La Tunisie peut promouvoir un développement économique durable, stimuler l’innovation agricole et renforcer sa position comme premier fournisseur mondial de produits oléicoles de qualité. L’avenir de l’huile d’olive tunisienne semble plus prometteur que jamais(…).
C’est à cette enseigne que le volume des exportations de l’huile d’olive a atteint, durant le premier semestre de 2025, 183 mille tonnes, contre 126 mille tonnes, durant la même période de l’année écoulée, soit une hausse de 45%.
Ces chiffres ont été présentés, lors d’une réunion consacrée à l’évaluation de la saison d’exportation de l’huile d’olive, présidée par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.
Appel à lever toutes les difficultés !
Lors de cette rencontre, tenue en présence des parties prenantes, dont des représentant du secteur privé, le ministre a insisté sur l’importance d’améliorer la qualité de l’huile d’olive et de renforcer sa compétitivité afin de préserver les marchés d’exportation traditionnels et de conquérir de nouveaux marchés porteurs, dont les marchés asiatique et africain.
Il a, aussi, souligné l’impératif de tirer profit de toutes les opportunités d’exportation encore inexploitées et de résoudre les problématiques à l’approche de la prochaine saison d’exportation, à travers des propositions concrètes et un suivi régulier.
Dans ce contexte, Abid a mis l’accent sur la nécessité de tirer des enseignements de la campagne actuelle de l’huile d’olive, afin de bien se préparer pour la prochaine saison, ajoutant que la prochaine session du Conseil supérieur de l’exportation constituera une occasion propice pour discuter de toutes les questions liées à cette filière stratégique, essentielle pour la relance de l’économie nationale.
Les participants à la réunion ont, quant à eux, insisté sur l’importance d’une bonne coordination préalable entre tous les intervenants du secteur de l’exportation de l’huile d’olive et sur l’importance de lever toutes les difficultés.
Ils ont plaidé en faveur d’un accompagnement renforcé pour tous les acteurs de la filière, notamment les agriculteurs, les propriétaires des huileries et les exportateurs, appelant à trouver des solutions pour assurer les financements nécessaires à la campagne d’exportation, de la production à la commercialisation.
Ils ont aussi jugé indispensable de simplifier et de faciliter les procédures de contrôle technique et les formalités douanières liées à l’exportation, afin d’accélérer le rythme des exportations d’huile d’olive.
Batterie de mesures pour le secteur de l’huile d’olive
Depuis des années, rappelle-t-on , le gouvernement tunisien s’est engagé dans un programme de valorisation de l’huile d’olive de qualité. Grâce à des initiatives telles que des investissements agroalimentaires et des stratégies marketing novatrices, le secteur vise à passer d’une production de masse à des huiles embouteillées.
Des initiatives de formation ont été déployées pour promouvoir des pratiques de production respectueuses de l’environnement, renforçant ainsi la biosécurité, la durabilité et la conservation.
L’objectif est clair : propulser l’huile d’olive tunisienne sur la carte mondiale, aider les producteurs locaux à accéder à des marchés d’exportation à forte valeur ajoutée et améliorer la qualité du produit.
De plus, cette initiative vise à renforcer la résilience du secteur face au changement climatique.
Le secteur oléicole tunisien, avec ses racines remontant à l’époque préromaine, est à un tournant de son histoire. Grâce à des investissements judicieux, des stratégies d’exportation bien pensées, des mesures de sécurité alimentaire et une image de marque solide, il se prépare à une renaissance.








