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Le président kényan, Uhuru Kenyatta, a déclaré la guerre au train de vie fastueux des parlementaires et des hauts fonctionnaires, notamment les salaires « ahurissants », qui plombent l’économie du pays. Cette affaire était au coeur du discours adressé à la nation au Parlement, le mercredi 15 mars 2017, rapporte Financial Times.

Le chef de l’Etat a dit que les rémunérations dans la fonction publique sont «une des principales menaces » du « bien-être économique et national». D’après lui, la moitié du budget de l’Etat est dévorée par le secteur public, qui ne représente pourtant que 2% de la population. Les députés, par exemple, brassent l’équivalent de 76 fois le PIB par tête du pays, d’après une enquête réalisée en 2013 par le FMI et le Parlement britannique. Cela fait des élus kényans les plus grassement payés du continent, derrière le Nigeria. Les députés des pays développés à côté passent pour des pauvres, avec un salaire qui pèse à peu près quatre fois le PIB par tête.

Le président kényan envisage d’injecter une partie des grosses économies que le trésor public fera dans la revalorisation des fonctionnaires mal payés, comme les enseignants, les gardiens de prison ou les médecins.

Le rapport explosif de la commission chargée de faire la lumière sur les salaires et rémunérations est attendu en avril 2017. Il y aura de la casse dans la fonction publique kényane, où les plus gros salaires sont 60 fois plus élevés que les plus faibles. D’après le porte-parole de la commission, il a été proposé de rogner cet énorme fossé entre les salaires en le ramenant de 60 à 20 salaires d’écart…

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Au Kenya l’organisation philanthropique Give Directly a fait le saut dans le revenu universel, rapporte l’Agence Ecofin. Pendant 12 ans, 26 000 jeunes du pays recevront 0,75 dollar par jour, ce qui fait 50% du revenu moyen dans les localités rurales ciblées. Des économistes du Massachusetts Institute of Technology et de l’université de Princeton passeront au crible chaque année les retombées de ce dispositif. Bon, pour le moment on est au stade de l’expérimentation, mais après tout toutes les grandes choses dans ce monde ont commencé par là…

L’organisation (www.givedirectly.org) est assise sur un matelas confortable pour aller au bout de son projet : 23,7 millions de dollars de dons, collectés auprès du public et de généreux bienfaiteurs. Même Pierre Omidyar, le fondateur d’eBay, a mis la main à la poche : 500 000 $. «L’idée d’un revenu de base universel gagne du terrain puisque la technologie modifie fondamentalement la nature du travail. (…) Dans de nombreux pays pauvres, en particulier ceux d’Afrique, l’automatisation et la mondialisation créent la perspective d’une désindustrialisation prématurée, où la main-d’œuvre bon marché ne permet pas d’obtenir des emplois manufacturiers stables», a déclaré Omidyar.
Certes les sous décaissés par ce dernier sont une broutille au regard de son immense fortune – 54e mondiale -, mais ce qu’il apporte est infiniment plus précieux : Une formidable publicité pour le revenu universel qui peut faire mouche chez ses collègues de la Silicon Valley, richissimes pour certains, et surtout très influents. Par ailleurs le milliardaire a derrière lui une kyrielle d’institutions financières de renom, Citibank, Visa ou Mastercard, des partenaires d’Omidyar Network, sa fondation…

Il faudra sans doute attendre un peu avant que le revenu universel soit une réalité durable au Kenya, à fortiori dans toute l’Afrique. Et même pour les pays nantis de l’Occident, ça reste une idée soigneusement rangée dans les cartons, pour le moment. Par exemple en France, Benoit Hamon, candidat socialiste à la présidentielle d’Avril 2017, vient d’insérer le revenu universel dans ses promesses de campagne. Donc il y a du chemin à faire sur le continent africain, mais au Kenya au moins il y a une expérimentation…

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Le Kenya accueillera en juin 2017 une usine PSA d’assemblage de véhicules. Elle produira en moyenne 1 000 voitures par an, rapporte ouest-France.

PSA a signé samedi matin un contrat en ce sens avec Urysia, importateur et distributeur de la marque Peugeot au Kenya depuis 2010, précise le groupe français, selon lequel la production commencera avec la Peugeot 508, suivie par la Peugeot 3008.

Selon un porte-parole du groupe, les voitures seront dans un premier temps assemblées en kit à partir d’éléments importés, avec pour objectif d’aller vers davantage d’intégration locale.

Un millier de voitures par an représentent un volume limité. Mais après le Nigeria, l’Éthiopie, la Tunisie et le Maroc, PSA poursuit sa stratégie d’internationalisation sur les nouveaux marchés émergents d’Afrique pour réduire son exposition à une Chine devenue plus difficile.

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Le bilan du terrible choc entre un camion-citerne et d’autres véhicules, suivi par une explosion, samedi 10 décembre 2016 dans la soirée, au Kenya s’est alourdi. Les autorités évoquent ce lundi 40 décès, contre 33 hier dimanche…

Le drame s’est produit à Karai, près de 100 km au nord-ouest de Nairobi, sur la route bondée qui relie la capitale kényane et Nakuru dans la vallée du Rift, et fait la jonction avec l’Ouganda voisin.

Des témoins ont confié à la police que le camion, immatriculé en Ouganda, allait à vive allure quand il a déboulé devant ralentisseur nouvellement aménagé et qui n’était mentionné par aucun panneau de signalisation, ce qui est hélas fréquent au Kenya -.

Le chauffeur a perdu le contrôle de son véhicules et a percuté d’autres véhicules. Des témoins parlent d’une « boule de feu » qui s’est propagée à une dizaine de véhicules, dont un minibus et une voiture de la police. 11 éléments d’une unité paramilitaire kényane font partie des victimes.

« Ce désastre montre à nouveau que les dangers sur nos routes sont toujours là malgré des tentatives pour les rendre plus sûres », a déploré dans un éditorial le quotidien Daily Nation.

A signaler que les camions les plus gros ne sont pas autorisés à rouler la nuit sur certaines artères, mais le code de la route est rarement appliqué dans un pays où les policiers sont facilement corruptibles.

Ce lundi, le président de la République a demandé au ministère des Transports d’améliorer la signalisation. « Nous ne pouvons continuer à perdre des vies à cause de ralentisseurs mal érigés », a-t-il dit dans une allocution à Nairobi. « Des panneaux clairs doivent être placés dans cette zone pour prévenir les usagers, et cela devrait s’appliquer au reste du pays », a-t-il ajouté.

D’après la police routière kényane, environs 3.000 personnes décèdent chaque année sur les routes du pays. Mais pour l’Organisation mondiale de la Santé, le bilan des morts sur la route est bien au-delà elle, 12.000 par an.

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Selon un communiqué rendu public, ce vendredi 11 novembre 2016, par la présidence de la République, le chef de l’État, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce matin, Wariou Hassan, envoyé spécial du président kenyan, Uhuru Kenyatta.

L’émissaire du président kenyan a remis au président de la République une lettre de son homologue concernant le renforcement des domaines de coopération entre les deux pays frères.

Lors de cette rencontre, Béji Caïd Essebsi a affirmé que la Tunisie va bientôt ouvrir une ambassade au Kenya, a précisé la même source.

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Nairobi a annoncé son intention de retirer ses troupes de la force de l’ONU au Soudan du Sud suite au limogeage du commandant kényan, rapporte ce jeudi 3 novembre 2016, Africanews.

Le gouvernement du Kenya estime que le déploiement de ses troupes au Soudan du Sud n’est plus tenable et constitue une menace pour leur sécurité et leur bien-être, c’est ainsi que Nairobi a exprimé son envie de ne plus faire partie de la Minuss.
le ministère kényan des Affaires étrangères dit avoir appris avec consternation le limogeage du général Johnson Mogoa Kimani Ondieki. D’après la même source, c’est un rapport onusien accablant ses casques bleus pour leur réaction chaotique et inefficace face aux violences de juillet à Juba qui a entraîné le limogeage du général kényan. L’enquête, qui a mené au limogeage immédiat du général kényan, affirme également que la force onusienne n’a pas réussi à répondre à l’incursion le 11 juillet de soldats sud-soudanais dans un hôtel proche d’une base des Nations unies et abritant des employés d’organisations internationales.

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Six personnes ont été tuées dans une attaque attribuée aux islamistes somaliens shebab dans une zone résidentielle de la province de Mandera dans le nord-est du Kenya,  à moins d’un kilomètre de la frontière somalienne, ont indiqué jeudi les autorités locales, a annoncé ce jeudi 6 octobre 2016, le site  europe1.

D’après la même source, l’attaque a été lancée vers 02h45 contre ce complexe entouré d’un haut mur et protégé par des gardes et situé un peu en dehors de la ville de Mandera, capitale de la province du même nom et coincée à l’extrême nord-est du Kenya entre les frontières somaliennes (au sud-est) et éthiopienne (au nord).

Les assaillants ont utilisé de puissants explosifs contre le bâtiment », a déclaré Amb Mohamud Saleh, un responsable des services de sécurité locaux.

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Le Kenya s’apprête à mettre au point le premier médicament contre la tuberculose chez les enfants. Il s’agit d’une pilule combinant trois médicaments, qui se dissout dans l’eau, rapporte la chaîne BBC Afrique.

Cette trouvaille de la médecine permettra de guérir la tuberculose chez les enfants dans un délai de six mois.

Jusque-là, les enfants atteints de cette maladie pulmonaire potentiellement mortelle étaient soignés avec des pilules conçues pour les adultes, qu’il fallait réduire en morceaux avant de les leur donner.

D’après la même source, au moins un million d’enfants dans le monde sont atteints de la tuberculose, chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé. Selon les experts, le nouveau traitement sera plus efficace que celui administré jusque-là.

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La sixième édition du Forum africain sur la révolution verte, qui s’est clôturée hier vendredi au Kenya, a tenu toutes ses promesses. Du moins sur le papier. Les opérateurs et les organismes du continent et ailleurs se sont engagés à décaisser 30 milliards de dollars (26 milliards d’euros) sur dix ans pour propulser l’agriculture africaine.

La Banque africaine de développement (BAD), qui a misé gros déjà au Bénin, au Maroc et au Cameroun, a promis de mettre sur la table 24 milliards de dollars, devant 1 500 personnalités en provenance de quarante pays du continent. L’ambition est grande : Soulager 70% d’Africains dont la survie alimentaire est encore tributaire de l’agriculture.

Le président de la BAD, Akinwumi Ayodeji Adesina, agroéconomiste de formation, a fait de la révolution de l’agriculture africaine une de ses priorités.

Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, a fait savoir que son pays va dégager 200 millions de dollars pour faciliter à 150 000 jeunes agriculteurs l’accès aux marchés, aux banques et à l’assurance.

La Fondation Melinda & Bill Gates et la Fondation Rockefeller font partie des généreux contributeurs à ce fonds. D’ailleurs ces deux organisations ont inspiré cet élan de la révolution verte en Afrique (« Alliance for a green revolution in Africa »). Les deux fondations américaines ont promis d’injecter 1,180 milliard de dollars.

Le Programme alimentaire mondial, la nouvelle filiale africaine du producteur marocain d’engrais OCP, la Kenya Commercial Bank et le Fonds international de développement agricole se sont également engagés à mettre la main à la poche.

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S’exprimant à l’occasion du sixième Forum africain sur la révolution verte à Nairobi, les dirigeants ont convenu que l’action politique, les financements, les réformes politiques et l’adoption de technologies étaient les clés pour révolutionner la production alimentaire en Afrique, rapporte l’agence de presse chinoise Xinhua.

Dans son discours d’ouverture, le président kenyan Uhuru Kenyatta a déclaré qu’un secteur agricole dynamique était essentiel pour assurer le renouveau socio-économique sur le continent africain.
« L’agriculture offre une source d’emplois décents et de revenus pour des catégories démographiques essentielles comme les femmes et les jeunes. Ce secteur est onze fois plus efficace pour réduire la pauvreté », a lancé M. Kenyatta.

Des milliers de délégués de gouvernement, de l’industrie, des milieux académiques et de la société civile assistent actuellement au forum du 5 au 9 septembre.
Ce forum de haut niveau a pour but de discuter et d’adopter des déclarations globales pour favoriser le programme de sécurité alimentaire en Afrique.

Des partenariats solides sont impératifs pour renforcer la capacité des pays d’Afrique à mettre en œuvre des mécanismes continentaux afin de favoriser la transformation agricole, a indiqué M. Kenyatta.
Le président a cité en particulier la mise en œuvre rapide de la déclaration de Malabo adoptée en 2014 par les dirigeants africains pour révolutionner l’agriculture et renforcer la sécurité alimentaire et les revenus ruraux.
« À Malabo, nous nous sommes engagés à doubler le niveau de productivité de l’agriculture d’ici 2025 pour en faire une industrie de plusieurs milliards de dollars. Par conséquent, nous devons intégrer une vision continentale de la transformation agricole dans nos politiques nationales », a souligné M. Kenyatta.
Le dirigeant kenyan a révélé que son gouvernement investirait 200 millions de dollars dans les cinq prochaines années pour permettre aux jeunes agriculteurs d’accéder aux financements, aux facteurs de production et aux marchés.
« Ce nouveau financement favorisera également la création de valeur ajoutée et la transformation agro-alimentaire », a fait savoir M. Kenyatta.

La transformation du secteur agricole en Afrique est directement associée à la croissance économique, à la prospérité commune et à la coexistence pacifique.
Les investissements du secteur privé, l’adoption de meilleures variétés de semences et la rationalisation des chaînes de valeur permettront de renforcer la productivité du secteur agricole en Afrique, a dit le président rwandais Paul Kagame.
« Un secteur agricole transformé sera le socle de la prospérité à venir en Afrique », a commenté M. Kagame, ajoutant que des politiques de soutien favorables et des investissements dans les infrastructures d’énergie et des transports permettraient de renforcer la productivité du secteur agricole en Afrique.

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Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, est en visite au Kenya cette semaine, dans le cadre de son premier voyage en Afrique, qu’il mettra à profit pour visiter le centre technologique iHub de Nairobi, rencontrer des développeurs et des partenaires et comprendre l’évolution du « mobile money », écosystème novateur du pays.

Zuckerberg se rend au Kenya pour constater le pouvoir d’évolution de l’innovation technologique dans le pays, comprendre comment les entrepreneurs mobiles exploitent les technologies de pointe et déterminer des moyens pour Facebook de mieux soutenir les petites entreprises, les développeurs et les créateurs de contenu sur des marchés en expansion.

Il a atterri au Kenya hier, après avoir visité Lagos, au Nigeria. Il a constaté avec un grand enthousiaste que l’argent mobile et les réseaux sociaux dynamisent le commerce dans la région, tout en créant de nouveaux débouchés pour les entrepreneurs et les collectivités.

L’une des premières étapes du séjour de Zuckerberg a été la visite d’iHub, pôle d’innovation et hackerspace créé en mars 2010 par l’entrepreneur et membre de TED, Eric Hersman. Il y a rencontré des développeurs et des entrepreneurs :

Edna Kwinga, directrice des ressources humaines et Marie Amuti, designer UX chez Twiga Foods, une plateforme mobile d’approvisionnement de fruits et légumes frais, d’entreprise à entreprise.
Eric Thimba et Porgie Gachui, cofondateurs de Mookh, une start-up de paiement numérique.
Wandia Gichuru, PDG et Makena Mutwiri, responsable du marketing chez Vivo Active Wear, une boutique en ligne de vêtements féminins, dont l’essentiel de l’activité est réalisée via Facebook, Instagram et WhatsApp. Les transactions sont effectuées via mobile money.

Zuckerberg a également passé du temps avec les développeurs au sein de l’espace communautaire. Il s’est notamment émerveillé de l’ingéniosité de BRCK, une jeune entreprise américaine basée au Kenya, qui développe un dispositif Wi-Fi robuste, autonome et mobile permettant de relier les individus et les choses à Internet dans les régions du monde qui manquent d’infrastructures.

« Je viens juste d’atterrir à Nairobi ! Je suis ici pour rencontrer des entrepreneurs et des développeurs, et pour en savoir plus sur l’argent mobile, un domaine dans lequel le Kenya est le leader mondial », a déclaré Zuckerberg. « Mon parcours débute dans un endroit appelé iHub, où les entrepreneurs peuvent construire et développer les prototypes de leurs idées. Deux des ingénieurs que j’ai rencontrés, Fausto et Mark, ont conçu un système permettant aux gens d’utiliser le paiement mobile pour acheter de petites quantités de gaz de cuisine, beaucoup plus sûr et respectueux de l’environnement que le charbon ou le pétrole. C’est exaltant de voir comment les ingénieurs utilisent l’argent mobile pour développer des entreprises et aider leur communauté ».

Zuckerberg a publié plus tard : « J’ai déjeuné à Nairobi avec Joseph Mucheru, secrétaire du cabinet kenyan de l’Information et des Communications. Nous avons parlé d’accès Internet et de ses plans ambitieux pour connecter tous les habitants du Kenya. Nous avons mangé dans un lieu qui fait l’unanimité : MAMA Oliech Restaurant. Découvrir les spécialités locales est l’une des choses que je préfère quand je voyage. J’ai goûté l’ugali et le tilapia frit et j’ai adoré les deux ! »

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Comme il y a des sommets France-Afrique, Turquie-Afrique, Chine-Afrique, USA-Afrique, il y a également un sommet Japon-Afrique. Cet événement aura lieu pour la première fois sur le continent africain, à Nairobi, au Kenya, du 27 au 28 août 2016. Beaucoup ne le savent pas, car les Nippons, discrets de nature, ne le crient pas sur tous les toits, mais ‘le pays du soleil levant’ est un solide partenaire de l’Afrique. En effet il a à son actif des actions tangibles dans le sens de l’aide au développement, et ne se limite pas aux traditionnels échanges commerciaux lesquels le plus souvent ne sont qu’un pillage des matières premières du continent, qui d’ailleurs reviennent en Afrique sous forme de produits finis vendus aux populations locales à prix d’or. Une catastrophe pour les balances commerciales locales car elle dévore les devises étrangères. Le Japon lui est resté fidèle, ces vingt dernières années, à son crédo de vrai partenariat gagnant-gagnant, et le niveau de ses financements en direction de l’Afrique est resté stable au fil des années, malgré tous les soubresauts économiques qu’a connus Tokyo.

Cette philosophie est née de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), dont le premier rendez-vous a été organisé en 1993. Les choses ont tellement évolué depuis que l’Afrique pèse présentement 28% du soutien financier non remboursable, 15% de la coopération technique et 4% des prêts concessionnels accordés par le Japon. Par ailleurs 800 parmi les 2 500 volontaires japonais qui s’activent dans le monde sont en Afrique.

Le Japon, un ami de l’Afrique qui lui veut du bien

En 23 ans d’existence, la TICAD a mené des actions notables pour doper la croissance sur le continent africain. Elle a réussi à coaliser les partenaires au développement pour hausser le niveau de la connectivité interurbaine et transfrontalière pour doper l’intégration régionale. On peut citer des actions telles que l’installation de réseaux sous-régionaux d’énergie. Exemples : La mise en place d’une centrale géothermique au Kenya et un projet de ligne de transmission en Tanzanie. Par ailleurs l’Agence de coopération internationale du Japon (JICA), la Banque africaine de développement (BAD) et d’autres institutions ont subventionné conjointement l’implantation de corridors de développement et de « postes frontières à guichet unique (PFGU) » pour faciliter les procédures de transit au niveau des frontières.

On peut également évoquer les initiatives nippones dans le sens d’une amélioration de la productivité agricole, notamment pour le riz, une denrée très prisée sur le continent, surtout en Afrique subsaharienne. La Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD), qui a vu le jour en 2008, s’est donnée pour objectif de multiplier par deux la production de riz en Afrique d’ici 2018. Les résultats sont déjà là puisque de 14 millions de tonnes de riz produits sur le continent auparavant on est passé à 25 millions de tonnes en 2014, soit une hausse de 74 %. L’objectif pour 2018 est donc à portée de main. Une aubaine pour les pays africains quand on sait ce que pèse le riz dans le volume des importations.

A l’occasion de la cinquième TICAD, en 2013, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, avait déclaré que l’Afrique serait le moteur de la croissance mondiale de ce XXIe siècle. Il n’avait pas tort puisque le continent, en dépit des tempêtes économiques mondiales, affiche un taux de croissance de 3,7 %, un chiffre bien supérieur à la moyenne mondiale. On parle même de 4,5 % en 2017, ce qui fait de l’Afrique le deuxième continent où la croissance est la plus forte, après l’Asie. Le Japon, à n’en pas douter, continuera de prendre toute sa part dans les efforts de développement du continent. Les autres partenaires de l’Afrique – suivez mon regard – devraient en prendre de la graine, au lieu de ne voir en l’Afrique qu’un énorme marché où on achète et vend à tour de bras…

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Quatre policiers kényans ont été inculpés lundi par un tribunal de Nairobi pour le meurtre brutal fin juin d’un vocat, de son client et de leur chauffeur, ont rapporté les médias.

Les policiers, Fredrick Leliman, Leonard Mwangi Maina, Stephen Cheburet Morogo et Silvia Wanjiku Wanjohi, sont accusés d’avoir tué l’avocat Willie Kimani, son client Josephat Mwenda et leur chauffeur de taxi Joseph Muiruri. Les trois victimes avaient disparu le 23 juin après une audience au tribunal de Makovo, dans la banlieue de Nairobi. Leurs corps mutilés avaient été retrouvés une semaine plus tard dans la rivière Ol Donyo Sabuk, au sud-est de la capitale.

Les poignets de Me Kimani avaient été attachés, trois de ses doigts coupés et ses yeux énucléés, selon la presse kényane. Le client du jeune avocat, un chauffeur de moto-taxi, accusait la police de l’avoir harcelé et intimidé afin qu’il abandonne une plainte contre un haut responsable des forces de l’ordre qui, disait-il, lui avait tiré dessus sans raison en avril 2015.

La police kényane est régulièrement accusée d’exécutions extrajudiciaires par les organisations de défense des droits de l’Homme kényanes et internationales rapporte l’agence APS

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Le Kenya et l’Éthiopie ont conclu très récemment un accord pour mettre en place un pipeline transfrontalier. A peu près 1,8 milliard d’euros seront injectés dans ces travaux lesquels à terme permettront d’acheminer le pétrole entre la ville côtière de Lamu, dans le sud-est du Kenya et Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie. Cette annonce sonne comme une réplique à l’Ouganda qui il y a quelques semaines a préféré se tourner vers la Tanzanie pour réaliser un ouvrage du même calibre, boudant le Kenya.

Cet accord a été signé lors de la visite officielle du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, à Nairobi, capitale du Kenya, le jeudi 23 juin 2016. L’entrée en service de cette installation est prévue en 2021.

Les partenaires ont de l’ambition !

Ce pipeline est un morceau du vaste programme dénommé « Lapsset » (Lamu Port and Lamu Southern Sudan-Ethiopia Transport Corridor). Il est question de relier des oléoducs pour transporter le pétrole éthiopien, sud-soudanais et kényan jusqu’au futur port de Lamu, dont le coût de construction est estimé à près de 24 milliards de dollars.

L’Ouganda était parmi les promoteurs du projet Lapsset, mais il a lâché ses compagnons en cours de route, le mois dernier, pour faire cavalier seul et exporter son pétrole par le port de Tanga en Tanzanie. Certainement une affaire de gains supplémentaires et de dépenses réduites…

Le dynamisme insolent de l’Éthiopie

L’Éthiopie, qui fait feu de tout bois en ce moment et dont la croissance est de…, a également d’autres méga chantiers sur le feu, dont un pipeline qui va faire la jonction entre le centre du pays et le port de Djibouti. C’est le fonds Black Rhino, piloté par le capital-investisseur américain Blackstone Group et la société sud-africaine MOGS Oil & Gas Services qui vont décaisser le financement de ce projet, évalué à 1,55 milliard de dollars. Les travaux devraient s’achever au dernier trimestre 2018.

Lors du voyage du Premier ministre éthiopien à Nairobi, les deux pays ont également signé un contrat pour l’achat d’électricité. Le Kenya va être approvisionné en énergie hydroélectrique, 400 mégawatts exactement, dans les dix-huit prochains mois.

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L’équipe de Tunisie poursuit ses défaites dans le Mondial qui se déroule en Pologne en s’inclinant devant l’équipe de Cuba sur le score de 3-2.

La Confédération africaine de volley-ball (CAVB) a confié au Kenya l’organisation du championnat d’Afrique des nations dames des moins de 23 ans, prévu du 20 au 27 octobre 2016, a indiqué l’instance africaine sur son site officiel.
Cette seconde édition après la première organisée en Algérie en 2014, sera qualificative au championnat du monde de la catégorie en 2017. La compétition devrait regrouper les favoris de l’épreuve, entre autres l’Egypte, vainqueur de la première édition, la Tunisie (vice-championne) et l’Algérie (3e). Le Botswana qui avait participé à la première édition est un autre prétendant à la victoire.
La Confédération africaine de volley-ball a fixé au 4 octobre prochain le dernier délai de confirmation de participation au tournoi.

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Au Kenya, deux membres présumés de l’Etat islamique préparant des attaques terroristes ont été interpellés.

Le Kenya poursuit sa traque contre les terroristes. qui préparaient des attaques terroristes ont été interpellés.

Dans ce contexte, les autorités kényanes ont interpellé, mercredi 25 mai 2016, deux hommes, Kiguzo Mwangolo Mgutu et Abubakar Jillo Mohammed, deux membres présumés de l’Etat islamique, soupçonnés d’avoir prévu des attaques afin de venger l’arrestation de Mohammed Abdi Ali, un étudiant en médecine et chef présumé de leur groupe au Kenya qui prévoyait, toujours selon la police, une attaque à l’anthrax au Kenya.

Les autorités kényanes ont précisé que Kiguzo Mwangolo Mgutu et Abubakar Jillo Mohammed se sont radicalisés en fréquentant une mosquée d’un bidonville de Nairobi, où ils ont été recrutés par l’Etat islamique. Afrik.com

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L’Agence mondiale antidopage (AMA) a donné au Kenya jusqu’au 2 mai pour adopter une nouvelle législation antidopage et éviter ainsi une éventuelle interdiction de participer aux JO de Rio, a annoncé jeudi l’organisation. Il s’agit du deuxième report accordé par l’AMA, le Kenya ayant déjà échoué à deux reprises à se conformer aux précédentes dates butoirs, les 11 février et 5 avril, a rappelé l’agence dans un communiqué envoyé depuis son siège de Montréal (Canada). Le comité de suivi de l’AMA s’est réuni le 5 avril et a déterminé que « la situation actuelle n’était pas conforme » à ses attentes.
« A moins que la loi, la politique et les règles de l’Agence kényane antidopage (Adak) ne soient adoptées avant le 2 mai, le comité recommandera à l’AMA de déclarer l’Adak non conforme », indique le communiqué.
L’AMA se réunira le 12 mai et procédera à un vote sur la question. Début avril, les parlementaires kényans ont bien procédé à la lecture préliminaire d’une loi qui sanctionne de 1.000 dollars (872 euros) d’amende et/ou d’un an de prison les athlètes convaincus de dopage et met en place une Agence kényane antidopage (Adak).
Mais le texte ne pourra être adopté au mieux avant le 20 avril, les travaux de l’Assemblée étant actuellement suspendus. Le président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF),  Sebastian Coe, avait menacé les athlètes kényans d’une suspension aux JO-2016 si la nouvelle législation n’était pas mise en place à temps.

TAP

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Les Chinois se frottent les mains. En effet le gouvernement kényan vient de confier au groupe China Communications Construction Company (CCCC) l’extension du réseau ferroviaire du pays, un contrat astronomique de 549 milliards de shilling kényans (environ 5,4 milliards de dollars).
Les travaux vont débuter dans la ville de Naivasha (nord-ouest de Nairobi, la capitale) pour faire la jonction avec Malaba, près de la frontière ougandaise, a fait savoir Kenya Railways. Il est également question d’études de faisabilité, de transferts de savoir-faire et de technologie ainsi que des opérations de maintenance jusqu’au bouclage du projet.

Le groupe chinois a raflé d’autres sous-contrats dans la foulée, comme l’édification du tronçon entre Naivasha et Kisumu (262 kilomètres), une localité à l’Ouest du pays, nichée près du lac Victoria, ainsi que le tronçon qui fait la jonction entre Kisumu et Malaba (107 kilomètres). CCCC a également la charge de l’extension du port de Kisumu et du dépôt à conteneurs d’Embakasi, à Nairobi.

Une vraie révolution dans le ferroviaire

Le Kenya est en pleine phase de révolution ferroviaire avec un énorme chantier qui touche tout le territoire. Il est prévu, d’ici 2017, que la première phase du projet relie la capitale à Mombasa, la deuxième ville du pays. Il faut actuellement plus de dix d’heures en train pour faire les 450 kilomètres qui séparent les deux villes, un vrai calvaire pour les voyageurs et une calamité pour l’économie du pays. Les travaux de doublement de la ligne à grande vitesse Nairobi-Mombasa avaient été confiés à l’entreprise publique chinoise China Road and Bridge Corporation (CRBC). Pour monter l’opération, la China Eximbank a prêté 1,5 milliard de dollars au Kenya en décembre dernier. C’est tout bénef pour la Chine qui rafle le marché et les intérêts de la dette du Kenya.

A terme, les lignes ferroviaires lancées par le Kenya rallieront l’Ouganda, puis Kigali, au Rwanda et même Djouba, au Soudan du Sud, soit un total de 2900 kilomètres. C’est un vrai accélérateur pour le développement de toute la région…

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

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