L’armée syrienne masse des renforts mardi dans le nord-est du pays face aux forces kurdes qui battent le rappel dans les zones autonomes kurdes, au lendemain de l’échec de pourparlers des deux parties pour régler leurs différends.
Le président syrien Ahmad al-Chareh et le chef kurde Mazloum Abdi devaient finaliser lundi à Damas un accord sur l’intégration des institutions civiles et militaires kurdes au sein de l’Etat, mais se sont séparés sans annonce.
« Les négociations (…) se sont totalement effondrées », a affirmé à l’AFP mardi un responsable kurde.
« La seule exigence (des autorités syriennes) est la reddition inconditionnelle », a ajouté Abdel Karim Omar, représentant de l’administration autonome kurde dans la capitale syrienne. Il a appelé la communauté internationale à prendre en urgence « une position ferme et décisive » en faveur des Kurdes syriens.
L’accord annoncé dimanche, et incluant un cessez-le-feu, a porté un coup aux espoirs d’autonomie de la minorité kurde, qui a instauré une zone autonome dans le nord et le nord-est au cours de la guerre civile (2011-2024).








