aucune négociation possible.








