L’ancien président soudanais Omar el-Béchir, destitué et arrêté par l’armée en avril après 30 ans au pouvoir, a été inculpé samedi par un tribunal de Khartoum de possession illégale et d’utilisation frauduleuse de fonds étrangers.
Ecarté du pouvoir et arrêté sous la pression de la rue, le président déchu encourt jusqu’à 10 ans de prison pour l’acquisition de ces fonds et jusqu’à trois ans pour les transactions illégales effectuées, a indiqué le juge.
Les avocats de l’ex-président ont indiqué qu’ils présenteraient des témoins à la barre et des « preuves » de son innocence à la reprise du procès le 7 septembre, selon un journaliste de l’AFP sur place.
Le procès s’est ouvert le 19 août, deux jours après la signature d’un accord historique entre un Conseil militaire qui lui avait succédé et les meneurs d’une contestation inédite, sur une période de transition mettant fin à 30 ans de dictature militaire.








