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Tunisie : La SONEDE se met au dessalement de l’eau de mer !

La situation de la société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) va de mal en pis. Lors d’un point de presse tenue, vendredi, à la Présidence du gouvernement, Hédi Belhaj, PDG de la société a indiqué que le déficit commercial de la société s’est creusé à 86 millions de dinars alors que les impayés ont avoisiné les 215 millions de dinars, précisant que la SONEDE coupe, actuellement, l’eau sur 7 ou 8 associations d’eau qui ne se sont pas acquittées de leurs engagements financiers envers la société.

Des investissements de 800 MD !

Il a affirmé, en outre, que la SONEDE veille à garantir l’approvisionnement en eau potable à toutes les régions, durant l’été 2013, soulignant que la société vient de mettre au point un ensemble de projets ayant pour objectif de moderniser, à moyen et à long termes ses deux complexes de production d’eau, à savoir celui de Ghedir El Golla et de Belli. Le coût total de ces projets est estimé à 800 millions de dinars et ils portent sur la réalisation de deux barrages de stockage dans les régions de Bejaoua et Kalaa Kébira.

Il s’agit, également, d’étendre les réseaux de connexion et de transformation et mettre en place une station pour le dessalement à Sfax. Dans ce sens, le PDG a précisé que les deux complexes de production Ghedir El Golla et Belli sont parmi les grandes structures pour l’approvisionnement en eau potable, et garantissent près de 75% du total de la consommation d’eau potable au profit de 7 millions d’habitants. A noter, qu’une nouvelle station de traitement des eaux d’une capacité de 2 mètres cube par seconde, est entrée en production, depuis le mois de mai 2013, pour porter la capacité totale du complexe de Ghedir El Golla à 8 mètres cubes par seconde.

Pour le reste, soit 30% des consommateurs, Hédi Belhaj a déclaré que ces derniers sont desservis par des dispositifs spéciaux, et pour en assurer l’approvisionnement en eau, la SONEDE a mis en place un programme dont principalement le projet des grands axes de distribution de l’eau aux gouvernorats de Jendouba, Beja et Bizerte, dont le coût s’élève à environ 300 millions de dinars et dont une partie du projet est en cours d’exécution. Un projet similaire destiné gouvernorats de Kef et de Siliana, est en cours d’étude.

Dessalement de l’eau de la mer !

En ce qui concerne la région du Sud-est, le responsable a précisé qu’il a été décidé de recourir au dessalement de l’eau de mer, et ce en raison de l’insuffisance des ressources en cette matière. Et d’expliquer qu’il a été programmé de réaliser 10 nouvelles stations de dessalement dont 6 sont en cours d’étude.

Hédi Belhaj a précisé, en outre, que la SONEDE, va procéder au dessalement de l’eau de la mer en provenance de Djerba et de Zarat pour assurer l’approvisionnement en eau des régions de Gabès, Médenine et Tataouine, tandis que, pour les régions du Sud-ouest qui sont totalement approvisionnées à partir des ressources traditionnelles locales, le PDG de la société a précisé que la société est en train d’en moderniser et améliorer la qualité et ce à travers le forage de puits profonds.

91,5% des clients consomment l’eau à des prix inférieurs à son coût réel !

Revenant sur l’augmentation des tarifs de consommation de l’eau potable, Hédi Belhaj a précisé qu’il s’agit d’un réajustement qui n’a pas d’objectif de rentabilité, mais vise plutôt à approvisionner en eau potable à des tarifs réduits ceux qui disposent d’un revenu limité. Cet ajustement à, également, selon lui, un objectif commercial dont principalement économiser la consommation de l’eau, éviter le gaspillage et préserver cette ressource pour les générations prochaines.

Il s’agit, également, d’honorer les engagements de la SONEDE envers les fournisseurs, les bailleurs des fonds et les fonds sociaux, assurer les équilibres financiers afin que la société puisse financer ses projets de développement, de maintenance et de renouvellement susceptibles de garantir la continuité de l’approvisionnement en cette matière. Bref, couvrir les pertes de la société publique et la sauver de la faillite : « On n’a pas de subvention. On doit assurer les équilibres financiers de la société », a-t-il dit, précisant que les tarifs seront augmentés de 300 millimes par trimestre pour environ 70 % des abonnés de la SONEDE, dont la consommation ne dépasse pas 40m3 d’eau par trimestre. Pour les personnes dont le volume de consommation dépasse les 40m3, l’augmentation sera de l’ordre de 15 à 30 millimes par jour. Cette tarification sera appliquée jusqu’à l’année 2016.

Et d’ajouter que la tarification pratiquée par la SONEDE est la plus faible dans le monde, expliquant, à cet effet, que 91,5% des clients achètent l’eau à des tarifs très inférieurs au coût réel, précisant, dans le même cadre, que le mètre cube d’eau a coûté à la SONEDE environ 740 millimes en 2012 alors qu’il est vendu en moyenne à 600 millimes, tarif qui ne couvre que 81% des coûts.

Khadija Taboubi

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