Tunis-RCD : Grandeur et décadence d’un symbole du pouvoir (vidéo)

Tunis-RCD : Grandeur et décadence d’un symbole du pouvoir (vidéo)

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Regardé en son temps comme un joyau d’architecture et érigé en plein centre de la capitale

Regardé en son temps comme un joyau d’architecture et érigé en plein centre de la capitale, sur l’Avenue Mohamed V, le siège central du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) dissous, offre depuis la Révolution du 11 janvier 2011, un spectacle désolant. Laissé à l’abandon et menaçant ruine, l’immeuble de 7 étages à la devanture de verre, n’est plus qu’une construction en état de délabrement avancé.

S’y rendant ce jeudi, le ministre des Domaines de l’Etat et des affaires foncières, Hatem Abderrahmane el Ichi, n’a pu qu’en faire le triste constat en déclarant que les locaux qui abritaient l’ex RCD sont dans un état lamentable et catastrophique.

Il a souligné que les efforts se poursuivent pour remettre en état les locaux et mettre à niveau l’immeuble, ajoutant que le coût de maintenance et d’entretien et de réparation est estimé à 10 millions de dinars.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a ajouté que le gouvernement s’emploie à trancher la question de la cession du siège central du RCD dissous, précisant que son département a reçu de nombreuses offres de la part de parties désireuses de l’acquérir. Il a cité notamment parmi les postulants, la CNSS, les ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Domaines de l’Etat ainsi que les instances constitutionnelles.

Le ministre a cependant écarté l’éventualité que le siège dont la valeur est estimé à 150 millions de dinars soit cédé aux privés eu égard à la symbolique historique qui s’y attache, a-t-il dit.

Il a reconnu que le constat des locaux du siège central du RCD a été tardif, ajoutant qu’un conseil ministériel restreint sera consacré très bientôt à la prise d’une décision définitive concernant la question de cession.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a ajouté que la possibilité que le gouvernement prenne une décision politique à ce sujet est à l’ordre du jour eu égard à l’avalanche des offres. Deux scénarios sont envisagés, soit la cession au plus offrant, soit l’attribution du siège à des instances constitutionnelles ou sa conversion en un complexe administratif.

Il a précisé qu’au cas où l’Etat prendrait une décision politique, il remboursera toutes les dettes du RCD dissous estimés à 120 millions de dinars dont 80 MDT contractés auprès de la CNSS.

M.L.

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