AccueilLa UNETrafic de drogue : La Douane débusque, sévit ….protège la société

Trafic de drogue : La Douane débusque, sévit ….protège la société

Il est désormais connu que l’Etat mène une lutte sans répit contre la corruption sous toutes ses formes, contre la spéculation et contre le trafic de drogue. Bref, contre tous ceux qui complotent contre les intérêts suprêmes du pays, la souveraineté nationale et le processus mis en marche vers le développement socioéconomique.

Or, parmi les principaux responsables qui tentent de porter préjudice à la sécurité et à la stabilité de la Tunisie, les trafiquants de drogue figurent en bonne place. Leur capacité de nuisance est grande, en ce où ils n’hésitent pas à jeter leur dévolu sur les citoyens, plus particulièrement les jeunes.

Et face à la gravité du problème, la Douane tunisienne semble décidée à s’attaquer au fléau à la racine, en vue de stopper, du moins en réduire l’impact qui risque de saper les fondements de la société en s’attaquant à la jeunesse.

Les succès obtenus par les unités spécialisées contre le trafic de drogue au cours des dernières années sont légion. D’ailleurs, l’année 2024 se distingue par le combat mené sur l’ensemble du territoire et quelques succès à leur actif.
Ainsi, des coups de filet sont annoncés dans plusieurs villes du pays, aussi bien du littoral que celles de l’intérieur, avec une triste palme pour le Grand Tunis, précisément la banlieue nord de la capitale.

C’est dans ce contexte que le porte-parole de la Direction générale de la Douane tunisienne, le colonel-major Chokri Jabri a assuré que la douane œuvrait activement pour lutter contre le trafic de drogues.

Intervenant ce mercredi 4 septembre 2024 sur les ondes d’une radio privée, Jabri a fait savoir que la cocaïne est la drogue la plus introduite clandestinement en Tunisie. Il a déclaré que les services de la Douane sont parvenus à saisir d’importantes quantités de drogue au cours des huit premiers mois de cette année.

Dans le même ordre d’idées, le responsable a précisé que les services douaniers aux différents points de passage frontaliers ont réussi, jusqu’à la fin du mois d’août, à saisir plus de 31 kg de cocaïne, 745 mille comprimés de stupéfiants, et 200 kg de cannabis.
Et d’indiquer que les unités douanières à l’aéroport Tunis-Carthage ont saisi, lundi, plus de 6,5 kg de cocaïne dissimulés à l’intérieur de semelles de chaussures (12 chaussures) et dans la doublure d’une valise, en possession d’une passagère originaire de l’Afrique subsaharienne. Elle était accueillie par un représentant d’une clinique privée.

Il a, encore, expliqué que les réseaux de trafiquants utilisaient même des femmes et des enfants pour écouler les stupéfiants dans diverses régions de la République.
En effet, le colonel major n’a pas manqué d’affirmer que les agents de la Douane tunisienne ubissaient des agressions et que ceci est devenu fréquent.

Selon lui, les contrebandiers n’hésitent plus à agresser physiquement et moralement ces derniers. Il a expliqué que dans certains cas, les contrebandiers utilisaient des fusils de chasse.

La consommation de drogue s’est multipliée par 5 parmi les jeunes !

D’après les données d’une enquête, publiée par l’Institut national de la santé en 2023, la consommation de drogue s’est multipliée par cinq, chez les jeunes de 16 à 18 ans…Ces statistiques ne sont pas précises et font partie de ce que l’on appelle les chiffres noirs.
Plusieurs sociologues ont a mis en garde contre le relâchement à divers niveaux en milieu scolaire, cause principale, selon eux, de la propagation de la consommation des drogues parmi les élèves, mettant l’accent sur la nécessité de redoubler d’efforts sur le plan de la surveillance de la part de tous, afin de protéger « l’école tunisienne devenue la proie des petits dealers parmi les délinquants et voyous de tout bord qui guettent les élèves devant les établissements éducatifs en vue de répandre leurs poisons. »

Ils ont estimé que cette diffusion de la drogue en milieu scolaire a facilité son accès et encouragé les élèves à la consommer, insistant sur le danger d’abandonner les élèves dans la rue, faute d’enseignants ou lors des heures creuses, car la place de l’élève est dans l’enceinte de l’école ou avec ses parents.

Régulièrement, et à une cadence accélérée, on entend parler du démantèlement de bandes de trafic de drogue et de saisie d’importantes quantités de stupéfiants.
Alors que le pays ne compte qu’un seul établissement de désintoxication, l’État peine à trouver les solutions adéquates pour limiter les répercussions d’un tel fléau.
La Douane multiplie les annonces quant à sa détermination à protéger les jeunes générations contre les trafiquants, en mettant en place les mécanismes de sensibilisation d’accompagnement et d’encadrement des jeunes et adolescents, notamment en milieu scolaire.

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