La Tunisie a régulièrement accordé une significative priorité au secteur de la formation professionnelle, qui connaît un essor plus ou moins important depuis des années. C’est à ce titre qu’une réforme en profondeur du système de la formation professionnelle demeure un facteur clé pour faciliter l’insertion des jeunes tunisiens dans le marché de l’emploi et créer plus de travail au profit de jeunes chômeurs.
Selon de récents chiffres fournis par le ministère de la Formation professionnelle et de l’emploi, la Tunisie compte 136 centres publics de formation professionnelle d’une capacité de 90 mille jeunes offrant 270 spécialités. Le secteur privé dispose de 3 mille centres accueillant 40 mille stagiaires.
C’est dans ce contexte que le ministre Riadh Choued a souligné que le secteur contribue à l’emploi avec un taux d’insertion dépassant 80 % pour plusieurs spécialités et atteint 100 % pour certaines formations.
En parallèle, les centres pour filles rurales ont été transformés en pôles de formation et d’entrepreneuriat, afin de répondre aux besoins socio-économiques des zones rurales.
Malgré ces avancées, l’ATFP doit encore faire face à des réformes structurelles pour moderniser le système et aligner la formation professionnelle sur le plan de développement 2026-2030, afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail tunisien.
Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Riadh Chaoued, a présenté les grandes lignes du budget 2026, estimé à 1 063,9 millions de dinars, en hausse de 5 % par rapport à 2025. Ce budget vise à accélérer les projets d’infrastructures pour les centres de formation, développer les programmes de formation et d’emploi adaptés aux besoins régionaux et soutenir les petites entreprises et les projets de l’économie sociale et solidaire.
Les crédits se répartissent ainsi : formation professionnelle (494,3 M.D), emploi (383,2 M.D), développement de l’initiative privée (161,3 M.D) et programmes de gouvernance et appui (25,1 M.D).
De nouveaux centres de formation seront créés, parallèlement à la mise à jour des programmes pédagogiques et la numérisation des services de 42 bureaux d’emploi, avec la facilitation du paiement électronique.
Des partenariats régionaux avec la Libye et l’Algérie sont également envisagés, ainsi que l’alignement des certifications tunisiennes sur le cadre européen des compétences et qualifications.
Enfin, l’initiative du Conseil supérieur de l’éducation et de la formation vise à coordonner sept ministères pour renforcer l’efficacité des politiques de formation et mieux répondre aux besoins du marché du travail.
FP: 400 postes par centre
Pour 2026, la capacité de formation sera portée à 400 postes par centre, avec plus de 70 établissements bénéficiant de travaux de maintenance et d’équipement, financés dans le cadre de partenariats internationaux et d’un budget de 8 millions de dinars. De nouvelles spécialités ont été introduites, telles que la mécatronique automobile et le design de structures aéronautiques, répondant aux besoins du marché de l’emploi.
Le système de formation public et privé a attiré 70 000 demandes, dont 25 000 ont été satisfaites dans les centres publics, tandis que le secteur privé offre environ 40 000 postes de formation, couvrant 200 spécialités, principalement dans les services, le tourisme et l’administration. Le total des offres disponibles pour 2025-2026 s’élève à 100 000, incluant les contrats de formation professionnelle.








