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Un Chef «parle-trop», une Cheffe «dit-rien», et des crises qui ne bougent pas!

Cela fait 760 jours qu’il est à la tête de l’Etat, et pratiquement 4 mois à la tête de tout l’Etat. Celui qu’on nomme « Robocop », n’arrivait toujours pas à dégommer toute la pègre du « Fassed » dont il avait fait le symbole de son mandat. 120 jours que Kais Saïed résiste aux pressions internationales pour rétablir les processus démocratiques. De la manière qu’il veut, mais qu’il les rétablisse. L’homme n’est pas pressé, loin s’en faut, réfutant tous les arguments de ceux qui voudraient le presser, et répétant que les rouages de l’Etat fonctionnent bien et qu’il n’y a pas à s’en inquiéter.

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En attendant, et hormis ses interventions vidéo de complotiste sur les réseaux sociaux et dont le contenu se répète tellement jusqu’à devenir lassants, c’est le statu quo.

–          Toutes les crises, causes du 25/7, sont toujours là

La crise constitutionnelle est toujours là, et Ennahdha n’est toujours pas effacée du paysage politique. La Tunisie ne sait toujours pas si elle aura une nouvelle constitution, de nouvelles élections. Le « Fassed » est toujours là, et peu de ses barons ont été jetés en prison, tout comme les barons de la contrebande. Les assassinats politiques ne sont toujours pas déférés en justice.

La crise des ordures, locales et étrangères, n’a pas été résolue. La crise des médicaments (ar) reprend du poil de la bête. La crise de l’emploi se creuse, avec un taux de chômage à 18,4 % contre17,9 % au second trimestre. Les demandeurs d’emplois préfèrent toujours la fonction publique, et se fâchent lorsque le chef de l’Etat refuse d’appliquer la loi 38. En octobre 2021, les prix à la consommation augmentent de 0,9% après 0,6% le mois précédent, et s’ils baissaient ce n’est que par la vitesse de la hausse continue. La croissance économique ne décolle pas du zéro et quelques centiles. Et lorsque Samir Saied parle d’un prochain plan de relance économique (ar), on le traite de « Dr Hakim » sur les réseaux sociaux. Indéniablement, et cela ne plaira pas à ses Fans et supporters qui se fondront comme à l’accoutumé en insultes, Kais Saïd parle plus qu’il ne fait, et se plaît chaque jour plus sans sa léthargie, et ça n’arrange rien.

–          La « grande muette », faite CdG

Sur l’autre versant de l’Exécutif, certes avec beaucoup de qualités, mais qui se complaît elle-même dans son rôle de simple premier ministre. Déjà plus de 40 jours sont passés après son entrée à La Kasbah, comme ses ministres, elle ne parle pas, ne fait aucune déclaration, ne tient aucune conférence de presse et n’en ordonne même pas.

L’ordre, préétabli depuis plus de 10 ans, de la communication avec le peuple dont elle est censée gérer le quotidien, est rompu. Comme son chef, Nejla Bouden ne semble pas aimer la presse. Et comme le chef de tout l’Etat, la cheffe du gouvernement (CdG) ne semble pas être une communicatrice, même basique.

40 jours, et la cheffe virtuelle du gouvernement dont elle n’a présidé aucun conseil des ministres, n’a pris aucune décision, de quelque type que ce soit, qui changerait ou améliorerait le quotidien de ses gouvernés. Elle reçoit les « grosses têtes » du pays et les ambassadeurs, voyage à l’étranger pour jouer la représentante de son chef dans les rencontres internationales, ne se déplace pas pour prendre le pouls du quotidien de ses administrés.

A quelques jours de la fin de l’année, elle n’a qu’une loi de finance, rectificative (LFR) de celle de son prédécesseur et faite à la « va comme je te pousse », mais aucune pour son propre mandat dont on ne connaît toujours pas le budget. Avec Bouden, on ne sait pas, non plus, comment elle financerait cet hypothétique budget, si les monarchies du Golfe vont lui donner de l’argent ou non, si le FMI va encore raisonner politique et encore donner de l’argent aux salaires qu’elle augmente toujours en faisant fi de l’adage qui avertissait sur les dangers du « زيد الماء زيد الدقيق ».

Deux larrons en foire. C’est ainsi qu’on pourrait résumer le nouveau couple de l’Exécutif tunisien. Un Chef « parle-trop », et une Cheffe « dit-rien », dans un pays au bord du désastre économique et financier, et qui dirigent un pays en état de déni de crise, qui proteste à tout bout de champ et consomme comme il n’est parfois pas permis de le faire !

1 COMMENTAIRE

  1. La volonté de rompre avec un passé chaotique ne se matérialise jamais en un jour. Une majorité bien établie s’y oppose inlassablement pour faire avorter ce métamorphose de la Tunisie.
    Les générations futures sauront que ce Président a eu l’audace d’ordonner une véritable équation aux dmensions.

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