Fort édifiante aura finalement été, pour les hommes d’affaires présents et il n’y avait pas peu, la rencontre organisée jeudi dernier par la Biat. L’idée était de présenter son partenariat avec la BMCE (Banque marocaine du commerce extérieur) qui a fait son rebrand en BOA (Bank of Africa).; La rencontre a débuté par les sages paroles de deux experts.; Georges Desvaux de McKinsey et Amine Bouabid DG de la BOA brossent un tableau fort prometteur des potentiels, économiques et commerciaux de la; Tunisie; et du Maroc et des perspectives, tant en matière de croissance qu’en capacités manufacturières, tout aussi prometteuses que présentent ces deux économies qui découvrent, par ce partenariat bancaire, qu’elles ont besoin l’une de l’autre pour aller et prospérer sur un continent que tous s’accordent pour dire qu’il est l’avenir, Afrique.; * Le Maroc, un pays outillé pour l’Afrique; Desvaux et Bouabid s’attardent, comme pour faire rêver les hommes d’affaires présents sur ce que pourrait représenter pour eux et leurs entreprises un tel marché. C’est d’abord, pour la région de l’UMOA (Union monétaire ouest-africaine : Bénin,; , Côte-d’Ivoire, Guinée-; ,; ,; , Sénégal, Togo), une monnaie unifiée ancrée à l’euro, une croissance moyenne de 6,8 %, un potentiel d’importation de 31 Milliards USD et 24 Milliards USD en export, qui se fournit à 18 % en Afrique. Des importations à 18 % en produits alimentaires, 25 % en produits d’équipement.; Au Maroc, la balance commerciale avec l’Afrique est excédentaire. Plus important, le Maroc où l’investissement à l’extérieur est libre à hauteur de 5 millions d’euros et soutenu par un fonds d’accompagnement de 20 millions d’euros, ce pays consacre 40 % de ses IDE à l’Afrique subsaharienne. Ce n’est pas le cas de la; , ni dans le plafond de liberté d’investir à l’extérieur, ni dans l’accompagnement à l’extérieur qui est inexistant, notent les experts.; * Les bons conseils d’un; en Afrique; La rencontre africaine de la Biat devient plus intéressante, lorsque le PDG de la SCET, une entreprise tunisienne qui prolifère et prospère en Afrique et qui y fait une croissance à deux chiffres, donne gracieusement ses conseils aux intéressés par l’Afrique.; Pour faire comme lui, il conseille la proximité avec le client, c’est-à-dire de s’installer sur les lieux et non d’y aller uniquement pour les affaires. «La proximité avec le client permet de prospecter en amont et de remporter des contrats», dit ainsi Slaheddine Ben Said. Ce dernier conseille «une cellule de veille auprès des bailleurs de fonds et des réseaux de partenaires, sans oublier le soutien de la Biat».; Il n’oublie pas d’alerter sur les risques. D’abord, celui de la concurrence des Africains eux-mêmes «qui apprennent vite le métier et qui deviennent moins chers». Cela, sans oublier les problèmes de gouvernance et de recouvrement.; * La voie sûre du couple «Biat-BOA»; C’est en partant de ces constats de spécialistes que ce qui pourrait être le couple maghrébin; -; (comme le couple; -; pour l’Europe à certains égards et comme aime à la penser l’ambassadrice du Maroc présente à cette rencontre), a pensé à unir les forces de deux de leurs meilleures banques, la Biat, première (et unique banque privée totalement tunisienne) banque de la place à plus d’un titre, et la BOA,ex-BMCE, cette banque marocaine, présente dans 17 pays africains, se prévaut d’un total bilan de 7.813 millions d’euros, d’un résultat net de 113 millions d’euros. Deux banques qui, conscientes des avantages des échanges d’expertises et de savoirs faire, signaient le 18 mai une convention de partenariat. Un partenariat qui donne naissance à une nouvelle plateforme dédiée à faciliter l’introduction des opérateurs des deux pays, chacune à part ou en tandem, sur le marché africain. Il suffirait donc désormais à tout opérateur tunisien, intéressé par l’Eldorado africain des affaires, d’adresser sa demande à la Biat qui s’occupera, de; mais par le biais de toutes les antennes africaines de la BOA, de lui assurer prospection, identification du créneau, du partenaire et même du financement. Le couple Biat-BOA lui fera même lecture des risques, pays et opérateur local, économiques et financiers. L’étude se fera ainsi, à partir de; , mais de bout en bout de la chaîne commerciale et financière, pour que son projet, d’investissement ou de vente, soit le plus sûr et le plus rentable. Désormais ainsi, la voie de l’Afrique passe par la Biat et sera balisée par la BOA. Le pont vers l’Afrique est désormais jeté. Que demande le peuple … des investisseurs !
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