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pénurie d’eau

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Le ministre de l’Agriculture Samir Bettaieb a déclaré, lors de son intervention ce lundi, 28 novembre 2016, sur Express Fm, que le problème de la pénurie d’eau est encore présent et que le déficit du stockage de l’eau dans les barrages est de 524 millions mètre cube.

Il a par ailleurs dit avoir proposé au chef du gouvernement tous les scénarios à faire pour éviter les problèmes de carence d’eau, avant d’ajouter que le pays souffrait de sécheresse depuis 3 ans.

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La Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (SONEDE)

 » Les coupures et les perturbations dans la distribution d’eau potable dans plusieurs régions de la Tunisie vont se poursuivre jusqu’à la fin du mois d’août courant », a déclaré ce lundi la Sonede, par la voix de son directeur central des recherches, Abderraouf Nouissri.

Lors d’une interview accordée à Africanmanager, le responsable a justifié cette prévision par le manque de ressources hydriques.

 » On est confronté actuellement à plusieurs problèmes à cause du manque de pluie, notamment au niveau du système hydrique situé au Cap Bon qui assure l’approvisionnement de plus de 6 millions d’habitants », a affirmé notre interviewé. Il a affirmé que ce genre de problème a par conséquent des effets sur la distribution de l’eau sur plusieurs régions en ces temps de canicule où la consommation évolue de 1,5 à 1,8% par rapport à la moyenne.

C’est préoccupant et délicat, a signalé le responsable, pointant du doigt le manque de ressources qui continue d’affecter la distribution du précieux liquide, ce qui a engendré des coupures qui ne se limitent pas à une région ou une zone bien précise, mais concerne les régions du Cap Bon, du Sahel et de Sfax.

Le plan de la Sonede pour résoudre la crise
Afin de surmonter cette crise profonde, la Sonede, qui a produit environ 650 millions mètres cubes en 2015, a été obligée de couper l’eau dans certaines régions durant la nuit, tout en appelant les citoyens à faire preuve de compréhension et à se limiter aux besoins essentiels.
Outre cette mesure, toute une stratégie a été mise en place pour gagner ce challenge, a affirmé Abderraouf Nouissri.
A ce titre, il a indiqué que la Sonede s’est orientée vers la consolidation des ressources non traditionnelles. Il s’agit bien évidemment de la réalisation de trois stations de dessalement des eaux de mer.
La première sera réalisée à Djerba, avec une capacité de 75 mille mètres cubes, pour un coût estimé à 180 millions de dinars. « Ce projet sera opérationnel en 2017, sachant que les travaux connaissent un avancement de 35% », a signalé le responsable.
Pour la deuxième station qui sera implantée à Gabes, elle sera d’une capacité de 50 mille mètres cubes. Avec une enveloppe moyennant 212 millions de dinars, cette station va entrer en exploitation à l’horizon 2020.
Pour l’étape actuelle, notre interviewé a indiqué que les appels d’offres relatifs à ce projet ont été lancés après l’élaboration des études nécessaires, alors que le démarrage des travaux est prévu en 2017.
Pour l’autre projet, il concerne la région de Sfax. Avec une capacité importante estimée à 200 mille mètres cubes, ce projet dont les études nécessaires ont été réalisées verra le jour en 2021. Les travaux de la réalisation seront entamés en 2017, sachant qu’il coutera 660 millions de dinars.
Dans le même ordre d’idée, le responsable a mis l’accent sur la stratégie adoptée qui vise aussi la mise en place de nouveaux forages. « Dans pareille condition, on multiplie les études nécessaires pour bien examiner les zones intérieures consommant plus d’eau. C’est pour cette raison qu’on a décidé d’augmenter le nombre des forages à réaliser dans ces endroits pour atteindre 30 annuellement contre 20 actuellement », a t-il ajouté.
Pour justifier sa position, il a souligné que 33 forages seront réalisés dans le gouvernorat de Gafsa.
Les projets vont se poursuivre, a encore assuré le directeur central de la Sonede, indiquant que le système hydrique du Cap Bon sera consolidé à travers la mise en place de deux forages artificiels, l’installation des conduites de transfert et enfin la création de deux stations de traitement.

C’est un projet pilote, a déclaré le responsable, avant de rappeler que son cout est estimé à 941 millions de dinars et son entrée en exploitation prévue en 2021.

Citoyens en colère
Les précisions de la Sonede viennent à un moment où la situation actuelle continue d’alimenter la polémique. D’ailleurs, les citoyens de plusieurs régions se plaignent de ces conditions critiques en accusant les autorités en place d’irresponsabilité.
Une telle situation a poussé certains d’entre eux à couper les routes pour que les autorités locales leur accordent plus d’attention. C’est le cas du gouvernorat de Sousse où des citoyens ont procédé ces derniers temps à la coupure de la route principale de Tunis, au niveau de l’entrée de la ville de Sidi Bou Ali, protestant contre ces coupures répétées.

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La canicule qui frappe actuellement la Tunisie n’est certes pas un phénomène nouveau pour les Tunisiens, mais ce qui est totalement inédit, ce sont ses conséquences sur la population tunisienne en termes de coupure d’eau potable. A maintes reprises, les habitants de nombreuses régions de la Tunisie (Sousse, Sfax, Sidi Bouzid, Kairouan, Gafsa…) ont subi  des coupures d’eau prolongées de façon quasi simultanée, sans qu’on obttienne des explications de la part des autorités, encore moins des excuses formelles.

Des chiffres rapportés par le journal « Al Akhbar » dans son édition du vendredi 5 juillet 2016 relèvent que plus de 3 mille habitants dans de nombreuses délégations de Sidi Bouzid sont privés d’eau depuis dix jours. Ils ont protesté et ont dénoncé le silence du gouvernement face à  cette situation invivable.

Un observatoire  pour signaler les différentes coupures d’eau

L’association « Nomad08 Redeyef » vient de mettre en place un organe citoyen et participatif, l’Observatoire Tunisien de l’Eau, pour signaler les différentes coupures, les sous-alimentations en eau et les mouvements sociaux en relation avec la question de l’eau et ce, en utilisant la cartographie participative…

Ce projet vient à la fois informer sur les nombreux problèmes liés à l’eau en Tunisie, archiver les données, suivre l’évolution des résolutions des problèmes – s’il y a eu des interventions – mais surtout inciter les instances de droit à intervenir.

L’Observatoire Tunisien de l’Eau se base sur une plateforme virtuelle,  « www.watchwater.tn  », qui met à la disposition de ses utilisateurs une carte sur laquelle chaque notification désigne soit une alerte, soit un problème lié à l’eau.

Grâce à une procédure simple et une modération efficace, les alertes sont signalées rapidement, vérifiées par les modérateurs du site, affichées sur la carte et suivies jusqu’à leur résolution. Ces notifications restent affichées sur la carte tant que le problème perdure.

La Tunisie file droit vers une pénurie d’eau d’ici 2040 ?

La Tunisie se trouve sous le seuil de stress hydrique, avec 450 m3 d’eau par an et par habitant en 2015. Une étude de la « World Resources Institute » avait annoncé que le pays ferait partie des 33 nations les plus susceptibles de connaitre une pénurie d’eau d’ici 2040.

Des experts de l’UNESCO ont également placé la Tunisie dans la catégorie des pays qui auront des problèmes sérieux d’eau à l’horizon 2025.

Face à  cette menace, le gouvernement tunisien est appelé à mettre en place des plans d’urgence pour faire face à de telles pénuries, mais aussi pour assainir et remettre à niveau des équipements plus que jamais vitaux dans un pays pour lequel chaque goute compte.

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Tous les rapports internationaux crédibles sur le climat le disent : La pénurie d’eau qui guette la Tunisie est une véritable bomme à retardement. Mais n’allez surtout pas le dire aux décideurs politiques, ils ont la tête ailleurs en ce moment (regardez du côté du palais de Carthage où se mijote actuellement le gouvernement d’union nationale). Vous n’aurez pas plus de chance d’être écouté par le citoyen lambda, il a d’autres préoccupations (où dégoter les vacances les moins chères et les plus agréables, inscrire ses enfants dans les meilleures écoles, gagner plus tout en travaillant moins, etc.). Bref,  le citoyen regarde ailleurs alors que la maison Tunisie est menacée par un grave péril, à l’instar de ce que disait l’ancien président français Jacques Chirac à propos du réchauffement climatique, une des sources d’ailleurs des ennuis de la Tunisie : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».

C’est dans ce contexte que le projet Eau 2050 a été remis sur les rails, dans un anonymat presque total, presque dans l’indifférence générale, alors qu’il s’agit tout de même de sauver les générations futures. Rien que ça ! Mais cette question, on le sait, est le parent pauvre des débats de société, parce qu’il n’est pas encore palpable, prégnant. ‘Tout va bien, on a encore de l’eau’, semble rétorquer le Tunisien, un peu comme quand on lui débite une sensibilisation sur la situation de l’environnement ou quand on lui parle de gaz à effet de serre. Cela n’a pas empêché la Facilité africaine de l’eau (FAE) de travailler, au contraire, et heureusement d’ailleurs ; au début de ce mois, elle a annoncé un don de plus de 1,3 million d’euros « pour gérer l’eau de manière équitable, durable et efficiente en Tunisie ».

Le projet Eau 2050 est un vieux serpent de mer, il faisait partie du Plan quinquennal de développement socio-économique de la Tunisie 2009-2014 ; il vient d’être déterré, flanqué d’une nouvelle feuille de route, de nouveaux objectifs plus conformes à la nouvelle Constitution tunisienne : « le droit à l’accès à l’eau pour tous les citoyens, la conservation et la gestion durable de l’eau, le principe de discrimination positive en faveur des régions défavorisées ainsi que la décentralisation et la gouvernance locale ».

 « Stress hydrique » vous avez dit !

« La majeure partie du territoire tunisien, situé entre la Méditerranée et le Sahara, est aride. Avec 450 mètres cubes d’eau par an et par habitant en 2015, le pays se trouve sous le seuil de stress hydrique et risque de voir la situation se dégrader d’ici à 2030 », a dit dans un communiqué publié le 1er juillet la FAE, un dispositif mis en place par le Conseil africain des ministres chargés de l’eau (AMCOW) et piloté par la Banque africaine de développement (BAD). Evidemment, ces données alarmantes, qu’on avait déjà, n’ont pas plus remué la société tunisienne que les précédentes alertes.

La FAE en rajoute une louche en déclarant que le potentiel hydrique conventionnel de la Tunisie, formé à 55% d’eaux de surface et à 45% de nappes d’eau souterraines, est déjà en flux tendu. Là aussi on le savait déjà, sans que cela ne trouble le moins du monde le citoyen tunisien.

Selon une étude du World Resources Institute (WRI), mis sur la place publique en août 2015, la Tunisie est dans le club des nations les plus susceptibles d’être frappées par le « stress hydrique » (ou pénurie d’eau) durant les 25 prochaines années. C’est la sécheresse croissante et une répartition géographique très inégale du potentiel hydrique à travers le pays qui accentue cette vulnérabilité.

Le projet Eau 2050 a pour ambition d’affronter cette tache colossale. « Notre objectif est que la stratégie du secteur de l’eau à l’horizon 2050 constitue pour la Tunisie un référentiel unique d’intervention pour tous », a affirmé Mohamed El Azizi, directeur de la FAE, cité dans le communiqué.

Les bailleurs mettent la main à la poche

2,655 millions d’euros vont être injectés dans ce projet, co-financé par trois dons : 1,345 million d’euros décaissés par la FAE, une somme minimale de 0,95 million d’euros versée par la Banque de développement allemande KfW, et 281 000 euros par l’organisme de coopération technique allemand GIZ.

C’est le ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche qui sera aux manettes pour la réalisation de ce programme, dans lequel le gouvernement a pris l’engagement de contribuer à hauteur d’au moins 79 000 euros.

Cette initiative est la suite d’une longue liste d’actions en Tunisie pour améliorer l’accès à l’eau potable. Des bailleurs de fonds ont déjà mis la main à la poche pour plusieurs prêts ces dernières années, dont l’Agence française de développement (41 millions d’euros depuis 2009) et la Banque africaine de développement (95 millions d’euros en octobre 2011). Pourvu que tout cela serve à quelque chose… et surtout sauve les meubles.

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