La coopération allemande au Développement (GIZ) vient de réaffirmer sa disposition à mettre la technologie à la disposition des entreprises tunisiennes et de permettre l’introduction de la notion de la veille et d’accompagnement technologique, grâce à l’appui financier de l’Union européenne dans le cadre du programme d’appui au système de Recherche et celui de l’industrie. Il s’agit de former des compétences locales capables d’identifier les besoins des entreprises en transfert de technologie, et donc de permettre à un nombre d’entreprises tunisiennes, appartenant à divers secteurs et régions, de détecter et formuler leurs besoins en transfert technologique et leur fournir des premières idées de solution.
C’est une mission articulée autour de quatre séquences : une formation théorique, une formation pratique, un atelier d’échange et une journée de présentation des résultats. Pour atteindre les objectifs du programme, 60 participants regroupés en 30 binômes constitués d’experts en transfert de compétences et de technologie et d’experts sectoriels, se sont déplacés en entreprise pour assurer ce transfert technologique et cette mise à niveau des compétences.
Dans le même contexte, une formation théorique à l’outil de diagnostic des besoins en transfert technologique et de compétences s’est déroulée en début d’année 2014. Ella vise à sensibiliser les participants sur l’outil de diagnostic, sa mise en place et son suivi. Quatre groupes de 15 participants ont été donc formés pour assister à cette formation qui a été assurée par des experts du cabinet Allemand Steinbeis.
Un atelier ayant pour thème « Le projet pilote d’appui aux structures de transfert de savoir et de technologies » a été, également, organisé le 18 novembre dernier, couronnant un programme qui s’est déroulé depuis janvier 2014. Le thème de cet atelier est le transfert de savoir et de technologie et il a été riche en présentations, études, bilans et témoignages. Plusieurs consultants, tant tunisiens qu’étrangers, des cadres et représentants de centres de recherche, d’universités, d’instituts de technologie, de centres techniques sectoriels et de technopôles, ont pu débattre de transfert technologique, de ses enjeux et de ses opportunités en Tunisie. « C’était une nouvelle occasion pour les bénéficiaires de notre programme de discuter de l’importance du transfert de technologie, lequel devrait être considéré comme l’un des piliers de l’innovation, dans le sens où il apporte une meilleure réponse aux attentes et aux besoins des industriels, puisqu’il lie le secteur de la recherche à celui de l’industrie, en lui procurant des solutions originales et individualisées », a indiqué Fatma M’Selmi, expert à la GIZ et coordinatrice de la composante du PASRI en matière de transfert de savoir et de technologie confiée par l’Union européenne à la GIZ.
« L’accès des entreprises à des services d’appui et de transfert de technologie ainsi qu’à des prestations de formation de haut niveau, fournies par des institutions privées ou publiques demeure essentiel et prioritaire » a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, au lendemain de la Révolution, la Tunisie, selon la GIZ, doit trouver des solutions efficaces pour assurer des performances économiques de ses systèmes de recherche et de production.
Kh.T








