Le prédicateur Nabil Awadi, déchu de la nationalité Koweitienne, accueilli en...

Le prédicateur Nabil Awadi, déchu de la nationalité Koweitienne, accueilli en messie en Tunisie en 2013!

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Le Koweït a finalement décidé de déchoir le prédicateur Nabil Awadi de la nationalité koweitienne. Proche des frères musulmans

Le Koweït a finalement décidé de déchoir le prédicateur Nabil Awadi de la nationalité koweitienne. Proche des frères musulmans, il soupçonné de menacer la sécurité de l’Etat koweitien.

Renié par les siens, ce prédicateur a effectué une visite en Tunisie en janvier 2013 pour lancer son fameux projet obligeant les petites filles à porter le hijab. A son arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage, il a été chaleureusement accueilli par Imed Daïmi, alors directeur du cabinet de la présidence de la République, ce qui n’a pas manqué de déclencher une très vive polémique en Tunisie, notamment sur les réseaux sociaux.

Ce cheikh a été stigmatisé par le défunt Chokri Belaid suite à son appel de port de hijab pour les petites filles. L’ancien directeur de la sécurité publique Mustapha ben Amor est même allé, lors d’une conférence de presse organisée en août 2013, jusqu’à déclarer que le terroriste Kamel Gadhgadhi a assassiné le défunt Chokri Belaid pour ses critiques à l’égard du prédicateur Nabil Awadi.

Des prédicateurs inscrits sur la liste noire accèdent forcément sur le territoire tunisien

Issam Dardouri, président de l’organisation tunisienne des Forces de Sécurité et du Citoyen a affirmé à Africanmanager que Nabil Awadi n’est pas le seul prédicateur à avoir accédé au territoire tunisien. De nombreux autres d’obédience wahhabite ont été accueillis par des responsables sécuritaires et par des parties politiques. « Abdelkrim Abidi, ancien responsable de la protection des avions à l’aéroport Tunis-Carthage a joué un rôle très important dans l’accès des prédicateurs qui sont inscrits sur la liste noire des personnes interdites d’entrée en territoire tunisien », a-t-il affirmé ajoutant que le prédicateur s’est entretenu dans la salle d’honneur de l’aéroport avec un l’un des grands chefs des événements terroristes de Soliman.

« Nous avons réagi et nous avons adressé une lettre à l’ancien ministre de l’Intérieur Ali Laareyedh pour empêcher ces wahhabites d’entrer, toutefois aucune décision n’a été prise dans cette affaire. Au contraire, de nombreux responsables sécuritaires qui collaboraient avec les parties politiques ont été honorés à cette époque. Nous avons protesté contre les dépassements enregistrés. Résultat : nous avons été limogés pour notre prise de position », poursuit-il.

Sur un autre volet, le président de l’organisation tunisienne des Forces de Sécurité et du Citoyen a ajouté qu’ «il faut poursuivre en justice les personnes qui ont contribué au climat propice à l’implantation du terrorisme en Tunisie et ce à travers l’accueil des individus takfiristes. Et d’ajouter que « la Tunisie est encore menacée, des opérations terroristes seront menées, et des politiciens seront assassinés », a-t-il affirmé.

Pour sa part, Fayçal Cherif, expert sécuritaire, a déclaré que la politique des portes ouvertes lancée par le mouvement Ennahdha et l’accueil des prédicateurs takfiristes expliquent l’implantation du terrorisme en Tunisie.

Selon lui « il y a trois ans, la situation en Tunisie a été marquée par un grand vide sécuritaire et ce suite au démantèlement des appareils chargés du renseignement et au limogeage des cadres des forces de sécurité ». « Nous sommes passés du stade de l’implantation des pensées terroristes à celui, aujourd’hui, de la concrétisation. Le mouvement Ennahdha en assume toute la responsabilité suite à l’assassinat de Chokri Belaid car le parti islamiste a joué un rôle important dans la politique des portes ouvertes pour les prédicateurs wahhabites », a-t- il affirmé.

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