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Un léger mieux pour le taux de chômage hormis pour les diplômés du Supérieur

Le taux de chômage a baissé à 16,2% au premier trimestre de 2024, contre 16,4 % au quatrième trimestre de 2023 et 16,1 au premier trimestre de l’année dernière et ce, principalement en raison de l’augmentation du nombre d’actifs.

Selon les indicateurs de l’emploi et du chômage au premier trimestre de 2024, publiés jeudi par l’Institut national de la Statistique (INS), le nombre de chômeurs est estimé à 669,3 mille, contre 667,5 mille au quatrième trimestre de l’année 2023.

Le taux de chômage est en légère baisse pour les hommes (13,6 % contre 13,8 % au quatrième trimestre de l’année 2023) et pour les femmes (22,0% contre 22,2 % au quatrième trimestre de l’année 2023).

Le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans a diminué au cours du premier trimestre de l’année 2024, atteignant 39,2 % (contre 40,9 % au quatrième trimestre de l’année 2024 et 40,2 % au premier trimestre de 2023). Ce taux se décompose en 39,5 % pour les hommes et 38,7 % pour les femmes au cours du premier trimestre de l’année 2024.

Le nombre des occupés actifs a augmenté de 59,7 mille

Le nombre des occupés actifs a augmenté de 59,7 mille pour s’établir à 3475,9 mille au premier trimestre de l’année 2024 contre 3416,2 au quatrième trimestre de la même année.

Cette population est répartie inégalement entre les deux sexes : 2494,3 mille hommes contre 981,6 mille femmes, soit respectivement 71,8 % et 28,2 % de la population active occupée.

53 % des occupés travaillent dans le secteur des services, 19 % dans le secteur des industries manufacturières, 13 % dans le secteur des industries non manufacturière et 15 % dans le secteur de l’agriculture et de la pêche.

Par contre, le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur augmente légèrement pour atteindre 23,4% au premier trimestre de l’année 2024 (contre 23,2 % au quatrième trimestre de l’année 2023 et 23,1 % au premier trimestre de 2023). Ce taux est de 13,8 % chez les hommes et de 31,2 % chez les femmes.

Pour résoudre cette problématique, le gouvernement tunisien a mis l’accent sur l’impératif de réviser les principales réformes mises en place par le gouvernement provisoire dont la réforme de la micro finance et le fonds générationnel.

Il s’agit en premier lieu de créer un statut d’apprenti ou de préparation au concours de la fonction publique pour initier les demandeurs d’emploi aux bonnes pratiques de l’administration (anti corruption, dialogue social).

Dans le même temps, il est opportun de promouvoir le placement des compétences tunisiennes à l’international, sur la base des relations unissant la Tunisie aux pays frères et amis, étant noté que l’intention de plusieurs entreprises et sociétés étrangères et internationales d’investir en Tunisie est de nature à contribuer à la création de postes d’emploi additionnels.

L’action sera, en outre ,focalisée, au cours da la prochaine période, sur le développement des aptitudes des demandeurs d’emploi ainsi que sur l’éventualité de les placer à l’étranger à travers le recours à des experts et spécialistes en la matière, en plus du renforcement de l’action des bureaux de l’emploi et leur manière de traiter les offres et les demandes d’emploi.

Les prérequis pour atténuer le chômage

Force est de constater que les parties concernées, à savoir les ministères, entreprises publiques ou privés, institutions sont impliquées dans le développement économique d’urgence.

Ces dernières sont appelées plus que jamais à assurer de manière la plus efficace qui soit cette période  pour commencer à créer de l’emploi et donner la possibilité aux jeunes à travers toute initiative d’entrepreneuriat et de création.
Ce faisant, l’environnement sera sans doute plus favorable à la création d’entreprises et au développement des entreprises existantes.

Le renforcement de la compétitivité de l’économie et l’amélioration de l’efficience du secteur privé restent aussi parmi les meilleures solutions qui pourraient contribuer efficacement à la promotion de l’emploi des jeunes Tunisiens surtout les diplômés de l’enseignement supérieur.

Cela exige que le gouvernement actuel puisse jouer pleinement son rôle de manière à préserver les intérêts des différentes parties et renforcer les capacités des citoyens à identifier les solutions appropriées pour lutter contre le phénomène du chômage.

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