En dépit des turbulences qui ont accompagné la révolution, le secteur de l’immobilier en Tunisie continue son envolée pour se avoir rang d’unique secteur qui n’ayant connu ni chômage ni baisse. Malgré la fièvre haussière des prix qui n’a épargné aucune zone, les Tunisiens continuent à acheter les terrains et les logements au point que certaines agglomérations affichent complet en termes de terrains destinés à la construction. En témoignent les prix de l’immobilier tels qu’ils ressortent du Guide de l’immobilier 2015 rendu public en marge de la 13ème édition du salon méditerranéen pour le bâtiment qui se tient actuellement à Sfax.
Le baromètre des prix a encore grimpé en 2014 partout dans le pays. En dehors de tout effet conjoncturel, national et régional, le prix de l’immobilier a poursuivi son trend haussier sans obéir à aucune logique surtout par rapport au pouvoir d’achat des acquéreurs dans certaines zones favorisées par les mêmes facteurs que les années précédentes, soit d’une manière générale, la rareté des terrains, surtout dans la capitale et dans les grandes villes du fait de la politique timide de l’unique fournisseur étatique, à savoir l’AFH, lit-on dans ce guide.
A cela s’ajoutent les mouvements haussiers des prix des matériaux de construction liés aux événements locaux ou aux marchés internationaux, surtout après la libération des prix de l’énergie.
L’inflation exorbitante a contribué, pour sa part, à la hausse des prix. La rareté de la main d’œuvre, particulièrement celle qualifié a aggravé le phénomène de la hausse.
A Tunis et dans les grandes villes, le prix d’entrée de gamme économique a dépassé la fourchette de 1300 DT/m2. La machine continue à tourner difficilement et avec un rythme de plus en plus faible. Le social a presque disparu de l’offre. La demande locale s’est orientée vers l’économique amélioré et les quartiers les moins chers, ce qui justifie la hausse la plus importante dans ces zones.
Les acheteurs internationaux sont moins nombreux cette année dans la perspective de la révision de la réglementation régissant l’acquisition des biens par les étrangers, mais orientés vers le haut standing.
La demande des ressortissants libyens résidents en Tunisie est moins importante en 2014 par rapport au phénomène constaté en 2012 et surtout en 2011.
Dans la majorité des endroits, les niveaux des prix au m2 ont largement dépassé ceux affichés une année auparavant.
La « fièvre haussière » se propage de plus en plus, ce qui a entraîné un rétrécissement de la demande. A Tunis et en banlieue, la bourse immobilière n’a pas maintenu sa cadence.
L’offre bat son plein mais la demande est légèrement inférieure. Dans certains beaux quartiers naissants : Lac II, Ain Zaghouan, les jardins de Carthage, Ennasr II et environs, la demande reste quasi proportionnelle à l’offre. Et les prix de vente des appartements caracolent toujours à des niveaux très élevés, parfois inimaginables.
Les clients du haut standing désirent tous habiter les mêmes quartiers. De ce fait, les promoteurs doivent trouver du foncier dans ces quartiers spécifiquement. Et comme le foncier se fait rare dans ces endroits, les prix de ce segment augmentent périodiquement.
S’agissant de la tendance des prix de l’immobilier neuf en 2014, à Tunis, le guide de l’immobilier 2015 a noté que les prix varient entre 1800 et 3800 DT le m2. Tout dépend du quartier, même si la tendance haussière n’a épargné aucune zone. Surtout le noyau central, les nouveaux quartiers de la capitale et la banlieue nord qui affichent les fourchettes les plus élevées, encouragées par la rareté des terrains et la présence d’une demande étrangère.
A El Menzah, Ennasr et les jardins de Carthage, trois quartiers cotés de la capitale, le prix du mètre carré atteint des sommets. Le mètre carré des terrains dans une zone immeuble est négocié entre 2500 et 3000DT.
Au Lac, le prix du mètre carré bat une autrefois tous les records et continue d’évoluer. Au lac 1, zone toujours en expansion, les prix se négociaient entre 2500 et 3000 DT. Au lac II, la mercuriale bondit avec l’abondance des projets de très haut standing avec des prix entre 3200 et 3500DT.
L’Aouina demeure toujours la vedette avec un rapport prix/loyer moins important et un coefficient plus faible de 18 ans. Les prix se négociaient entre 1900 et 200.DT. Par contre, à Ain Zaghouan, les prix ont dépassé les 2200 et les 2700 du côté des jardins de Carthage.
Du côté de la Marsa et Gammarth, les prix se négociaient entre 3200 et 3500 dinars en moyenne le m2.
A l’Ariana, particulièrement à cité El Ghazala et la petite Ariana, les prix ont évolué en moyenne entre 1600 et 1700 dinars le mètre carré.
Khadija Taboubi








