Depuis un bon moment, les prix n’ont de cesse de s’inscrire dans une spirale ascendante touchant de nombreux produits de large consommation, et surtout, suscitant la colère de nombre de consommateurs qui se plaignent jour après jour de la flambée vertigineuse des prix . Analysant ce phénomène, l’expert économique Fethi Nouri, nous affirmé que de nombreux facteurs expliquent l’augmentation des prix de consommation de produits de bases , citant à ce propos la prolifération remarquable du phénomène de la contrebande et la faiblesse en matière du contrôle des circuits de distribution.
L’expert recommande, à ce propos, la mise en place d’une batterie de mesures qui pourraient atténuer la situation dont notamment la nécessité d’accélérer davantage les campagnes de contrôle, de préparer une stratégie rigoureuse et solide visant la lutte contre la contrebande, et de trouver des mécanismes plus adéquats afin de créer un équilibre entre l’offre et la demande.
Répondant à une question sur le rôle du prochain gouvernement en matière de protection du pouvoir d’achat du Tunisien et de maîtrise des prix de vente de produits de consommation, l’expert nous a indiqué qu’il est très tôt pour juger le rendement du prochain gouvernement.
Augmentation des prix de l’électricité et du gaz : L’ODC réagit
Suite à la récente annonce de l’augmentation de 7% des prix de l’électricité et du gaz à partir du 1er janvier 2015 , l’organisation de défense du consommateur a mis en garde le gouvernement contre les retombées sociales de toute décision de levée de la subvention et d’augmentation des prix des produits de base, des hydrocarbures, de l’électricité, du gaz et de l’eau. C’est dans ce contexte que l’ODC a appelé le gouvernement à ne pas décider des augmentations de prix ou une levée de la subvention de certains produits de première nécessité, avant de parvenir à un accord final avec toutes les parties sur les détails du système de ciblage qui sera adopté en vue d’orienter la subvention vers les catégories moyenne et démunie.
L’ODC a recommandé une révision de certains articles du projet de la loi des finances 2015, indiquant que cette révision devra prendre en considération la détérioration du pouvoir d’achat, la hausse du taux d’inflation, la baisse des prix de l’énergie et la relative stabilité des prix des produits alimentaires au niveau mondial et l’amélioration attendue du rendement de la fiscalité des finances publiques pour l’exercice 2015 (+5,8%).
L’ODC a, sur un autre volet, appelé les autorités monétaires de déployer tous les efforts en vue de circonscrire la chute du dinar tunisien et d’améliorer son rendement, afin de faire pression sur le rythme d’évolution du taux d’inflation.
N.B.T








