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Déficit

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Tunisie a clôturé l’année 2016, avec un déficit commercial de 12 620,5 millions de dinars (MD), contre 12 047,6 MD au cours de la même période de 2015, selon les résultats du commerce extérieur (Décembre 2016), publiés par l’Institut National de la Statistique.
Le taux de couverture des importations par les exportations a enregistré une quasi stabilisation, s’établissant à 69,8%, contre 69,6% en 2015.
Un déficit commercial aggravé avec la Chine, la Turquie et la Russie
La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (- 3 843,9 MD), suivie par d’autres pays dont notamment la Turquie (- 1482,2 MD) et la Russie (-1375,6 MD).
Le déficit commercial résulte, aussi de celui de la balance énergétique, (2 703,8 MD, contre 3391,6 MD en 2015), ce qui représente 21,4% du déficit global, mais également, du déficit de la balance alimentaire qui s’est établi à 1 095 MD contre 91,1 MD en 2015), en raison de la baisse des quantités exportées d’huile d’olive durant cette période ( 112,7 mille tonnes, contre 302,4 mille tonnes en 2015).
Les exportations portées par les phosphates, les IME et le Textile
Les exportations nationales ont progressé aux prix courants, de 5,6%, à 29 145,6 MD en 2016, en raison de l’amélioration des exportations des phosphates et dérivés (+29,1%), suite à l’évolution des exportations de l’acide phosphorique (498,5 MD contre 320,8 MD en 2015) et du D.A.P (393,2 MD en 2016 contre 226,3 MD en 2015). Idem pour les exportations des industries mécaniques et électriques et du textile et de l’habillement qui ont gagné respectivement 15,7% et 8,3%.
A contrario, les exportations des produits agricoles et alimentaires ont régressé de 23,1%, suite à la baisse des recettes de l’huile d’olive (872,4 MD en 2016 contre 1891,9 MD en 2015) et celles de l’énergie (-17,3%).
Hausse des importations des produits de consommation non essentiels de 13,8%
De leur côté, les importations ont augmenté de 5,3%, à 41 766,1 MD, avec l’accroissement de celles des matières premières et produits semi-manufacturés (+ 9,9%), des produits d’équipement (+ 9,6%) et des produits de consommation non essentiels (+ 13,8%). Hors énergie, les importations ont grimpé de 9,2%.
En revanche, les importations énergétiques ont chuté de 19,2%, de même que les produits agricoles de base (-de 3,2%), au vu de la diminution de nos achats de blé dur (541,5 MD en 2016 contre 685,2 MD en 2015).
Les exportations vers l’UE en hausse de 4,3%
La balance commerciale enregistre un excédent avec plusieurs pays, dont notamment la France, premier partenaire de la Tunisie (2855,2 MD), la Libye (886,2 MD), la Pologne (60,2 MD) et la Suisse (9,1MD). Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne ont connu une augmentation de 4,3%. Cette tendance haussière a principalement concernée la France (+15,1%), l’Allemagne (+6 %) et la Belgique (+7,1%) alors que nos ventes ont chuté avec des pays, tels que l’Espagne (-25,7%) et la Hollande (-3,3%).
A l’échelle maghrébine, les exportations tunisiennes vers la Libye, continuent de régresser(-10,3%). En revanche, les exportations vers l’Algérie ont connu une progression remarquable de 30,2%.
S’agissant des importations nationales de l’Union européenne, elles ont enregistré une modeste évolution de 0,3% par rapport à 2015, à 22160,4 MD. Les importations tunisiennes en provenance de la France, (représentant 15,5 % des importations totales) ont baissé de 8,5%. Par contre, les importations tunisiennes avec certains fournisseurs européens, tels que l’Italie (14,5% du total des importations) et l’Allemagne (7,7% du total des importations), ont enregistré une hausse respective de 2,7% et de 11,3%.

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La société Aetech annonce un résultat net déficitaire de 0,562 MD au 30 juin 2016 contre une perte nette de 0,326 MD, à la même période de l’année précédente. Les revenus de la société ont diminué de 8,8% à 6,9 MD. Parallèlement, les charges d’exploitation ont baissé de 3% à 7,512 MD. Le résultat d’exploitation semestriel ressort négatif de 0,408 MD.

Les achats consommés du premier semestre 2016 s’élèvent à 5.904.004 DT contre 5.828.344 DT au premier trimestre 2015, soit une augmentation de 75.660 DT. Les charges du personnel du premier semestre 2016 s’élèvent à 875.381 DT contre 1.061.489DT au premier semestre 2015.

Les dotations aux amortissements et aux provisions du premier semestre 2016 s’élèvent à (48.656) DT contre 154.175 DT au premier semestre 2015. Les autres charges d’exploitation du premier semestre 2016 s’élèvent à 604.795 DT contre 543.800 DT au premier semestre 2015

Les charges financières nettes du premier semestre 2016 s’élèvent à 210.287 DT contre 286.171 DT au premier semestre 2015. Les autres gains ordinaires du premier semestre 2016 s’élèvent à 57.180 DT

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, qui a été auditionnée par les parlementaires ce jeudi 08 décembre, a déclaré que la Tunisie aura besoin d’une ligne de crédit de 8.5 Milliards de dinars (3.7 Milliards de dollars) pour renforcer le budget 2017, c’est 1 Milliard de plus que les prévisions initiales, rapporte l’agence Reuters. Comprenez par là que le déficit budgétaire est plus important que prévu…

La Tunisie utilisera justement cet argent pour résorber, un tant soit peu, le trou du budget et le contenir à 5,4% du PIB l’an prochain. Le gouvernement a également pris en compte dans son budget 2017 une hausse des taxes et des dépenses publiques…

 

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Fadhel Kraïem a pris ses fonctions à Monoprix en mars 2016 avec deux priorités. D’abord maîtriser les charges et ensuite ramener le chiffre d’affaire vers la croissance. Il y a quelques jours, il tenait sa première communication financière, avec l’ingrate tâche d’expliquer aux intermédiaires boursiers le déficit inédit de l’entreprise, une première dans les annales de cette entreprise cotée. En effet, les états financiers intermédiaires du 1er semestre 2016 font apparaître un total bilan de 240,468.510 MDT et un résultat déficitaire de 1, 185.872 MDT.

Contre un total produit d’exploitation de 261,3 MDT, l’entreprise enregistrait des charges d’exploitation dépassant les 262,6 MDT. Sa trésorerie reste cependant positive de plus de 1,456 MDT en fin de période. La société a aussi subi un contrôle fiscal approfondi, au titre des exercices 2011 à 2014. Elle a adressé en janvier 2016 et en août 2016 son opposition à certains éléments de redressement. Cependant, une provision d’un montant de 810 MD a été constatée depuis 2015 pour tenir compte des éléments de redressement jugés fondés par la société.

  • Le programme de transformation et de restructuration «SNMVT2020».

Pour expliquer le déficit semestriel, Fadhel Kraïem évoque d’abord la conjoncture générale du marché de la distribution dont il dit qu’elle est «sous pression, d’abord du fait de la situation de crise de l’économie nationale qui impacte le pouvoir d’achat du citoyen et partant de toutes les sociétés commerciales». Le DG de Monoprix n’oublie pas de pointer du doigt «le commerce parallèle et la rude concurrence avec certains opérateurs du commerce non structuré». Et d’ajouter que «ce résultat du 1er semestre 2016 n’est pas intrinsèque, mais celui d’une tendance observée depuis 3 ans».

Et lorsqu’il se résout à évoquer les causes endogènes de ce déficit, F. Kraïem évoque «des problématiques d’efficacité opérationnelle et de productivité, sur lesquelles nous sommes en train de travailler et qui vont, nous l’espérons, inverser la tendance». Il rappelle aussi qu’il met en place, depuis son entrée à Monoprix qui l’avait débauché chez Tunisie Télécom, un plan de transformation et de redressement, validé par le Conseil d’Administration et qui devrait être sa marque de fabrique et sa touche chez le leader du secteur de la distribution.

Ce plan de transformation a déjà ramené 6 nouveaux directeurs, dont il dira que c’est autant de «sang neuf» dans l’entreprise au niveau des finances, des ressources humaines, du marketing, achat, systèmes d’information et performance et qualité, une sorte de «tour de contrôle qui va piloter le plan de transformation», dira aussi Fadhel Kraïem. Cela sans compter l’ancien directeur de Monoprix France, venu prêter main forte à cette nouvelle équipe de la SNMVT (Société Nouvelle Maison De La Ville De Tunis). «Ce plan vise d’abord l’amélioration de notre performance, en plus d’un programme de développement, déjà entamé cette année et qui va continuer jusqu’à 2020», précise à cet effet le DG de Monoprix.

  • Investir plus, mais avec une recherche de la meilleure rentabilité

 Certes, l’entreprise a définitivement abandonné 4 magasins (El Ahmadi, région Bizerte, Denden et Djerba Houmet Souk), les magasins Feryana, Redeyef et Mateur demeurent fermés, en plus du magasin de «Djerba Houmet Souk [qui] a été fermé à la fin du mois d’aout pour des raisons de rentabilité», pouvait-on lire dans le bilan du 1er semestre. Mais il y a aussi de nouvelles ouvertures. Entre janvier et juin de cette année, la chaîne a ouvert 5 nouveaux points de vente, à Sidi Hassine, La Soukra, Ksar Helal, Mahdia et Le Bardo, ce qui indique une continuité de la politique d’expansion, mais avec un meilleur redéploiement basé sur la recherche de la meilleure rentabilité. «Monoprix a fait le choix de l’investissement, du développement et de la croissance sur tout le territoire tunisien, avec 7 ouvertures en moyenne par an. Pour les cas de Chihiya à Sfax et le magasin de Djerba, ils ont été fermés après une longue observation de leur rentabilité, impactée par leurs mauvais emplacements et nous sommes déjà à la recherche de meilleurs emplacements dans ces régions et voulons doubler l’espace de vente, comme nous comptons le faire à Sfax avec la 2ème partie de Sfax Center qui sera prête d’ici le début 2017», explique Kraïem, qui assure que «ce n’est, en aucun cas, un signe de réduction de notre réseau ou de désinvestissement. On a commis des erreurs par le passé et on est en train de les corriger», précise-t-il encore.

Malgré cette explication, de ce qui s’avère n’être qu’un incident de parcours et le dommage collatéral d’un plan de transformation et de redressement, Fadhel Kraïem reste optimiste et confiant, même à court terme. «D’ici la fin de l’année, le résultat va aller vers l’équilibre et nous finirons l’exercice 2016 avec un résultat équilibré. Nous avons, de plus, observé quelques signes positifs dans la croissance du chiffre d’affaire, avec une tendance assez encourageante pour les 3 derniers mois de l’année qui nous met en confiance», rassure ainsi le DG de la SNMVT.

 

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier une analyse sur les échanges commerciaux de la Tunisie au cours des 9 premiers mois de cette année. Il en ressort que cette période a été caractérisée par l’atténuation de l’effet positif de la baisse des prix internationaux des hydrocarbures sur les importations des produits énergétiques et la poursuite du repli de la production nationale des hydrocarbures (- 8%) ainsi qu’une légère contraction du déficit de la balance énergétique (-10,1% ou 277 MDT) qui demeure, toutefois, élevé ( 2454 MDT).

Cette période a également connu une chute des exportations d’huile d’olive en lien avec la régression de la production durant la compagne de la saison (2015-2016 ),comparativement à la précédente qui était exceptionnelle  et une détérioration de la balance alimentaire qui a dégagé un déficit de 758 MDT (contre un excédent de 298 MDT au cours de la même période de l’année écoulée).
Il a été également constaté la  reprise à un rythme irrégulier de l’activité de production, transport et transformation des produits phosphatés et la poursuite de la tendance haussière entamée depuis le début de l’année des ventes du secteur des mines, phosphates et dérivés

Les 9 premiers mois ont été aussi marqués par l’élargissement du déficit commercial et l’amélioration du climat sécuritaire et social (baisse des perturbations sociales, résultant d’une bonne tenue des exportations des secteurs des industries manufacturières.  On note aussi une forte reprise–en glissement annuel -des exportations et des importations (+13,7 % et +11,1 % respectivement contre -14,4 % et -16 %) et une amélioration du taux de couverture de 1,6 point de pourcentage pour se situer à 67,1%. L’Union Européenne demeure la 1 ère destination des exportations tunisiennes, surtout pour les ventes des produits industriels . La part des pays de l’UMA dans les exportations tunisiennes a connu une légère hausse tirée par l’accroissement de celles destinées à l’Algérie (+ 38,2 % )alors que les ventes vers la Libye ont poursuivi leur baisse ( – 1,1 % ). La part des pays de l’Asie au cours du troisième trimestre de 2016 a aussi diminué par rapport à la même période de 2015 suite, essentiellement, au repli des exportations vers l’Inde ( – 21%)

Et pour conclure, la BCT a indiqué que les 9 premiers mois de l’année 2016 ont été caractérisés par la maîtrise du déficit commercial qui demeure tributaire de la promotion des exportations à travers notamment la diversifications des produits exportés et la conquête de nouveaux marchés extérieurs, situation qui devrait s’accompagner par des actions visant la maîtrise du niveau des importations, notamment, celles des biens de consommation.
Les échanges commerciaux effectués par les Sociétés «Résidentes» ( selon l’optique change) continuent à dégager un déficit commercial qui se maintient à un niveau élevé exerçant ainsi une forte pression sur le taux de change du Dinar vis -à-vis des principales devises de règlement.
Les exportations du secteur des mines phosphates et dérivés devraient, accentuer leur rythme de progression, amorcée depuis le début de l’année, afin
de mieux profiter de l’accroissement, prévu pour2017, des prix des produits phosphatés sur les marchés mondiaux*.

Afin de booster les exportations des secteurs des industries manufacturières, qui ont connu une bonne performance au cours des 9 premiers mois de l’année 2016, une stratégie appropriée devrait être mise en œuvre afin d’améliorer le tissu industriel tunisien et assurer une meilleure compétitivité des produits
manufacturiers sur les marchés internationaux .
Toujours selon la BCT, la poursuite du fléchissement de la production nationale des hydrocarbures au cours de ces dernières années a nettement contribué à la détérioration de
la balance énergétique dont le déficit est devenu structurel. Il est nécessaire de mettre en place une politique d’investissement qui s’articule autour de la diversification des sources d’énergie, en l’occurrence l’exploitation des énergies renouvelables (solaires, éoliennes, etc…) et la poursuite des
investissements dans les domaines d’exploration et de développement ( Le projet gaz du sud « Nawara » …).

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La Balance commerciale alimentaire a enregistré, au cours des dix premiers mois de 2016, un déficit de 884 Millions de dinars (MD), soit 8,2% du total du déficit de la balance commerciale, contre un excédent de 143,3 MD enregistré, au cours de la même période de 2015.
Le taux de couverture des importations par les exportations, s’est établi à 71,1% contre 104,6% au cours de la même période précédente, selon un communiqué publié mardi par le ministère de l’Agriculture.
Cette situation est expliquée par la baisse de la valeur des exportations alimentaires, qui a accusé une baisse plus forte que celle des importations, soit une baisse des exportations de 33,1% contre une régression des importations de 1,5%.
Les exportations des produits alimentaires ont enregistré, au cours des dix premiers mois de 2016, une baisse de 33,1%, en comparaison avec la même période de 2015, suite à l’importante régression, en terme de valeur, des recettes de l’huile d’olive ( 63%, passant de 1786 MD à 663 MD actuellement ) et en terme de quantité (69%, passant de 286 mille tonnes à 88,3 mille tonnes actuellement), sachant que les prix ont enregistré une amélioration de 20% ( 7,5D /KG contre 6,2 d/kg au cours des 10 premiers mois de 2015), en plus d’une baisse de 15% de la valeur des exportations des pâtes alimentaires.
En contrepartie, la valeur des exportations de la majorité des produits alimentaires a évolué, au cours de cette période, tels que les produits frais de la mer (5%), les conserves des légumes et fruits (8%), les légumes frais (34%), notamment les tomates (23,8 mille tonnes contre 11,3 mille tonnes) , les pommes de terre (3284 tonnes contre 490 tonnes au cours de la même période de 2015 ), ainsi que les recettes des dattes (3%) pour s’établir à 383 MD, gagnant plus de 80 marchés internationaux.
La valeur des exportations alimentaires au cours des 10 premiers mois de 2016 a représenté 9,3% du total des exportations du pays, contre 14,3% au cours de la même période de 2015.
La valeur des importations de certains produits alimentaires s’est élevée à 3058,8 MD, enregistrant une baisse de 1,5% en comparaison avec la même période de 2015.
La valeur des importations de certains produits alimentaires a baissé, suite à la régression des prix internationaux, tels que tels que le blé dur (-20%), le blé tendre (-3%) et le sucre ( -21%) .
En contrepartie, la valeur des importations d’autres produits alimentaires a enregistré une hausse, tels que les pommes de terre (+24%) et les conserves des poissons (42,6MD contre 9,3 MD), en raison de la hausse des prix et dans une moindre mesure des quantités importées.
La valeur des importations alimentaires a atteint 8,9% au cours des dix premiers mois de 2016 du total des importations du pays contre 9,4% au cours de la même période de 2015.
Selon les résultats des échanges commerciaux et les prévisions de l’exportation et de l’importation au cours de la période restante de cette année, la balance commerciale devrait enregistrer, au cours de 2016, un taux de couverture de 72% contre 98% au cours de 2015, en se référant à une estimation pour la baisse des exportations des produits alimentaires (30%) et des importations (5%) , en comparaison avec l’année dernière.

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Selon les derniers chiffres de ses indicateurs pour le 4ème trimestre de l’année 2014

C’est pas la grande forme pour la Société immobilière tuniso-saoudienne (SITS). Ses pertes ont plus que doublé au premier semestre de l’année en comparaison avec la même période en 2015. D’après les résultats financiers intermédiaires de la société, clos à fin juin dernier, la SITS a enregistré une perte nette de l’ordre de 1,014 million de dinars, aggravant son déficit de l’an dernier, qui était de l’ordre de 492.693 dinars.

La société doit ce mauvais résultat à la fonte du chiffre d’affaires de la société, de -77%, entre juin 2015 et juin 2016, pour s’établir à 300 mille dinars, une somme maigrichonne qui vient de la vente d’un seul appartement à Kantaoui (Sousse). A signaler que le stock de produits finis s’établit à fin juin dernier à un montant global de 17,1 millions de dinars.

Seule bonne nouvelle : Les charges d’exploitation affichent à fin juin dernier 770.774 dinars contre 1,4 million de dinars en 2015. Mais cela n’a pas d’effet sur le résultat d’exploitation semestriel, qui enregistre un déficit de 467.544 dinars contre -121.479 dinars à fin juin 2015.

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Le déficit des caisses sociales en Tunisie (CNRPS, CNSS, CNAM) continue de se creuser. Au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la situation financière est préoccupante. Les dernières estimations du ministère des Affaires Sociales tablent sur un déficit comptable de 588 millions de dinars (MD) au cours de cette année, à cause essentiellement du déséquilibre enregistré au niveau du régime des pensions, soit 993 MD.
En ce qui concerne la Caisse Nationale de la Retraite et de la Prévoyance Sociale (CNRPS), les résultats comptables semblent aussi négatifs (-484MD), ce qui pourrait s’expliquer par le déficit de 546 du régime de pensions. La Caisse Nationale d’Assurance maladie (CNAM) demeure la seule Caisse aux résultats positifs, avec des estimations de l’ordre 134,1 MD malgré le fait que le régime de pensions enregistrerait un déficit de
99,6 MD.
Le déficit comptable de ces caisses demeure de plus en plus préoccupant et risque d’atteindre 1326 MD en 2017, si les autorités en place n’arrivent pas à lancer les réformes nécessaires. Ce déficit serait reparti comme suit : -805,8 MD pour la CNSS et -608 MD pour la CNRPS.
A signaler que le projet de la loi de finances 2017 a prévu de décaisser 500 MD pour réduire le trou des caisses sociales.

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Les indicateurs d’activités

La société Cimenterie de Bizerte terminait le 1er semestre 2016 avec un  déficit toujours plus grand. A la fin juin 2015, le déficit de cette entreprise publique qui produit Clinker et ciment était de 1,142 MDT. Une année plus tard, à la fin du 1er semestre 2016, le déficit est  multiplié par plus de sept et monte à 8,806 MDT. Ce déficit dépasse déjà la perte de tout l’exercice 2015, où le déficit avait atteint les 6,6 MDT.

Les revenus de la Cimenterie de Bizerte étaient pourtant en hausse à la fin du 1er semestre 2016, dépassant les 34,5 MDT contre 26,3 MDT pour la même période de l’exercice 2015. La marge brute avait même nettement augmenté passant de négative (-0,783 MDT) à positive (+3,5 MDT). Ne maitrisant pas ses charges d’exploitation, la cimenterie de Bizerte a terminé le 1er semestre 2016 avec un résultat avant impôt déficitaire de plus de 8,7 MDT.

disp

L’entreprise ne semble pas, non plus, maîtriser la gestion financière de ses clients. En effet sur les 7,313 MDT inscrits dans la note 5.1 des commissaires aux comptes 1,891 MDT sont des clients douteux, plus de 1 MDT des chèques impayés et plus de 1,2 MDT des effets impayés !

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La rentrée scolaire est l’occasion pour le journal L’économiste de revenir sur un problème qui va devenir chronique au Maroc si on ne le traite pas en urgence : La surcharge des classes. En 2015, les classes de certains établissements publics ont reçu jusqu’à 70 élèves, lit-on dans le journal ce vendredi 16 septembre 2016. La situation ne sera guère mieux cette année avec l’aggravation du déficit d’enseignants. Il y a plus de 15 400 départs à la retraite, qui ne seront pas compensés par les quelque 7000 enseignants stagiaires embauchés (on en annonce 3000 de plus d’ici début 2017). Donc de gros ennuis en perspective dans le secteur éducatif, cette année encore…

Cette situation a sûrement un rapport avec le virage pris dernièrement par les autorités marocaines vers une baisse drastique des dépenses publiques, à commencer par le nombre de fonctionnaires, qui est budgétivore, il faut le reconnaitre. Sauf qu’en général, du moins c’est ce qui se fait dans les nations avancées, quand on taille dans les dépenses publiques on évite de toucher le secteur éducatif, qui est névralgique, et pour cause c’est lui qui forge les têtes dont toute nation a besoin pour se projeter dans l’avenir…

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«Duet Mena Opportunities Master Fund Limited

C’est pas la grande forme pour la société MIP. Le bilan financier des six premiers mois de cette année mentionne une perte nette à hauteur de 1,773 million de dinars (MD). MIP fait pire qu’au premier semestre 2015 où elle avait enregistré un déficit de 622.132 dinars et une perte nette de 1,688 MD au 31 décembre 2015.

Ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle, le total des produits d’exploitation de la société, bouclés au 30 juin 2016, fait état d’un recul de -45% à 2,1 MD contre 3,8 MD l’an dernier.

Par contre les clignotants sont au vert au niveau des charges d’exploitation, qui sont passées de 4,3 MD à fin juin 2015 à 3,480 MD au 30 juin 2016, soit un repli de -19,9%. Mais ce sera la seule bonne nouvelle pour MIP en cette période de l’année. Elle devra composer avec un résultat d’exploitation semestriel déficitaire de 1,372 MD. Le premier semestre 2015 avait été plus clément, avec un résultat négatif de 510.401 dinars.

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Les revenus au 30 septembre 2014 de la société Sotemail du groupe de Lotfi Abdennadher

La société Sotemail a communiqué ses états financiers intermédiaires, clôturés au 30 juin 2016, avec quelques mauvaises nouvelles. En effet le résultat net semestriel affiche un déficit de 3,3 millions de dinars (MD) contre un bénéfice net de 759.811 dinars à la même période de l’an dernier.

Au cours des six premiers mois de 2016, les recettes de la société présentent une légère évolution de 3,8% pour se situer à 21,4 MD, alors que les charges semestrielles ont fait un bond en avant de +19,4% pour s’établir à 22,2 MD. C’est la variation positive des stocks de produits finis, à hauteur de 2,3 MD, qui a lourdement impacté ce segment.
Le résultat d’exploitation semestriel a accusé le coup, avec un repli de -630 mille dinars contre un excédent de 2,6 MD en 2015.

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2.5 milliards de dinars, c’est le montant du déficit des banques publiques en Tunisie. Des experts financiers affirment que le système bancaire tunisien est en crise, bien avant 2011, rapporte le quotidien Al Sarih, ce vendredi 9 septembre 2016.

De nombreux facteurs expliquent cette situation, notamment le fait que des crédits qui ont été octroyés au secteur du tourisme n’aient pas été encore remboursés, a ajouté la même source.

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Le ministère des Affaires Sociales, par la voix du directeur général de la sécurité sociale, a mis l’accent sur la gravité de la situation financière des caisses sociales. « La situation est inquiétante », a déclaré Kamel Maddouri lors d’une interview accordée ce mardi 6 septembre 2016 à Africanmanager.

Il a indiqué que le dossier des équilibres financiers des caisses sociales figure parmi les axes prioritaires de l’action gouvernementale et du plan quinquennal du développement 2016-2020. Une concertation entre les différentes parties prenantes est inévitable pour mener à bien la reforme des régimes de sécurité sociale.

Il n’existe pas de solution unique ni unilatérale, les pistes de reforme sont multiples selon Kamel Maddouri, qui précise que toutes les parties sociales doivent y prendre part : « Le gouvernement, l’UTICA et l’UGTT doivent tous contribuer à la recherche de solutions et se mettre d’accord sur les mesures de reforme qui permettraient la sorite de l’ornière », a dit le responsable.

Selon lui, l’heure est propice pour se réunir, débattre de la question et « prendre des décisions courageuses dont la charge serait partagée équitablement entre les différentes catégories socio professionnelles et les différentes générations. Une réforme devrait impérativement être équitable, juste et responsable ».

De même, la diversification des sources de financement de la sécurité sociale telle que la création des impôts et taxes affectés, à l’instar des expériences comparées mérite d’être examinée tout au long du processus de réforme.

La crise en chiffres !

Et pourtant, ce responsable sait parfaitement de quoi il s’agit. La situation est de plus en plus critique. Chiffre à l’appui, le déficit des caisses sociales risque d’atteindre 938 millions de dinars à la fin de l’année en cours pour s’établir à 1326 millions de dinars en 2017.

Ce déséquilibre financier est dû aux résultats négatifs enregistrés au niveau des régimes de pensions dans les secteurs public et privé, mais aussi au niveau du régime d’assurance-maladie. D’ailleurs, les régimes de pensions ont affiché un déficit de l’ordre de 1198 millions de dinars dont 789 millions de dinars auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et 409 millions de dinars auprès de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS).

Le système tunisien de sécurité sociale fonctionne selon le principe de répartition. Ce système est très sensible à l’équilibre entre les recettes et les dépenses, un équilibre qui est foncièrement tributaire des mutations démographiques. Le financement du système tunisien de sécurité sociale est basé sur les coti-contributions des salariés et des employeurs.Ces dernières sont insuffisantes pour couvrir les dépenses de sécurité sociale.

Cette situation a conduit à un épuisement des réserves disponibles des caisses sociales, d’après les chiffres révélés par Kamel Maddouri.

Sur le plan de la liquidité, les différentes caisses de sécurité sociale sont confrontées à des problèmes de trésorerie qui s’accentuent d’année en année. La CNRPS est en déficit chronique et fonctionne grâce à des avances de l’État et aux cotisations qu’elle prélève pour la CNAM, sans les reverser à cette dernière. La CNSS est confrontée à d’importants problèmes de recouvrement des cotisations (sous-déclaration des salaires). Selon des estimations de la CNSS, c’est environ 2,300 millions de dinars de salaires qui ne sont pas déclarés chaque année, privant ainsi la CNSS de 400 millions de dinars de cotisations annuellement. De son côté, la CNAM fait face à des problèmes de fraude et son taux de cotisation est très faible par rapport aux prestations qu’elle fournit. D’ailleurs, le détournement de cotisations que la CNRPS devrait normalement reverser à la CNAM amplifie les problèmes financiers de la caisse nationale d’assurance maladie.

Les caisses font face à des difficultés de plus en plus pressantes pour honorer leurs engagements. Ainsi, la CNSS affiche un besoin de liquidité de 623 millions de dinars d’ici fin 2016 pour payer les pensions à temps, alors que les besoins en liquidité de la CNRPS sont chiffrés à 243 millions de dinars.

« Les engagements mensuels des caisses de sécurité sociale sont estimés à 793 millions de dinars dont 340 millions à la charge de la CNRPS et 241 millions à la charge de la CNSS », a évoqué Maddouri, tout en rappelant que ces difficultés financières sont évidemment aggravées par une conjoncture économique défavorable : Faible croissance, évolution du taux de chômage, inflation, etc.

Des perspectives financières qui appellent à la réflexion

Face à cette situation, les perspectives financières des régimes de retraite appellent à la réflexion, la définition et la mise en œuvre de mesures appropriées afin de garantir leur viabilité financière.

Le système de retraite tel qu’il est défini actuellement ne pourrait pas faire face aux évolutions démographiques, économiques et sociales prévisibles dans les années à venir. D’où l’importance de la mise en place des mesures urgentes afin de pérenniser le système de retraite et alléger la charge du déficit financier des caisses sur le reste de l’économie.

Dans ce sens et devant cette situation de plus en plus critique, le ministère des Affaires sociales, en collaboration avec les caisse sociales et le centre de recherche et des études sociales, a arrêté les besoins de liquidité des différentes caisses pour assurer le paiement des prestations dans les délais prescrits et a dressé un diagnostic plus profond et précis des déterminants de ce déséquilibre, ainsi que les différentes pistes de reforme envisageables et qui feront l’objet de concertation et de négociation avec les partenaires sociaux.

De même, un Conseil ministériel tenu le 28 juillet 2016 a examiné les différentes mesures visant à résoudre les problèmes de liquidité des caisses et améliorer le recouvrement de ses créances, qui sont à la charge notamment des entreprises publiques et les modalités pratiques pour renforcer l’entraide et le coordination avec l’administration fiscale en vue de combattre la fraude et l’évasion sociale.

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Les états financiers de la Société nouvelle maison de la ville de Tunis, Monoprix, montrent un résultat net déficitaire de 1,185 million de dinars (MD), à la fin du premier semestre de 2016, contre un bénéfice net de 2,726 MD durant la même période l’an dernier.

Monoprix explique ces mauvais chiffres par un repli de -2,8% des revenus semestriels de la société, pour s’établir à 255,8 MD contre 263,2 MD en 2015, alors que les charges d’exploitation sont presque restées au même niveau, 262,6 MD.
Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que le résultat d’exploitation de la période soit déficitaire de 1,343 MD contre un résultat excédentaire de 5,4 MD au premier semestre de l’an dernier. Dure dure l’année 2016 pour Monoprix…

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Tentant d’analyser les causes de la détérioration des termes de changes et la débandade du dinar tunisien par rapport au reste des devises étrangères, une note de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) signale que «le niveau élevé du déficit des sociétés résidentes (environ 8,9 Milliards de dinars) a exercé une forte pression sur le marché des changes et a contribué à la dépréciation du Dinar tunisien vis-à-vis des principales devises». La même note de la BCT a mis en évidence l’effet change négatif sur les échanges commerciaux des résidents estimé à 5,6% de la valeur du déficit commercial de ces sociétés suite à la dépréciation du Dinar tunisien vis-à-vis des principales devises (2016S1/ 2015S1)». Et l’Institut d’émission de recommander qu’il est «urgent d’élaborer un plan d’action pour maitriser le niveau élevé de déficit commercial qui a coïncidé avec une conjoncture marquée par les difficultés de financement. Ces actions doivent viser en priorité à booster les exportations et à maitriser les importations, notamment celles des biens de consommation qui ne sont pas de première nécessité».

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Le déficit de la balance alimentaire a atteint 367,6 millions de dinars au cours du 1er semestre 2016, ce qui représente 6,1% du déficit de la balance commerciale, selon les dernières données publiées par le ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche. Pourtant l’année dernière (1er semestre), cette balance générait un excédent de 314,4 MD.

De même, le taux de couverture de la balance commerciale alimentaire a baissé à 79,4%, de Janvier à Juin 2016, contre 116% au cours de la même période de 2015. Cette chute résulte d’une importante baisse de la valeur des exportations de 38,2%, alors que les importations n’ont régressé que de 9,6%.

Au cours du 1er semestre 2016, les exportations des produits alimentaires ont enregistré une régression d’environ 38%, à cause de l’importante baisse en valeur des recettes de l’huile d’olive (-66%, soit 443 millions de dinars, contre 1288 MD en 2015) et de 71% en quantité (62 mille tonnes contre 214 mille tonnes), malgré une augmentation des prix de 19% (7,2 dinars, le kg contre 6 D/kg, en 2015).

De plus, la valeur des exportations des produits de la mer frais et congelés ont baissé de 13%, à cause de la régression de leur production d’environ 14%. Même tendance baissière également, pour les agrumes (-5%) et les pâtes alimentaires (-15%).

Toutefois, les exportations d’autres produits alimentaires ont progressé, au cours de cette période, à l’instar des dattes, dont la valeur des ventes a atteint 306 MD (dont 12% de dattes biologiques), réalisées vers 70 pays.

De même, la valeur des exportations des légumes frais a augmenté de 23%, notamment les tomates (16,7 mille tonnes contre 8,9 mille tonnes en 2015), provenant des projets utilisant les eaux géothermales, les pommes de terre (3 055 tonnes contre 406 tonnes) et les conserves de poissons (+ 6%).

Pendant ce temps, les importations de produits alimentaires ont atteint au cours du premier semestre 2016, 1780,2 millions de dinars (MD), enregistrant une régression de 9,6%, en comparaison avec la même période de 2015. Cette baisse est imputée à la décélération du rythme d’importation de certains produits alimentaires de base, tels que l’orge (-15%), les huiles végétales (-11%), le sucre (-50%), le blé dur (-26%), le blé tendre (-8%).

En revanche, la valeur des importations de certains produits alimentaires a augmenté, à l’instar du mais (6%), des conserves de poissons (109%) et des bananes (49%).

Il y a lieu de signaler que la valeur des importations alimentaires a représenté 8,8% du total des importations au cours du premier semestre 2016 contre 9,6% pendant la même période de 2015.

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le directeur général de la Sécurité sociale au ministère des Affaires sociales, Kamel Maddouri, a déclaré qu’il y aura certainement des menaces sérieuses quant au paiement des pensions si les réformes ne sont pas faites.

Avec l’aggravation du déficit des caisses sociales, il a ajouté qu’on ne peut plus se payer le luxe de parler de réforme du régime de retraite, mais plutôt de sauvetage des caisses sociales, surtout qu’on a dépassé le stade du déficit des caisses sociales pour se trouver face à un problème de liquidité.

D’après lui, on ne peut pas se limiter aux cotisations qui sont à la charge des assurés, il faut prendre des mesures draconiennes, tout en proposant la création d’instances nationales de pilotage, d’alerte et de surveillance des équilibres financiers des régimes de retraite.  Interview :

Pouvez-vous nous dresser le bilan de caisses sociales?

D’après les résultats comptables des caisses de la sécurité sociale, la situation est de plus en plus critique.

La CNSS a enregistré un déficit de -439, 2 millions de dinars en 2015 pour atteindre 583,3 millions de dinars en 2016 et 805 millions de dinars en 2017, si les réformes ne viennent pas.

Pour la CNRPS, le déficit est passé de 32 millions de dinars en 2005 à 375 millions de dinars en 2015 et les prévisions tablent sur 529 millions de dinars en 2016. Le déficit prévisible du régime des pensions est de 436 millions de dinars en 2015.

Pour la CNAM, la situation est plus ou moins équilibrée vu les résultats positifs réalisés par la branche assurance maladie.

Mais comment expliquer l’aggravation de ce déficit?

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation. On commence par les mutations démographiques : l’espérance de vie de 75 ans et baisse du rapport démographique (2,4 contre 6,2 en 1976). Ce qui a induit une augmentation du nombre des pensionnés à un rythme supérieur à celui des actifs (5% contre 2,7% durant la dernière décennie) et donc une augmentation des dépenses de retraite à un rythme supérieur à celui des recettes.

Parmi les autres causes, on cite la générosité du système des pensions dans le système public, sachant que le calcul de la pension se fait sur la base du dernier salaire ou le salaire le plus élevé perçu pendant 2 ans consécutifs, contrairement au secteur privé où le calcul se fait sur la moyenne des 10 dernières années.

Dans ce cadre, les bénéficiaires d’une pension de retraite allant de 80 à 90% du salaire de référence représentent 44% de l’effectif global des pensionnés. Le taux de la pension de retraite dans le secteur est de 72,5% du salaire de référence, alors qu’en France elle s’élève à 50%.

On peut aussi expliquer l’aggravation du déficit par le système de péréquation qui consiste à la révision automatique de la pension chaque fois qu’il y a une augmentation des salaires. Ajoutons à cela l’existence de plusieurs corps qui bénéficient de la pension à l’âge de 55 ans (les cadres actifs de la sécurité intérieure, protection civile, les travailleurs ayant des taches pénibles et insalubres). Ces derniers bénéficient aussi du système de bonification, ce qui veut dire l’ajout des années d’ancienneté entre 2 et 5 ans aux années effectives de travail. Faut-il noter que 40% des pensions du secteur public bénéficient d’une bonification moyenne de 4 ans.

On cite aussi le départ anticipé à la retraite, qui représente 22% de l’effectif global des retraités.

Si la crise s’accentue, comment vous voyez l’avenir de ces caisses?

On ne peut plus se payer le luxe de parler de réforme du régime de retraite, on doit parler de sauvetage des caisses sociales. Car on a dépassé le stade du déficit des caisses sociales pour se trouver face à un problème de liquidité.

On parle donc de la capacité des caisses, notamment la CNRPS et la CNS, à honorer mensuellement leurs engagements relatifs aux paiements des pensions.

On est donc face à une contrainte majeure : comment peut-on répondre aux besoins du financement pour pouvoir payer les pensions dans les délais.

On peut s’attendre donc à un problème de paiement des pensions de retraite prochainement?

Sans semer la panique auprès de nos citoyens, je pense qu’il y a un problème sérieux quant au paiement des pensions de retraités.

C’est vrai qu’il s’agit d’entreprises publiques qui bénéficient d’une garantie de solvabilité de l’État, mais on est réellement face à un problème difficile, surtout dans cette conjoncture économique très délicate.

En l’absence de mesures d’urgence, il y aura certainement des menaces sérieuses quant au paiement des pensions.

En tant que partie importante du gouvernement, le ministère des Affaires Sociales a-t-il pensé à mettre en place d’autres alternatives pour sortir de l’impasse?

Notre département est en train de travailler sur plusieurs axes.

Tout d’abord, on a le contrat social qui prévoit une révision globale du régime de la sécurité afin de maintenir leur pérennité financière.

Un effort louable a été fait et l’accent a été mis sur l’utilité de reprendre les travaux de la sous-commission en charge de cette question. Cette dernière est appelée à approfondir les réflexions pour élaborer les différents scénarios susceptibles de résoudre cette crise.

De même, un travail s’effectue en collaboration avec les caisses sociales pour assurer l’amélioration du recouvrement et l’extension de la couverture sociale dans le secteur informel et pour lutter contre la fraude dans le système social.

Pour la CNSS, il y a un travail à faire pour couvrir ses créances estimées à 4 milliards de dinars, sachant que la moitié de ce montant est irrécouvrable puisqu’elle est issue d’une taxation de fisc.

C’est pour cette raison qu’on essaye d’améliorer le dispositif de contrôle et de recouvrement et ce, en coordination avec le ministère des Finances. D’ailleurs, on va procéder à la modification de plusieurs textes de loi régissant le recouvrement des créances de la CNSS.

Un autre chantier est en cours, il touche la gouvernance dans le régime des caisses sociales, selon les normes de la Banque International du Travail ( BIT) relatives au principe directeur de la bonne gouvernance des caisses sociales.

En plus, il a été décidé de mettre en place plusieurs projets de coopération en matière de réforme du régime de la sécurité sociale.

A mon avis, c’est un véritable chantier de réformes.

Mais comment faire?

Cela nous pousse à parler d’une réforme globale du régime de la sécurité sociale

Le système tunisien de retraite est basé sur la répartition, qui est largement tributaire de l’équilibre entre les recettes (cotisations) et les dépenses (prestations). Ce système est fondé sur le principe de la solidarité générationnelle ou intergénérationnelle.

La réforme envisagée ne peut être que consensuelle avec les partenaires sociaux, signataires du contrat social.

Cette réforme doit répondre à l’impératif de rétablir l’équilibre financier des régimes de retraite tout en assurant une réforme juste, équitable et responsable avec un certain alignement entre le secteur public et le privé.

C’est vrai qu’on a proposé auparavant le projet de loi relatif à l’augmentation facultative de l’âge du départ à la retraire, mais pour l’étape actuelle, on a besoin d’un package de réformes

A mon avis, c’est le moment propice pour que la sous commission issue du contrat social reprenne ses travaux pour aboutir à un accord avec les partenaires sociaux de manière à assurer une révision globale du régime de la sécurité sociale.

Pouvez-vous nous donner des exemples de ces réformes?

Le sauvetage des caisses de sécurité sociale exige nécessairement l’adoption de réformes douloureuses, tout en préservant les droits acquis de ceux qui sont actuellement à la retraite.

Aujourd’hui, on ne peut pas agir sans toucher l’âge de la retraite, les cotisations, le système de la péréquation ou encore le taux de la retraite, qui pourrait être révisé à la baisse. On peut aussi réviser le système de bonification touchant certaines catégories.

Toute une panoplie qu’on doit adopter pour rétablir l’équilibre du régime de la sécurité sociale, sachant que le contrat social signé en 2013 prévoit la diversification des ressources de financement de la sécurité sociale.

On ne peut pas se limiter aux cotisations qui sont à la charge des assurés ou d’employeurs, il faut chercher d’autres sources de financement comme la fiscalité sociale, la création d’un espace fiscal pour la sécurité sociale dont notamment les impôts ou bien une subvention directe de la part de l’Etat vers ces caisses.

Avez-vous d’autres recommandations?

Parmi les préalables d’une mise en œuvre d’une réforme structurelle des régimes de retraite, il y a la nécessaire création d’instances nationales de pilotage, d’alerte et de surveillance des équilibres financiers des régimes de retraite et ce, conformément aux références et normes internationales en la matière.

A ce titre, on peut tirer profit de plusieurs expériences internationales dont notamment la France, qui a créé le Conseil d’orientation des retraités.

En outre, les pouvoirs publics seront aussi appelés à rendre compte et à informer le public sur l’état des équilibres financiers des caisses pour une période lointaine.

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Selon le journal algérien Echoroukonline.com a rapporté, mercredi 22 juin 2016, que le Président-directeur général d’Air Algérie a reçu le bilan financier de la compagnie aérienne nationale, au titre de l’année 2015, où il appert un déficit de 260 milliards de centimes.

L’explication donnée par le commissaire aux comptes dénote que c’est la dévaluation du dinar et le plafonnement budgétaire dû aux investissements qui en sont la cause, poursuit le journal.

Afin de se renflouer et équilibrer ses comptes, Air Algérie va renforcer ses vols domestiques et internationaux.

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« Des entreprises publiques affichent un déficit global de 3000 millions de dinars entre 2010/2013. Ce déficit enregistré s’explique par de nombreux facteurs dont l’absence de bonne gouvernance », a annoncé Kamel Ayadi, ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption. C’était hier lundi 20 juin 2016 lors de son audition par la commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption.

Le ministre a, dans ce contexte, rappelé que son département a tracé une feuille de route globale et cohérente afin d’instaurer la bonne gestion et la bonne gouvernance dans toutes les administrations publiques.

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