AccueilLa UNETunisie : Le trop-plein de migrants subsahariens ! 

Tunisie : Le trop-plein de migrants subsahariens ! 

La Tunisie est le principal point de départ pour des milliers de migrants qui cherchent à se rendre en Europe. Il faut rappeler que la Tunisie, dont certaines portions du littoral se trouvent à moins de 150 km de l’île italienne de Lampedusa, enregistre très régulièrement des tentatives de départ de migrants, surtout des Subsahariens, vers l’Italie.
Cependant, il est de plus en plus patent que la Tunisie s’est transformée dernièrement en une terre d’accueil au vu du grand nombre de familles subsahariennes installées sur son territoire.

Selon des données officielles, près de 70.000 migrants ont été interceptés cette année alors qu’ils tentaient de traverser la Méditerranée depuis la Tunisie vers l’Italie.

1 099 détenus africains dans les prisons tunisiennes

Le député Yassine Mami a révélé que le ministre de l’Intérieur, Kamel Feki, a annoncé la présence d’environ 23 000 migrants africains subsahariens en situation irrégulière en Tunisie, tandis que 9 000 Africains y résident légalement. Selon Mami, ces migrants sont détenteurs de 27 nationalités différentes.

En 2023, 130 000 tentatives de franchissement des frontières tunisiennes ont été déjouées, contre environ 53 000 tentatives d’entrée enregistrées jusqu’en mai 2024.
Le ministre de l’Intérieur a également confirmé la présence de 1 099 détenus africains subsahariens en situation irrégulière dans les prisons tunisiennes et le retour volontaire de 7 109 migrants dans leurs pays d’origine.

2500 étrangers ont regagné leurs pays depuis début  2024

La Direction générale de la Garde nationale a récemment indiqué que près de 2500 étrangers ont regagné leurs pays depuis le début de l’année en cours, dans le cadre du retour volontaire des Africains subsahariens.

Elle a expliqué, dans un communiqué, que plusieurs migrants irréguliers des pays de l’Afrique subsaharienne se sont présentés aux postes de police et de la Garde nationale pour demander une intervention auprès des organisations opérant dans la migration en Tunisie pour retourner dans leurs pays.

Une coordination a été établie avec les représentations diplomatiques de nombreux migrants et un plan stratégique a été mis en place pour assurer leur retour dans leurs pays d’origine dont un vol, le 9 mai courant, vers un pays africain avec 166 migrants irréguliers à bord.

Le retour volontaire de migrants, explique la même source, s’effectue sur 3 étapes : l’accueil par les unités de sécurité et l’enregistrement des volontaires, puis le contact avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin de faciliter leur retour et enfin la coordination avec la police des frontières pour fixer les horaires des vols.

Des accords de rapatriement des migrants irréguliers

Le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Mounir Ben Rejiba, a déclaré, jeudi, que la Tunisie s’oriente vers la conclusion d’accords avec les pays africains en vue d’encourager le retour volontaire de migrants irréguliers dans leurs pays d’origine.
Il  s’exprimait lors d’une séance d’audition devant la Commission parlementaire des relations extérieures, de la coopération internationale, des affaires des Tunisiens à l’étranger et de la migration, axée sur la recrudescence de la migration irrégulière vers la Tunisie.

Le secrétaire d’Etat a, dans ce sens, indiqué que les demandes de retour, dans leur pays d’origine, formulées par les migrants irréguliers sont « en constante augmentation » et que les opérations de rapatriement de migrants sont « en nette hausse ».
Les opérations de mise en échec des tentatives de franchissement illicite des frontières maritimes se sont également multipliées, a-t-il ajouté.

Il a, à cette occasion, donné un aperçu de la stratégie nationale de lutte contre la migration régulière, basée sur la coordination entre les différentes parties prenantes, y compris les pays européens et les organisations internationales.
De par son emplacement géographique stratégique et sa proximité avec l’espace européen, la Tunisie constitue un point de transit privilégié et très recherché par les migrants subsahariens, a-t-il dit.

D’après lui, la situation sécuritaire et politique dans nombre de pays africains a notamment contribué à la recrudescence de ce fléau.

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