Le problème du transport a toujours été un handicap pour le déplacement des Tunisiens en milieu urbain ou régional. Manque de matériel oblige, il est souvent difficile d’affecter des bus en nombre suffisant à certaines zones dans la périphérie de la capitale…
Les usagers sont obligés d’attendre de longues périodes pour voir pointer à l’horizon le fameux bus qui arrive surchargé, notamment pendant les heures de pointe. C’est dans cette optique que la Société des transports de Tunis, a annoncé la mise en place d’un nouveau plan directeur du transport dans le Grand Tunis qui sera élaboré par le ministère du Transport dans un délai ne dépassant pas les 6 mois.
Cette décision a été prise lors d’une réunion consacrée à l’évaluation des activités de la Société des transports de Tunis. Le plan décidé, qui sera élaboré sur la base des données actualisées du secteur, devrait permettre la mise en place d’un système de transport collectif regroupant, de manière harmonisée, les différents modes de transport.
Il a été également décidé d’élaborer un rapport sur le secteur du transport en 2012 et d’accélérer la mise en place d’un programme de réforme de la Taranstu en collaboration avec toutes les parties concernées notamment les syndicats et la société civile. Ce programme sera soumis ensuite à la présidence du gouvernement, précise encore le ministère.
D’après la Transtu, plusieurs difficultés entravent la marche du travail au sein de cette société. Il s’agit notamment de l’encombrement des moyens de transport particulièrement, pendant les heures de pointe, l’accroissement des agressions perpétrées contre les moyens de transport et le personnel, et la régression du nombre des bus exploitables et la congestion du trafic routier.
Toujours selon la même source, l’encombrement de la circulation est dû à la hausse de l’utilisation des véhicules privés qui assurent environ 72% du transport et utilisent 50% de l’infrastructure contre respectivement 90% et 2% seulement pour le parc de Transtu.
Afin de remédier à cette situation, il est temps de concrétiser le plan régional de transport, notamment le volet relatif aux voies réservées aux bus et le respect des différents plans de circulation qui accordent la priorité au transport public.
Il convient de signaler que, actuellement, ce secteur représente environ 8,5% du PIB, assure 130 mille postes d’emplois directs, génère près de 1 500 millions de dinars de devises (près de 980 millions de dollars) et constitue 15% du total des investissements du pays.








