AccueilChiffreTunis-Présidentielles : Plus de 40 candidats à l’assaut du palais de Carthage

Tunis-Présidentielles : Plus de 40 candidats à l’assaut du palais de Carthage

La course vers le palais de Carthage est partie. L’élection présidentielle dont le premier tour aura lieu le 23 novembre prochain, a été ouverte ce lundi 8 septembre et se poursuivra jusqu’au lundi 28 septembre. En cas de 2e tour, il reviendra à l’ISIE de fixer les dates du scrutin.

Les candidats sont appelés à déposer leur candidature au bureau d’ordre spécialement réservé à l’élection présidentielle qui vient d’être créé au nouveau siège central de l’instance aux Berges du Lac 2, a annoncé l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE).

Les dossiers de candidature sont composés d’un parrainage signé d’au moins de dix membres de l’ANC ou 40 présidents de municipalités ou 10 milles citoyens électeurs. Encore, le candidat doit s’acquitter au nom de l’ISIE d’un montant de 10 mille dinars.

40 candidats pour succéder à Moncef Marzouki

Selon les chiffres avancés, environ quarante candidats ont déjà annoncé leur intention de s’ouvrir la muraille de Carthage et conquérir ses joyaux.

Parmi ces candidats, on trouve le leader de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebssi qui était déjà le premier à annoncer sa candidature, Ahmed Néjib Chebbi (Al-Jomhouri), Abdel Waheb Heni, (Majd), Hichem Hosni, (populaire progressiste), Mohamed Hamdi, (Alliance démocratique), Mostapha Ben Jaafer, (Ettakatol), Hamma Hammami (Front populaire), Abderrahim Zouari (Mouvement destourien),Kamel Morjane (Al Moubadara), Larbi Nasra (Sawt Echaab), Slim Riahi, (Union patriotique libre), Lazhar Bali, (Al Amen), Hechmi Hamdi ( Al Mahaba), Bahri Jlass (parti de l’ouverture et de la fidélité tunisienne), Abderraouf Ayadi (parti Wafa), Béchir Essid (Mouvement Mourabitoun), Mohamed Salah Hadri (parti de la justice et du développement). A cela s’ajoute Wahid Dhieb (parti des forces du 14 Janvier), Taoufik Adouni (parti démocratique libéral), Faouzi Saïdi (parti du front du 17 décembre pour le développement), Chaker Awadhi (Front national tunisien) ainsi qu’Adel Almi, président de l’association Tawia wa islah et Taher Ben Hassine.

Outre les politiciens, des indépendants aspirent déjà à la magistrature suprême, tels que Farès Mabrouk, directeur exécutif dans une entreprise, Zied El Héni, journaliste, Noureddine Hached, fils de Farhat Hached, Ali Chourabi, juge, Mehrez Boussayen, avocat, Mohamed Awsat Al Ayari, scientifique, Jelel Brik, Habib Zammali, juge et Nasr Ben Soltana, président du Centre tunisien des études de la sécurité globale

La course à la présidentielle a été aussi pour la première dans l’histoire de la Tunisie marquée par la présence de 4 femmes ayant jugé qu’il est temps que ce pays soit gouverné par une femme.

Ces candidates sont Emna Mansour Karoui, Mouvement démocratique pour la réforme et la construction, Badra Gaaloul, présidente de centre international des études militaires et sécuritaires, Leila Hammami, enseignante d’économie au sein de plusieurs universités internationales et Kolthoum Kannou, juge.

Qu’en est-il de cette inflation de postulants ? Chafik Sarsar, président de l’ISIE a affirmé que ceci n’est pas un bon nombre parce qu’il devrait refléter la division de l’opinion publique sur cette question. Sarsar a par ailleurs prévu dans une déclaration au quotidien « La Presse » que ce nombre pourrait se répercuter négativement sur le comportement des électeurs, qui vont choisir au premier tour, mais, ils vont éliminer au deuxième.

Pas de candidat à la présidentielle pour Ennahdha

Une liste est certes importante, mais l’absence du parti islamiste est remarquable. Ce dernier a décidé dans la soirée du samedi dernier de ne pas présenter un candidat pour la présidentielle.

Zied Ladhari, au nom d’Ennadha a précisé que le souci de son mouvement est de faciliter la formation d’un gouvernement consensuel représentant tous les Tunisiens. « Nous ne voulons pas dominer tous les scrutins, dans la mesure où Ennahda va être largement représenté lors des élections parlementaires le mois prochain », a-t-il expliqué .

Il est à rappeler qu’Ennahda a obtenu 37% des voix lors de l’élection de l’Assemblée nationale constituante en octobre 2012. Depuis la chute du régime de Ben Ali en janvier 2011, il a dirigé deux gouvernements de coalition (l’équipe Hamadi Jebali, de décembre 2011 à mars 2013, et l’équipe Ali Laaryadh, de mars 2013 à janvier 2014).

Le futur président aurait la chance d’entrer dans l’histoire

Au delà de l’importance de cet événement d’envergure, plusieurs observateurs prévoient qu’une grande responsabilité va incomber sur le futur président de la Tunisie qui aurait certainement la chance d’entrer dans l’histoire.

Kaies Saied a, dans ce sens, déclaré que le gagnant pourrait atteindre cet objectif, s’il réussissait à accomplir cette mission en répondant aux revendications et surtout au projet du peuple tunisien. « Le peuple tunisien qui a aujourd’hui son projet, a besoin d’un président qui puisse mettre en place les des outils nécessaires afin d’appliquer ce projet », a-t-il expliqué dans une déclaration à la presse.

Wiem Thebti

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