La sonde Parker Solar Probe de la NASA devait entrer dans l’histoire mardi en pénétrant dans l’atmosphère extérieure du soleil. L’astrophysicien tunisien Nour Eddine Rawafi a joué un rôle essentiel dans cette mission, dont l’objectif est d’aider les scientifiques à mieux connaître l’étoile la plus proche de la Terre, précise Al-Arabiya English.
Le vaisseau spatial n’étant plus en contact avec la Terre, il faudra attendre vendredi pour que les opérateurs de la mission confirment son état de santé à la suite du survol rapproché.
Parker devait s’approcher à 6,1 millions de km de la surface du soleil à 6h53 EST (1153 GMT). Se déplaçant à une vitesse pouvant atteindre 692 000 km/h, le vaisseau spatial supportera des températures allant jusqu’à 982 degrés Celsius (1 800 degrés Fahrenheit), a indiqué la NASA sur son site web.
Au cœur de cette mission se trouve Rawafi, astrophysicien tunisien et scientifique de projet au Johns Hopkins Applied Physics Laboratory. Rawafi dirige les efforts visant à découvrir les mystères du Soleil, démontrant ainsi que les talents tunisiens façonnent les frontières de l’exploration spatiale.
« Nour et son équipe sont en train de percer les mystères de notre étoile, qu’il s’agisse de comprendre les tempêtes solaires qui ont un impact sur la Terre ou de collecter des données révolutionnaires qui alimenteront les découvertes pendant des décennies », a déclaré l’ambassade des États-Unis à Tunis dans un message publié sur Facebook, rendant hommage au scientifique. « Cette mission impressionnante reflète à la fois la brillance de l’ingéniosité humaine et le rôle vital que joue le talent tunisien dans l’avancement de l’exploration scientifique à l’échelle mondiale. »
Rawafi a obtenu une maîtrise en physique fondamentale à l’université de Tunis El Manar, puis un doctorat à l’université de Paris XI à Orsay, en France.
Les recherches du scientifique tunisien portent sur un large éventail de domaines solaires et héliosphériques, et plus particulièrement sur la couronne solaire dynamique – la couche la plus externe de l’atmosphère du soleil, visible sous la forme d’un halo lumineux lors d’une éclipse solaire.
Ses principales contributions ont porté sur les champs magnétiques du soleil, qui contrôlent de nombreuses activités solaires et influencent la météorologie spatiale. Il a également travaillé sur la spectropolarimétrie coronale, une technique qui aide à comprendre les champs magnétiques et les propriétés physiques de l’atmosphère extérieure du soleil.
Avant de rejoindre le Johns Hopkins Applied Physics Laboratory en 2008, il a travaillé à l’Institut Max Planck pour la recherche sur le système solaire en Allemagne et au National Solar Observatory aux États-Unis.
Rawafi est également membre de l’American Geophysical Union et de l’American Astronomical Society/Solar Physics Division (SPD).








