A l’heure où nombre de compétences tunisiennes choisissent d’aller voir ailleurs que dans une Tunisie, aimée mais désertée par les siens, courue par les touristes, mais mal-aimée par les siens, Faiza Grati, une facebookeuse dont le nom ne dirait certainement rien que pour ses amis, a publié ce bref statut sur sa page, qui en dit long sur le dilemme qui traverse depuis quelques année la société tunisienne qui ne se retrouve plus dans ce qu’elle vit intramuros.

«Ce pays. Tu le quittes, tu le pleures toute ta vie, tu y restes tu le regrettes toute ta vie, tu t’éloignes il te manque, tu y restes il te soûle… S’en aller et sauver son âme, rester et s’y coucher prés de son arme… On ne sait plus ce qu’il faut faire, ce qu’il faut croire, on ne sait plus, en exil chez soi, en exil chez les siens. C’est notre pays mais plus personne ne le reconnaît, ni ceux qui sont partis, ni ceux qui sont restés, ni ceux qui sont revenus. Rendez-nous notre pays»

2 COMMENTAIRES

  1. plus personne ne s’y reconnais en cette tunisie, a double visage ou tout va de travers, la citoyenneté s’est dissipée.

  2. Et si je m’en allais qui s’occuperait de ma Tunisie? Non. On n’abandonne pas les siens, on n’abandonne pas ses richesses. En plus, partir c’est la laisser aux autres, à ceux qui font tout pour que justement on parte. Non. J’y suis, j’y reste. Je lutte depuis soixante quinze ans et je lutterai encore. La Tunisie, ma mie, est ma terre, celle de mes ancêtres et de mes petits enfants. Oui, vous l’avez bien compris, cette terre est la mienne. J’y reste pour la garder et la regarder, pour la travailler avec les miens, pour la refleurir sans relâche, avec amour et rage.
    Oui, terre arabe, rassure-toi, je ne te quitterai pas. Je te travaillerai et te protégerai. Tu es à moi pour l’éternité.

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