La destruction au bulldozer du siège de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est occupée a suscité la condamnation de l’organisation mondiale et des dirigeants palestiniens, qui avertissent que cette action marque le début d’une « nouvelle ère barbare » de mépris total du droit international.
Philippe Lazzarini, commissaire général de l’UNRWA, a déclaré que l’opération était un « signal d’alarme » pour le monde.
« Il s’agit d’une attaque sans précédent contre une agence des Nations Unies et ses locaux », a écrit Lazzarini sur X. « Ce qui arrive aujourd’hui à l’UNRWA arrivera demain à n’importe quelle autre organisation internationale ou mission diplomatique… partout dans le monde. »
Lazzarini a rejeté avec véhémence la justification avancée par Israël pour s’emparer du territoire.
« Les affirmations du gouvernement israélien sont fausses et illégales », a-t-il écrit. « L’UNRWA loue ces terres au gouvernement jordanien depuis 1952. Elles sont aujourd’hui saisies en violation flagrante du droit international. »
Le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré que cette démolition s’inscrivait dans le cadre d’une loi de 2024 interdisant l’UNRWA.
Lazzarini a averti qu’une « perte de repères moraux » ouvre un chapitre dangereux dans lequel le personnel de l’ONU est diabolisé et ses installations détruites en toute impunité.








