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Mohamed Brahmi,

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Des sources au sein du Ministère de l’Intérieur ont  indiqué au  site Tunis Tribune  que le chargé du renseignement de l'ambassade Allemande

Un colloque sur  » les obstacles au développement local et régional en Tunisie  » s’est tenu, dimanche, au Palais Dhiafa, à Sidi Bouzid, à l’occasion de la commémoration du troisième anniversaire de l’assassinat du martyr Mohamed Brahmi, avec la participation d’une pléiade d’intellectuels et d’experts dans le domaine du développement et de l’économie, en présence du bureau directeur de la fondation Mohamed Brahmi et d’un grand nombre de citoyens et de représentants syndicaux, d’associations et de partis dans la région.
La députée de la région de Sidi Bouzid, Mbarka Aouania, veuve du martyr Mohamed Brahmi, a fait valoir que  » la commémoration de l’assassinat de Brahmi, ne doit pas être un simple rendez-vous annuel, mais plutôt un programme pour promouvoir les alternatives proposées par le martyr « . Elle a critiqué « les tentatives incessantes », selon ses termes, de clôturer l’affaire de l’assassinat de Brahmi et d’arrêter l’enquête sur ce sujet, estimant que « l’Etat est impliqué dans le crime ainsi que dans sa dissimulation ». Elle a réaffirmé la détermination à poursuivre la pression afin que toute la vérité soit faite sur le dossier, même s’il fallait s’adresser à des instances internationales, a-t-elle insisté.
Dans son intervention intitulée  » le bilan du développement régional en Tunisie; dimensions et indicateurs « , l’universitaire Boujemaa Mechi, a fait remarquer que l’écart de développement s’est creusé, ces dernières années, à l’échelle régionale et locale. Du coup, il a recommandé de préconiser une démarche de développement plus réaliste, équilibrée et sécurisée afin de garantir les droits des générations futures.

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Mohamed Brahmi

– Le secrétaire général du parti du Courant populaire, Zouhaier Hamdi, a accusé la coalition au pouvoir de vouloir étouffer la vérité sur l’assassinat Mohamed Brahmi, à l’instar de la Troïka avant 2014.
 » Ceux qui gouvernent aujourd’hui sont les complices de leurs prédécesseurs sur les plans moral et politique « , a lancé Hamdi, lors d’une conférence de presse donnée, mercredi, conjointement avec le Front populaire (FP), dénonçant l’intention de classer l’assassinat du martyr Mohamed Brahmi en tant que  » crime ordinaire « .
Les gouvernants actuels, a-t-il dit, veulent consacrer l’impunité, après avoir promis auparavant de  » révéler la vérité  » sur les assassinats politiques et  » d’ouvrir tous les dossiers « , a-t-il déploré.
Avis partagé par le porte-parole du FP, Hamma Hammami, qui estime que  » les dirigeants actuels cherchent à noyer la vérité sur les assassinats politiques en Tunisie « , en tentant de faire passer la loi sur la réconciliation économique et financière sans reddition préalable des comptes.
Il a, dans ce sens, évoqué les assassinats de Chokri Belaid, Mohamed Belmofti, Majdi Ajlani ainsi que les militaires et sécuritaires tombés dans des attaques terroristes.
Hammami a, par ailleurs, réitéré le rejet du FP de l’initiative présidentielle en faveur de la formation d’un gouvernement d’Union nationale qui, a-t-il dit, s’inscrit dans le cadre des efforts pour dénouer la crise de Nida Tounes.
De son côté, Amor Saadaoui, membre du collectif de défense du Martyr Mohamed Brahmi a fait remarquer que trois années se sont écoulées sans que la vérité ne soit établie dans cette affaire, en raison des  » multiples failles ayant marqué les procédures engagées par le juge d’instruction en charge du dossier « .
Plusieurs meetings, conférences et manifestations culturelles seront organisées à travers le pays pour commémorer le 3e anniversaire de la mort de Mohamed Brahmi, assassiné le 25 juillet 2013.
Le programme débute samedi 23 juillet à Sfax et s’achève le 27 juillet à Djerba.

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La même arme

Hatem Ferjani, député de Nidaa Tounes à l’ARP, a appelé le ministère de la Justice à considérer l’assassinat des deux leaders de l’opposition Chokri Belaid et Mohamed Brahmi comme une affaire nationale.

Lors de la séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP en présence des ministres de la Justice et de l’Intérieur, il s’est adressé au ministre Omar Mansour, l’appelant à excercer ses prérogatives et suivre cette affaire, jugée importante.
Pour dévoiler la vérité, il a souligné la nécessité d’éviter les accusations, faisant savoir que de nombreuses questions se posent en ce qui concerne cette affaire.

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Après la démission de conseiller du chef du gouvernement

Lotfi Zitoun, un des leaders d’Ennahdha, est revenu, hier vendredi 03 juin dans la soirée, sur la chaine Attessia, sur le dossier de la dissociation de l’axe politique et de la prédication au sien de son mouvement. Il a confirmé ce que le président du mouvement, Rached Ghannouchi, avait déjà déclaré, au risque de brouiller encore plus les cartes : Le parti maintient son référentiel religieux, tout en se conformant aux principes de la démocratie et en optant pour une orientation résolument moderniste.

« D’ailleurs, la présence du président de la République témoigne de l’évolution d’Ennahdha. En plus, tous les responsables du parti ne pourront plus combiner l’action partisane et le volet associatif, à chacun sa spécialité. Ainsi, on en finira avec les accusations de ‘travail clandestin' », a déclaré Zitoun.

S’agissant de l’ex-président Moncef Marzouki, il a souligné que ce dernier a fait un pari et qu’il l’a perdu. « Ce sont les règles du jeu. Et puis, il se trompe s’il croit qu’en adoptant une certaine posture, il peut capter des partisans d’Ennahdha. C’est un parti qu’on a bâti depuis plus que 40 ans. Ce n’est pas aussi facile que ça, M. Marzouki se fait des illusions », a-t-il ajouté.

Sur un tout autre sujet, Zitoun a déclaré que la Troïka endosse la responsabilité de tous les événements qui se sont produits sous son règne, notamment les meurtres de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi ou l’attaque contre l’ambassade US : « C’est une responsabilité politique. La responsabilité pénale est une autre affaire, et c’est à la justice de trancher en fonction des preuves et des dossiers entre ses mains », a déclaré le leader d’Ennahdha.

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La Fondation du Martyr Mohamed Brahmi (MBF) a mis au point un programme pour commémorer l’assassinat du député qui a eu

La Fondation du Martyr Mohamed Brahmi (MBF) a mis au point un programme pour commémorer l’assassinat du député qui a eu lieu le 25 juillet 2013, en collaboration avec les composantes de la société civile, dont l’association du Martyr Chokri Belaid, le parti du défunt, le Courant populaire, le Front Populaire(FP) et d’autres formations démocratiques.

Le contenu du programme, devrait être dévoilé le 21 juillet, au cours d’une conférence de presse.

La journée du 23 juillet sera marquée par l’organisation de deux activités importantes. La première, organisée par MBF à Tunis est un séminaire sur « la violence politique et le fanatisme religieux ». Plusieurs universitaires y prendront part et avanceront des analyses sur la genèse du fanatisme religieux et son corollaire, la violence, dans le paysage public islamique dans la première moitié du premier siècle de l’hégire. Les origines du comportement violent dans l’Europe chrétienne, et l’évolution de la religiosité en Tunisie depuis le 16ème siècle seront également traitées comme deux thèmes du séminaire. Le comportement et les thèses des groupes prônant le takfir ainsi que la violence dans la conjoncture actuelle en Tunisie et dans les pays du printemps arabe, seront scrutés, au cours du séminaire, dont les organisateurs s’attendent à ce qu’il formule des recommandations à l’adresse des autorités, de la société civile et des formations politiques pour créer une dynamique permettant de venir à bout de ces phénomènes .

Parallèlement, le 23 juillet, le FP organisé à Sfax un meeting politique pour commémorer le dernier meeting présidé par le Martyr Mohamed Brahmi à la veille de son assassinat.

Un rassemblement sera organisé à la Place du Bardo le 24 juillet 2014, auquel prendront part, aux côtés de MBF, les composantes de la société civile, dont l’association du Martyr Chokri Belaid, le parti du défunt, le Courant populaire, le FP et les autres formations démocratiques.

Le 25 juillet 2014, un documentaire sera projeté dans les lieux mêmes de la manifestation culturelle qui a eu lieu jeudi 26 juin 2014, à Dar Assaida. Le documentaire relatera la préparation de l’activité culturelle engagée durant des mois, sous l’égide de Jalila Baccar, femme de théâtre connue et membre de l’association MBF chargée de la culture, au profit d’un groupe d’enfants, aboutissant à un travail artistique original. Plusieurs artistes et acteurs ont collaboré à ce travail et rendu possible l’encadrement fructueux et passionné de ces artistes en herbe du quartier populaire Assaida.

La Fondation Mohamed Brahmi (MBF) projette également, et pour la même occasion, d’organiser début août 2014, à Sidi Ali Ben Aoun un séminaire sur le développement régional. Des contributions scientifiques et des débats sur les réserves hydrauliques et le potentiel de développement de la région devraient être couronnés par des recommandations concrètes sur les moyens et les mécanismes d’accélérer la dynamique de développement à l’échelle régionale. Ce séminaire fait suite à une autre activité, de même nature, organisée à Sidi Ali Ben Aoun, le 14 juin 2014, qui s’est penchée sur le potentiel de développement de la région et les conditions de sa mise en œuvre.

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L’avocate Leila Hadded membre du comité de défense de Mohamed Brahmi a précisé

L’avocate Leila Hadded membre du comité de défense de Mohamed Brahmi a précisé, dans une déclaration à Mosaïque Fm, que le juge d’instruction a répondu favorablement à de nombreuses demandes présentées par l’instance notamment en ce qui concerne l’audition de certains cadres sécuritaires du ministère de l’Intérieur sur le document des renseignements qui avait été divulgué.

Le document en question confirme que les services internes du ministère de l’Intérieur ont reçu un document sur un projet d’assassinat par des salafistes visant le député d’opposition, Mohamed Brahmi. Le document a été authentifié par le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou.

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Dans une déclaration accordée à Africanmanager

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Adenene Brahmi, fils du martyr Mohamed Brahmi, a affirmé qu’ « Avec la mort de Kamel Gadhghadhi, la vérité ne sera jamais dévoilée, car ce dernier a été utilisé comme un outil pour assassiner mon père. A mon avis l’assassinat de Kamel Gadhghadhi est une liquidation de celui qui détient la vérité »a-t-il affirmé.

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Une association qui porte le nom de Mohamed Brahmi dénommée

Une association qui porte le nom de Mohamed Brahmi dénommée  » la Fondation du Martyr Mohamed Brahmi  » a vu le jour dernièrement . Il s’agit d’une organisation indépendante et ouverte, qui adopte comme fondement une approche participative pour ses adhérents dans la conception comme dans l’action .Des dizaines de femmes et d’hommes ont participé à définir ses orientations , préciser ses finalités, identifier ses objectifs, et concevoir les grandes lignes de son programme .

Cette Fondation devrait intervenir dans le cadre du développement humain intégral, et œuvrer pour :

-La consolidation de la solidarité entre les citoyens, la loyauté envers les martyrs, l’enracinement de l’amour de la patrie et de l’esprit civique , l’ouverture aux valeurs nobles de l’humanité et l’abnégation pour le travail porteur

– Le renforcement des acquis, l’exercice des libertés, la stimulation de l’esprit d’initiative, du don de soi , et l’encouragement de la créativité et l’innovation dans tous les domaines,

-La souveraineté de la justice entre les citoyens, les régions et les catégories sociales, la propagation des valeurs et principes de la République, et la consolidation des institutions.

Pour garder en mémoire le martyr ,ses amis et ses camarades porteurs du projet « la Fondation du Martyr Mohamed Brahmi », ont créé cette association , et invitent, six mois après son départ , tous ceux qui ont aimé cet homme, à se retrouver autour de son tombeau à la cimetière Jallez, le samedi 25 janvier 2014, à dix heures du matin, pour demander pitié à son âme, renouveler la loyauté à son combat, et lui offrir une fleur.

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Le Front Populaire compte rendre un hommage à son martyr

Le Front Populaire compte rendre un hommage à son martyr, Mohamed Brahmi dimanche le 24 novembre à la Place du Martyr Mohamed Brahmi à la cite El-Ghazala.

Plusieurs personnalités nationales et politiques ainsi que la sa famille et celle de Chokri Belaid seront présentes à cette occasion.

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Taïeb Aguili

Taïeb Aguili, membre de l’Initiative pour la Recherche de la Vérité sur l’Assassinat de Chokri Belaid et de Mohamed Brahmi (IRVA) a déclaré que si un malheur lui arrivait avant le début de la conférence de presse prévue pour ce mercredi 2 octobre 2013 , son avocat se chargera de dévoiler toutes les vérités dont il dispose sur l’assassinat des deux hommes politiques.

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Adnene Brahmi

Adnene Brahmi, fils du martyr Mohamed Brahmi a déclaré sur Mosaïque FM, qu’une lettre a été déposée devant le domicile familial, contenant des détails sur l’assassinat de son père.

Le fils du défunt Mohamed Brahmi a indiqué que les agents de la sécurité ont été alertés ,ont eux-mêmes ouvert la lettre , et l’ont confisquée , mais il a pu en lire quelques lignes qui indique que l’arme du crime se retrouve dans un des bureaux du ministère de l’Intérieur.

Il a ajouté que sa sœur a indiqué, en se référant à la lettre, que deux éléments relevant de la Brigade anti-terroristes qui habitent à proximité de son domicile sont impliqués dans l’assassinat de Brahmi .

D’autre part, Adnene Brahmi a souligné que la lettre précise que Rached Ghannouchi s’est entretenu avec Ali Laârayedh, une demi-heure avant l’assassinat de Brahmi pour s’assurer du bon déroulement de l’opération.

Adnene Brahmi dit ne pas pouvoir faire de commentaire pour l’instant jusqu’à l’ouverture d’une enquête sur la lettre reçue.

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Dans un communiqué diffusé dimanche

Dans un communiqué diffusé dimanche, le parti populaire a informé que la famille du défunt Mohamed Brahmi et ses voisins à la cité El-Ghazala ont constaté ,ces derniers jours ,des mouvements douteux aux environs de leur maison , de la part de personnes étrangères au quartier et qui passent et repassent à plusieurs reprises à bord de voitures et de motos.

La famille du défunt a tiré également la sonnette d’alarme en alertant les forces de sécurité de mouvements suspects qui se passent autour du domicile du défunt et de sa famille.

La famille rapporte, aussi, avoir remarqué ces derniers jours, un ballet suspect de voitures et de motocyclettes transportant des individus étrangers à la cité où résidait le défunt. Et de préciser que des véhicules suspects se sont mis à suivre au pas les mouvements des membres de la famille, et notamment hier, quand une voiture transportant des inconnus a suivi sur tout le trajet les deux filles du défunt.

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Le cortège funèbre est arrivé au cimetière Sijoumi ce samedi 27 juillet

Le cortège funèbre est arrivé au cimetière Jellaz ce samedi 27 juillet , vers 11:15 , dans un climat de sérénité et de recueillement , après avoir quitté le domicile de Mohamed Brahmi vers 09h40, de la Cité La Gazelle (l’Ariana). Le cortège étant arrivé à la place des Droits de l’Homme à Tunis, première étape du parcours du cortège, pour atteindre l’avenue Habib Bourguiba vers 10:30 .

Les membres de la famille du défunt se trouvent à bord d’un véhicule militaire, suivi par une foule nombreuse et des personnalités politiques .

Les foules énormes venues rendre le dernier hommage au défunt ,rappellent les funérailles de feu Chokri Belaid .

Des slogans scandés par les foules et surtout les jeunes s’apparentent surtout à la littérature du front populaire : Aujourd’hui , aujourd’hui Ennahdha va tomber, Ni peur ni angoisse le pouvoir est aux mains du peuple, Ya Ghannouchi Ya Saffah Ya Gattal Larouah , Après que le sang ait coulé ,il n’y a plus de légitimité pour la bande nahdhaouie.

Les banderoles déployées sont plus sobres ,et moins nombreuses ,et parlent uniquement du Martyre Haj Mohammed Brahmi . Des portraits du martyre ont également été portés par la foule qui comprenait beaucoup de femmes , d’ordinaire interdites d’assister aux obsèques dans les cimetières .

Les journalistes étaient nombreux à couvrir l’évènement , les forces de l’ordre encadraient le cimetière de manière systématique , et la présence militaire, beaucoup plus discrète , a été saluée chaleureusement par la foule .

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Des milliers de Tunisiens se sont rassemblés vendredi

Des milliers de Tunisiens se sont rassemblés vendredi, dans plusieurs régions de la Tunisie afin de protester contre l’assassinat du dirigeant d’opposition Mohamed Brahmi. Depuis ce matin, tous les vols de la compagnie Tunisair ont été annulés. La plupart des magasins sont fermés. Toutefois, les transports en commun fonctionnent presque normalement dans le centre de Tunis.

Des Tunisiens et des Tunisiennes, en colère, se sont donné, une nouvelle fois, rendez-vous à l’Avenue Habib Bourguiba. Ils défilent, ils crient, ils agitent des slogans, sous le regard vigilant des hommes du ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jedou, qui ont dressé plusieurs cordons pour encadrer la manifestation et empêcher d’éventuels affrontements. «Gouvernement des frères, dégage !»

A Sidi Bouzid, ville natale de Brahmi, des habitants de la région, très en colère, sont descendues dans les rues, ont bloqué plusieurs artères de la ville et mis le feu à des pneus. Ils ont mis le feu dans 3 locaux du mouvement Ennahdha dans les délégations de Mazouna, Meknassi et Menzel Bouzayane.

A Sfax, la police tunisienne a fait usage, vendredi, de gaz lacrymogènes pour disperser plusieurs centaines de manifestants. Les protestataires, qui entendaient manifester contre l’assassinat de Brahmi, ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre.

Egalement au Kef et à Kasserine, un grand rassemblement a été observé pour la circonstance. À Bizerte, des centaines de citoyens ont manifesté devant le gouvernorat. D’autres manifestations ont eu lieu un peu partout dans le pays : à Siliana, Béjà , Redeyef et à Djerba .

Il convient de rappeler, dans ce contexte, que Mohamed Brahmi, leader du Mouvement populaire a été abattu par deux hommes à moto devant chez lui alors qu’il descendait de voiture. Il a été tué devant sa maison alors qu’il était avec sa petite fille handicapée.

Nadia Ben Tamansourt

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La Tunisie était encore

La Tunisie était encore, vendredi, sous le choc de l’assassinat du député à l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mohamed Brahmi, transformant la fête de la République en une journée de deuil. C’est depuis lors que les tensions montent sans devoir s’atténuer. Des accusations fusent de part et d’autre. Une grève générale a été annoncée et totalement observée. Des appels à la chute immédiate du régime d’Ennahdha. Des slogans anti Rached Fhannouchi prolifèrent : « Ghannouchi assassin », « Ennahda doit tomber aujourd’hui ». A vrai dire, moins de six mois après l’assassinat de Chokri Belaid, un autre martyr est tombé sous les mêmes balles. L’assassin est le même ! L’arme utilisée est la même ! Le scénario est aussi le même ! Cela a été confirmé par le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou, lors d’un point de presse, vendredi 26 juillet 2013.

Qui a tué Chokri Belaid et Mohamed Brahmi ?

Lotfi Ben Jeddou a indiqué que Boubaker Hakim et 13 autres personnes dont 10 sont en état de fuite et 4 en détention, sont impliquées dans le meurtre de Mohamed Brahmi. Boubaker Hakim est connu comme étant membre du mouvement salafiste extrémiste « takfir » ayant des antécédents dans une affaire d’introduction d’armes sur le territoire tunisien, selon le ministre, soulignant qu’aucune implication d’une partie politique dans les assassinats de Chokri Belaid et de Mohamed Brahmi n’a été prouvée. Une information qui demeurerait insuffisante et même sans intérêt, si le ministre n’avait pas évoqué des liens avec des éléments qui ont appartenu au courant Ansar Charia. Mais, la question-clé qui se pose est de savoir qui est réellement derrière Boubaker Hakim et les 13 autres impliqués ? Qui les finance ? Qui a planifié ce crime ? Qui l’a commandité? Et à quelles fins ? Autant d’interrogations qui demeurent sans réponses, en attendant l’évolution de l’enquête lancée sitôt le crime perpétré.

De fait, l’implication d’extrémistes salafistes dans l’assassinat de Mohamed Brahmi a été déjà évoquée par nombre de médias avant même d’être confirmée solennellement par le ministre de l’Intérieur. Plusieurs sources ont rapporté que les suspects ont des relations avec la cellule, démantelée, déjà, depuis quelques temps dans le gouvernorat d’Ariana, lieu du crime. Il a été également, indiqué que la première personne impliquée est déjà recherchée par les unités anti-terroristes.

De son côté, le dirigeant de Nidaa Tounes, Mohsen Marzouk n’a pas écarté la possibilité que les personnes impliquées dans l’assassinat de Belaïd soient les mêmes qui ont tué Brahmi, ce jeudi.

Des scénarios identiques !

Selon le témoignage de la fille de Mohamed Brahmi, qui avait entendu les coups de feu et qui était sortie pour s’en enquérir, les tueurs étaient au nombre de deux. Ils étaient à bord d’une moto VESPA, vêtus de noir et portant des casques, exactement, comme ce qui s’est passé avec Chokri Belaid. Ils ont pris la fuite dès la commission du meurtre qui a eu lieu vers midi.

Le médecin légiste a diagnostiqué 14 balles dans la dépouille du défunt, lors de l’autopsie, dont 9 au niveau de la moitié supérieure gauche du corps et une dans sa tête. L’arme utilisée par les assassins provient de Libye.

UGTT, une réaction très forte et violente

Sami Tahri, membre du bureau exécutif de l’UGTT a démenti l’information selon laquelle, plusieurs locaux de l’Union auraient été attaqués, soulignant que les différents sièges et bureau afférents à l’UGTT sont sécurisés jour et nuit pour éviter d’éventuelles attaques.

En revanche, il a précisé que des inconnus ont agressé à coup de pierres des manifestants se trouvant devant le siège de l’UGTT à Tunis pour protester contre l’assassinat de Mohamed Brahmi : « Si on nous agresse avec violence, notre réponse sera très forte et violente, au vrai sens du terme » a-t-il martelé, précisant que l’appel à un gouvernement de salut national est en cours de négociation entre les dirigeants de l’UGTT.

Un front de salut national

Nidaa Tounes a souligné, dans un communiqué, que l’assassinat du militant Mohamed Brahmi est une nouvelle preuve de l’échec de l’ANC et des pouvoirs en découlant dans la réalisation de la transition démocratique, et a appelé à la dissolution de ces pouvoirs et leur remplacement par un système et des institutions nationales pouvant garantir la continuité de l’Etat tunisien, l’élaboration d’une nouvelle constitution, l’organisation d’élections libres, la lutte contre l’extrémisme et la violence politique et la condamnation de leurs auteurs.

Le mouvement a appelé toutes les forces politiques et sociales nationales à s’unir et à former un front de salut national pour établir un calendrier pour les prochaines échéances politiques et trouver les solutions alternatives pour sauver le pays et gérer la période transitoire.

Il a, en outre, appelé l’Armée nationale, la sûreté républicaine et l’institution judiciaire à garantir le droit de s’exprimer librement et de manifester pacifiquement.

Désobéissance civile

Le mouvement « Tamarrod », lui, prône la désobéissance civile, la dissolution de l’ANC et la dissolution des Ligues de Protection de la Révolution et la constitution d’un gouvernement de Salut national, appelant ses sympathisants à « occuper les rues jusqu’à la satisfaction de leurs exigences. »

Taïeb Baccouche, dirigeant à Nidaa Tounes a déclaré, qu’il est nécessaire de créer un gouvernement de salut national, sans ingérence dans les prochaines élections, pour gérer les affaires du pays.

Il a indiqué que les partis de l’Union pour la Tunisie ont la même proposition sur la dissolution du gouvernement et de l’ANC et la création d’un gouvernement de statut national ainsi que une commission d’experts pour la rédaction de la constitution dans les plus brefs délais.

« Qu’ils partent tous, opposition et majorité au pouvoir »

Kaïs Saied, professeur de droit constitutionnel, a fustigé, quant à lui, la classe politique de l’opposition aux partis au pouvoir. « Qu’ils partent tous, opposition et majorité au pouvoir » : « La série d’assassinats marque l’échec et la fin de ce processus transitoire », appelant à l’organisation de nouvelles élections dans les deux mois prochains.

S’agissant des funérailles de Mohamed Brahmi, il a été indiqué à l’issue de la réunion conjointe tenue dans la soirée de jeudi entre la direction du Front et la famille du défunt , que les obsèques auront lieu samedi , et il sera inhumé au carré des martyrs au Cimetière El Jallez à Tunis près de la sépulture de Chokri Belaid , l’autre dirigeant du Front assassiné le 6 février 2013 et enterré le 8 février .

Kh.T

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La Tunisie était encore

La Tunisie était encore, vendredi, sous le choc de l’assassinat du député à l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mohamed Brahmi, transformant la fête de la République en une journée de deuil. C’est depuis lors que les tensions montent sans devoir s’atténuer. Des accusations fusent de part et d’autre. Une grève générale a été annoncée et totalement observée. Des appels à la chute immédiate du régime d’Ennahdha. Des slogans anti Rached Fhannouchi prolifèrent : « Ghannouchi assassin », « Ennahda doit tomber aujourd’hui ». A vrai dire, moins de six mois après l’assassinat de Chokri Belaid, un autre martyr est tombé sous les mêmes balles. L’assassin est le même ! L’arme utilisée est la même ! Le scénario est aussi le même ! Cela a été confirmé par le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou, lors d’un point de presse, vendredi 26 juillet 2013.

Qui a tué Chokri Belaid et Mohamed Brahmi ?

Lotfi Ben Jeddou a indiqué que Boubaker Hakim et 13 autres personnes dont 10 sont en état de fuite et 4 en détention, sont impliquées dans le meurtre de Mohamed Brahmi. Boubaker Hakim est connu comme étant membre du mouvement salafiste extrémiste « takfir » ayant des antécédents dans une affaire d’introduction d’armes sur le territoire tunisien, selon le ministre, soulignant qu’aucune implication d’une partie politique dans les assassinats de Chokri Belaid et de Mohamed Brahmi n’a été prouvée. Une information qui demeurerait insuffisante et même sans intérêt, si le ministre n’avait pas évoqué des liens avec des éléments qui ont appartenu au courant Ansar Charia. Mais, la question-clé qui se pose est de savoir qui est réellement derrière Boubaker Hakim et les 13 autres impliqués ? Qui les finance ? Qui a planifié ce crime ? Qui l’a commandité? Et à quelles fins ? Autant d’interrogations qui demeurent sans réponses, en attendant l’évolution de l’enquête lancée sitôt le crime perpétré.

De fait, l’implication d’extrémistes salafistes dans l’assassinat de Mohamed Brahmi a été déjà évoquée par nombre de médias avant même d’être confirmée solennellement par le ministre de l’Intérieur. Plusieurs sources ont rapporté que les suspects ont des relations avec la cellule, démantelée, déjà, depuis quelques temps dans le gouvernorat d’Ariana, lieu du crime. Il a été également, indiqué que la première personne impliquée est déjà recherchée par les unités anti-terroristes.

De son côté, le dirigeant de Nidaa Tounes, Mohsen Marzouk n’a pas écarté la possibilité que les personnes impliquées dans l’assassinat de Belaïd soient les mêmes qui ont tué Brahmi, ce jeudi.

Des scénarios identiques !

Selon le témoignage de la fille de Mohamed Brahmi, qui avait entendu les coups de feu et qui était sortie pour s’en enquérir, les tueurs étaient au nombre de deux. Ils étaient à bord d’une moto VESPA, vêtus de noir et portant des casques, exactement, comme ce qui s’est passé avec Chokri Belaid. Ils ont pris la fuite dès la commission du meurtre qui a eu lieu vers midi.

Le médecin légiste a diagnostiqué 14 balles dans la dépouille du défunt, lors de l’autopsie, dont 9 au niveau de la moitié supérieure gauche du corps et une dans sa tête. L’arme utilisée par les assassins provient de Libye.

UGTT, une réaction très forte et violente

Sami Tahri, membre du bureau exécutif de l’UGTT a démenti l’information selon laquelle, plusieurs locaux de l’Union auraient été attaqués, soulignant que les différents sièges et bureau afférents à l’UGTT sont sécurisés jour et nuit pour éviter d’éventuelles attaques.

En revanche, il a précisé que des inconnus ont agressé à coup de pierres des manifestants se trouvant devant le siège de l’UGTT à Tunis pour protester contre l’assassinat de Mohamed Brahmi : « Si on nous agresse avec violence, notre réponse sera très forte et violente, au vrai sens du terme » a-t-il martelé, précisant que l’appel à un gouvernement de salut national est en cours de négociation entre les dirigeants de l’UGTT.

Un front de salut national

Nidaa Tounes a souligné, dans un communiqué, que l’assassinat du militant Mohamed Brahmi est une nouvelle preuve de l’échec de l’ANC et des pouvoirs en découlant dans la réalisation de la transition démocratique, et a appelé à la dissolution de ces pouvoirs et leur remplacement par un système et des institutions nationales pouvant garantir la continuité de l’Etat tunisien, l’élaboration d’une nouvelle constitution, l’organisation d’élections libres, la lutte contre l’extrémisme et la violence politique et la condamnation de leurs auteurs.

Le mouvement a appelé toutes les forces politiques et sociales nationales à s’unir et à former un front de salut national pour établir un calendrier pour les prochaines échéances politiques et trouver les solutions alternatives pour sauver le pays et gérer la période transitoire.

Il a, en outre, appelé l’Armée nationale, la sûreté républicaine et l’institution judiciaire à garantir le droit de s’exprimer librement et de manifester pacifiquement.

Désobéissance civile

Le mouvement « Tamarrod », lui, prône la désobéissance civile, la dissolution de l’ANC et la dissolution des Ligues de Protection de la Révolution et la constitution d’un gouvernement de Salut national, appelant ses sympathisants à « occuper les rues jusqu’à la satisfaction de leurs exigences. »

Taïeb Baccouche, dirigeant à Nidaa Tounes a déclaré, qu’il est nécessaire de créer un gouvernement de salut national, sans ingérence dans les prochaines élections, pour gérer les affaires du pays.

Il a indiqué que les partis de l’Union pour la Tunisie ont la même proposition sur la dissolution du gouvernement et de l’ANC et la création d’un gouvernement de statut national ainsi que une commission d’experts pour la rédaction de la constitution dans les plus brefs délais.

« Qu’ils partent tous, opposition et majorité au pouvoir »

Kaïs Saied, professeur de droit constitutionnel, a fustigé, quant à lui, la classe politique de l’opposition aux partis au pouvoir. « Qu’ils partent tous, opposition et majorité au pouvoir » : « La série d’assassinats marque l’échec et la fin de ce processus transitoire », appelant à l’organisation de nouvelles élections dans les deux mois prochains.

S’agissant des funérailles de Mohamed Brahmi, il a été indiqué à l’issue de la réunion conjointe tenue dans la soirée de jeudi entre la direction du Front et la famille du défunt , que les obsèques auront lieu samedi , et il sera inhumé au carré des martyrs au Cimetière El Jallez à Tunis près de la sépulture de Chokri Belaid , l’autre dirigeant du Front assassiné le 6 février 2013 et enterré le 8 février .

Kh.T

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Le ministre de l’Intérieur

Le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, a annoncé que le meurtrier de Mohamed Brahmi, a été identifié. Il s’agit du dénommé Boubakr al Hakim, un salafiste extrémiste, membre du groupe qui a assassiné Chokri Belaid, le 6 février 2013, et qui est impliqué dans des crimes de trafic, de transport et de possession d’armes. Il est en fuite.

Il est l’élément le plus dangereux du commando soupçonné dans le meurtre de Mohamed Brahmi, a précisé un haut cadre de l’appareil de sécurité. De même, il a un lien direct avec Kamel Kadhkadhi, principal meurtrier présumé de Chokri Belaid.

 

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