Le président américain Donald Trump a déclaré, dans une interview accordée vendredi au Daily Caller, que le lobby pro-israélien à Washington avait perdu une grande partie de son influence historique sur le Congrès.
Interrogé dans le Bureau ovale par le correspondant Reagan Reese, il a rappelé qu’« il y a vingt ans, Israël avait le lobby le plus puissant que j’ai jamais vu », au point qu’aucun politique ne pouvait se permettre d’émettre la moindre critique. « Aujourd’hui, ce n’est plus le cas », a-t-il ajouté, soulignant l’impact des voix critiques venues de la gauche progressiste, incarnée par Alexandria Ocasio-Cortez et d’autres parlementaires.
Trump a fait observer que l’opinion publique, notamment parmi les jeunes républicains, se montre de plus en plus sceptique vis-à- vis d’Israël.
Il a également mis en garde Israël qui , a-t-il dit, « peut gagner la guerre sur le terrain, mais il perd la guerre de l’opinion publique, et cela lui coûte cher. » Il a comparé les négationnistes du 7 octobre à ceux qui nient la Shoah, estimant qu’Israël devait mettre fin au conflit pour ne pas aggraver son isolement. Cette perte d’influence est illustrée, selon lui, par les prises de position récentes de figures de son propre camp : la représentante Marjorie Taylor Greene a accusé Israël de « génocide » à Gaza, tandis que son proche allié Steve Bannon a remis en cause la fiabilité du gouvernement Netanyahou. Un signal, selon Trump, que « les temps ont changé » à Washington.








