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Avec Marine Le Pen à sa tête, le Front national, qui continue de rejeter l’étiquette de parti d’extrême droite, même si ses postures sur l’immigration, l’islam, l’économie, le social disent le contraire, n’a jamais été aussi proche du palais de l’Elysée. La fille du fondateur du parti, Jean-Marie Le Pen, a su « ennoblir » des idées qui sentaient le souffre et effrayaient une frange de la population qui tient aux dorures du politiquement correct. Et la mayonnaise a pris. A tel point que le physicien Serge Galam, qui avait réussi le tour de force de prédire le triomphe de Donald Trump à la présidentielle américaine dès l’été 2016, alors que personne ne pariait un dollar sur le républicain, s’est penché sur le phénomène Le Pen. D’après lui ses chances de remporter le scrutin d’avril-mai 2016 ne sont pas négligeables…

Quand le spécialiste des systèmes désordonnés, qui a intégré le Cevipof (centre de recherches politiques de Sciences Po), parle on l’écoute. Dans un billet publié le 26 mars sur le site de Libération, il a fait savoir que l’ »abstention différenciée » pourrait être favorable à la candidate du Front national. Serge Galam a accordé un entretien à franceinfo sur cette trouvaille qui affole les états-majors des concurrents de Marine Le Pen. Interview :

Franceinfo : Le « plafond de verre », selon vous, est-il toujours efficace pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au pouvoir ? 

Serge Galam : Le « plafond de verre », c’est ce « bouclier » qui empêche le Front national d’accéder au pouvoir. Il explique le fait qu’à chaque fois, ou presque, qu’un candidat du FN franchit le premier tour, dans notre système électoral, il perd au second. Et notamment à la présidentielle. Pourquoi ? Parce que l’ensemble des partis de droite et de gauche refusent toute alliance avec ce parti. Dès qu’un candidat du Front national est en lice, il y a une mobilisation des électeurs pour l’empêcher de passer, ce qu’on a appelé « le front républicain ».

Mais, aujourd’hui, il y a deux facteurs nouveaux. D’une part, s’il n’a jamais franchi la barre des 50% au second tour, le FN a tendance à augmenter ses scores aux élections. D’autre part, une fraction de l’électorat en a assez de se déplacer aux urnes pour voter « contre ». En 2017, l’élection de Marine Le Pen à la présidence de la République reste très improbable. Le sondage le plus favorable que j’ai vu pour elle la créditait de 45% des voix au second tour, contre 55% à François Fillon. Contre Emmanuel Macron, elle obtiendrait 40%. Mais « improbable » ne signifie pas « impossible », en raison d’une mobilisation qui s’est érodée.

C’est ce que vous appelez « l’abstention différenciée » ?

Oui, c’est à ce moment-là qu’intervient l' »abstention différenciée ». Les électeurs qui ont l’intention de voter Marine Le Pen veulent vraiment voter pour elle, et ils se déplaceront. Dans l’hypothèse d’un second tour où le FN serait présent, une part substantielle des électeurs déclarent qu’ils n’iront pas voter pour François Fillon ou pour Emmanuel Macron, mais uniquement contre Marine Le Pen. Et beaucoup ne le feront pas. Une partie d’entre eux va se dire : « C’est trop dur pour moi de voter pour François Fillon, même contre Marine Le Pen ». L’aversion sera si forte qu’ils n’iront pas.

D’autres, pour d’autres raisons, vont tenir un raisonnement analogue à l’égard d’Emmanuel Macron. Chaque candidat ayant des chances de se qualifier au second tour « désactive » ainsi des électeurs potentiels. On peut donc supposer que l’abstention, par rapport aux intentions de vote, sera moindre pour Marine Le Pen que pour son adversaire au second tour.

Et là, vous sortez votre calculette, avec une formule pour mesurer le taux d' »abstention différenciée »… et les chances de Marine Le Pen de gagner ?

Oui. Si les électeurs de Marine Le Pen se mobilisent fortement, et ceux de son adversaire nettement moins, elle peut gagner. Il faut bien comprendre qu’elle peut gagner, même avec des intentions de vote inférieures à celles de son adversaire, s’il y a un fort écart entre les taux de participation pour l’un et pour l’autre. Pour un taux donné de participation pour Marine Le Pen, on peut calculer le taux d’abstention pour son challenger qui lui permet de gagner. J’ai mis au point une formule mathématique pour le calculer.

Prenons un exemple avec une participation globale de 79% au second tour et 44% d’intentions de vote pour Marine Le Pen. Si 90% des personnes qui indiquent vouloir voter pour elle le font réellement, et que 70% de ceux annonçant qu’ils voteraient pour son concurrent le font réellement, elle obtient une majorité de 50,25%. Autrement dit, il existe un seuil de participation critique pour son challenger. Si celui-ci ne l’atteint pas, Marine Le Pen peut gagner.

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A l’heure où presque tous les sondages donnent la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, en tête du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril 2017, l’ambassadeur de France au Japon, Thierry Dana, prend clairement ses distances avec l’extrême droite, rapporte l’AFP. Dans une tribune qui sera publiée dans l’édition du journal Le Monde de demain jeudi 09 mars 2017, l’ambassadeur a fait savoir qu’il lui était impossible de « servir » Le Pen si elle gagnait la présidentielle. Thierry Dana pose là un acte qui pourrait faite tache d’huile dans le milieu très réservé et feutré de la diplomatie.

« Si les éléments de la tragédie française qui se mettent en place devaient conduire à son élection, je me placerais en réserve de toute fonction diplomatique », a écrit l’ambassadeur.  Ce dernier a apostrophé Mme Le Pen en ces termes : « La France est conquérante et vous voulez en faire un pré carré. La France est généreuse et vous voulez en faire une boutique repliée sur elle-même. La France est créative et votre vision sent le rance ».

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a réagi en affirmant que « ce n’est pas le rôle d’un ambassadeur » de prendre position de la sorte, mais que les fonctionnaires ont la possibilité de faire valoir le « droit de retrait ». Une façon implicite d’appuyer cette sortie et de tacler la présidente du FN, que rien ne semble ne semble pouvoir stopper…
Quant au ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, il a invité les diplomates à s’astreindre au « devoir de réserve et au principe de neutralité ».
« Dans un contexte de montée du populisme, il convient de garder son sang-froid, sauf à prendre le risque de contribuer à alimenter la démagogie dirigée contre les fonctionnaires (…) En tant que citoyen, chacun pourra peser, selon ses convictions et en exerçant son droit de vote, sur un choix essentiel pour notre pays », a indiqué Ayrault.

Thierry Dana doit normalement être réaffecté cet été, pour une destination inconnue, mais il a d’ores et déjà fait savoir qu’il ne s’y rendrait pas, « la mort dans l’âme (…), plutôt que de servir la diplomatie du Front national ». Il pourrait faire des émules a en croire la réaction de l’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, sur Twitter : « Très beau texte de mon homologue à Tokyo ». A ajouter à ce que disent de nombreux diplomates, qui se posent de « vraies questions » et ne sont « pas du tout » certains de pouvoir cohabiter avec un exécutif d’extrême droite…

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C’est toujours la pagaille et le flou absolu dans le camp de la droite française, à quelques semaines du premier tour de la présidentielle (avril 2017). La champion des Républicains, François Fillon, qui a terrassé tous ses adversaires à la primaire, cerné à présent par les juges pour une affaire d’emploi fictif, ne veut toujours pas jeter l’éponge. Il a redit le dimanche 05 mars 2017 sa volonté d’en découdre avec ses adversaires à la présidentielle, malgré les appels insistants pour abandonner la course, où il est donné perdant par les sondages. Le hic c’est que le mieux placé pour remplacer au pied levé Fillon, Alain Juppé, maire de Bordeaux et grandissime favori avant la primaire qui lui a été fatale, a asséné ceci ce lundi 06 février, provoquant le désarrois chez les militants : « Je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République« .

L’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, lui aussi battu lors de la primaire, est entré dans la danse pour tenter d’infléchir les positions de Fillon et Juppé. Mais il y a un os, et pas des moindres : Le missile envoyé par Juppé ce matin depuis son fief. « Au lendemain de notre primaire (…) François Fillon, à qui j’avais immédiatement apporté mon soutien, (…) avait un boulevard devant lui, je lui ai renouvelé ce soutien à plusieurs reprises (…). Son système de défense fondé sur la dénonciation d’un prétendu complot et d’une volonté d’assassinat politique l’ont conduit dans une impasse », a déclaré le maire de Bordeaux. La réunion de conciliation part mal…

Sarkozy a envoyé ce communiqué ce matin : « Face à la gravité de la situation (…) chacun a le devoir de tout faire pour préserver l’unité » (…) « C’est dans cet esprit que je propose à François Fillon et à Alain Juppé de nous réunir pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer et qui crée un trouble profond chez les Français« . Sarkozy a l’intention de demander à Fillon de s’effacer et de désigner « lui-même un successeur ». Pas sûr qu’il soit entendu…

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On n’y est peut-être pas encore, mais ça en prend le chemin, le principal intéressé faisant, officiellement, son entrée sur la scène politique, ou arène devrait-on dire, ce mois de février avec la création de son parti, qu’il fignole en réalité depuis qu’il a quitté la Kasbah en 2014. Le fait est que, même si les autres formations politiques n’en laissent rien paraitre, l’arrivée de Jomâa dérange, inquiète, terrorise même des partis dont les intentions de vote pour les prochains rendez-vous électoraux côtoient les bas fonds, synonymes de défiance pour des formations qui gouvernent tout de même, tant bien que mal – plus mal que bien – et de sanction pour un bilan plus que contrasté, pour le moment. Dans cette atmosphère délétère, Jomâa, à la popularité insolente et dont le bref passage à la direction des affaires du pays a laissé aux Tunisiens un souvenir plutôt bon, ne peut que faire tache, enfin aux yeux de ses futurs adversaires, entendons-nous bien, car pour ce qui est des citoyens, la cause est entendue. L’ex-secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Houcine Abassi, désormais débarrassé de son devoir de réserve, nous a donné une idée de l’accueil qui sera réservé à l’ancien Premier ministre : Froid, glacial même…

Abassi, qui pour le moment a écarté toute idée de se lancer dans le bain politique (il lorgne la présidence du Conseil national du dialogue social, moins mouvementée et qui aura un droit de regard, et plus encore, sur toutes les affaires importantes du pays, une sorte de gouvernement bis), n’a pas tardé à se lâcher. Bon on ne peut pas le soupçonner d’être en service commandé, le bonhomme étant, par essence, un électron libre, mais, étrangement, le premier à faire les frais de sa liberté de ton est Mehdi Jomâa. On ne peut pas complètement exclure le fait qu’une démolition en règle de l’image du chouchou des sondages pourrait lui valoir un renvoi de l’ascenseur de la part des partis au pouvoir, notamment Nidaa Tounes et Ennahdha, quand il s’agira de l’adouber pour piloter le Conseil du dialogue social. Tout est possible. En tout cas le mardi 31 janvier 2017 dans l’émission « Het Ess7i7 », sur Nessma TV, l’ex-patron de l’UGTT n’a pas raté Jomâa. Questionné à son sujet, il a d’abord indiqué que c’est lui qui avait soumis son nom pour remplacer le nahdhaoui Ali Laârayedh, en janvier 2014. Ensuite il a affirmé qu’il le « regrette » parce qu’il ne croyait pas que Jomâa allait « mélanger les choses, il a failli faire échouer le dialogue national » en voulant se présenter à l’élection présidentielle de 2014, a confié Abassi, avant de préciser : « Il ne me l’a pas dit à moi directement, mais il l’a dit à un des membres du Quartet du dialogue national alors que j’étais à l’étranger. Je suis revenu précipitamment (…) et je l’ai informé qu’il devait s’en tenir à la feuille de route qu’on avait élaborée ».

D’autres, en premier le principal intéressé, auraient pu dire qu’il avait la vocation précoce en jetant un oeil plus qu’intéressé sur le fauteuil du palais de Carthage, en n’ayant aucune formation politique derrière lui, ce qui revient à se suicider, politiquement!

A la question de savoir s’il est allé trop vite en besogne en proposant Jomâa, l’ex-leader de la centrale syndicale a déclaré : « Non, je ne me suis pas précipité en le choisissant (…) A l’époque, il était ministre de l’Industrie, il a su bien gérer ses dossiers loin des tensions politiques. Il n’était soumis à aucune pression partisane, et encore moins à Ennahdha qui était majoritaire au gouvernement (…). C’était une personne que j’ai considéré comme digne de confiance pour gérer la prochaine étape (…). Malheureusement il m’a déçu (…) car il a voulu participer au scrutin présidentiel. Or s’il l’avait fait, il devait quitter son poste de chef gouvernement, et s’il démissionnait c’est tout le gouvernement qui tombait, et si c’était le cas, il n’y aurait pas eu d’élections », a conclu Abassi…

L’arroseur arrosé

Il y a peu, interviewé par Jeune Afrique, Jomâa avait tiré copieusement sur toute la classe politique tunisienne, l’accusant d’être responsable de tous les maux du pays. Il avait eu la dent très dure. Mais dans le fond on ne peut pas le lui reprocher, c’est de bonne guerre dans ce microcosme politique où les plus faibles périssent, dévorés par les plus forts. Et surtout c’est pour lui la seule façon de rattraper son retard et faire son trou, vu qu’il s’est mis à la politique dans le tard, après une florissante carrière à Hutchinson (groupe Total). Jomâa n’a pas fait ses gammes en la matière – militantisme de base, structure ou direction d’un parti, député, etc. -, il a tout de suite été parachuté dans les plus hautes sphères de l’exécutif, ce qui d’une certaine façon lui a barré la route de l’apprentissage en politique. Il est condamné, s’il veut demeurer dans cet univers, ce qui semble être le cas, à faire feu de tout bois pour se maintenir dans le haut du panier. Cette situation, incontestablement, le fragilise. En effet à un moment ou à autre, il va se frotter à des individualités fortes, et gérer des hommes et femmes qui en savent un rayon sur la chose politique, en tout cas beaucoup plus que lui. Il risque d’être lassé ou, pire, débordé par les égos surdimensionnées des uns et des autres, les manoeuvres et autres tactiques, sur la seule base des intérêts personnels, comme exactement le triste spectacle offert par Nidaa Tounes.

Technocrate il est, technocrate il restera ? Pour le moment rien n’est moins sûr. Par contre ce qui est sûr c’est que Jomâa va véritablement faire un saut dans l’inconnu, une réalité toute autre que le caractère carré et les certitudes de son monde feutré et rationnel de cadre dans une entreprise. En politique, il faut savoir donner des coups et en prendre. De ce point de vue Jomâa a montré, dans son entretien avec le magazine africain, certaines prédispositions. Mais une capacité à flinguer à tour de bras toute la classe politique ne préjuge nullement de sa faculté à tenir dans la durée. Il en faudra beaucoup plus pour donner la preuve que son incursion sur la scène politique c’est pas « un petit tour et puis s’en va »…

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Le Sénégal hausse le ton et montre les muscles face à un président gambien, Yahya Jammeh, battu à la régulière à la présidentielle de décembre 2016 mais qui s’accroche à son fauteuil, en prétendant qu’il y a eu des irrégularités et qu’il faut organiser un autre scrutin, une attitude dénoncée par la communauté internationale. Augustin Tine, le ministre sénégalais des Forces armées, a déclaré dimanche 25 décembre 2016 sur la RFM, lors d’un déplacement à Fandème, dont il est le maire, que son pays fera ce qu’il faut pour que Adama Barrow, qui a déboulonné Jammeh, prenne officiellement les rênes du pays le 19 janvier 2016. Il a ajouté que le Sénégal est prêt à piloter une intervention militaire, avec l’aval de la Cedeao, pour aller en Gambie veiller sur le passage de témoin à Barrow.

« Le Sénégal est un pays de dialogue, pays de paix. Le message est celui de la Cedeao, celui de l’Union africaine et celui des Nations-Unies. Aujourd’hui que Yaya Jammeh a perdu les élections, et M. Barrow est le président élu, je crois comprendre que le président Jammeh entendra raison et le 19 janvier, il laissera la place au nouveau président élu. C’est la volonté de la Cedeao et c’est la volonté du monde entier. Il doit accepter qu’il a perdu. Naturellement, que l’on fasse pour qu’il puisse se retrouver quelque part et vivre tranquillement sa vie. En tout cas, pour la Cedeao, pour le Sénégal, le président Jammeh a fini son mandat et le 19, il devra partir. Le Sénégal assumera ses responsabilités conformément aux décisions de la Cedeao », a affirmé le ministre des Forces armées.

Jammeh, qui tient le pays d’une main de fer depuis 22 ans, avait agréablement surpris les Gambiens en reconnaissant publiquement sa défaite, et même en félicitant en direct à la télévision son challenger. Puis il a fait volte face en prétextant des fraudes massives qui auraient permis à Barrow de faire la différence. Mardi dernier, il avait réitéré, à la télévision publique, la Grts, sa volonté de garder son fauteuil à la fin de son mandat, le 18 janvier prochain. Son recours est toujours entre les mains de la Cour suprême et sera tranché le 10 janvier prochain, 8 jours avant l’expiration de son mandat. Le timing est donc très serré et la tension à son paroxysme.

On peut aussi penser que pour le Sénégal, envoyer des troupes faire déguerpir Jammeh est une manière de neutraliser une bombe à retardement car personne n’ignore les relations exécrables entre le président sortant et le président sénégalais, Macky Sall, depuis que des Sénégalais ont été violentés et emprisonnés, arbitairement, en Gambie. D’ailleurs Jammeh avait déclaré récemment qu’il n’a aucun problème avec le peuple sénégalais, mais plutôt avec son président, qui gouverne mal ce pays ami et frère. Vous pouvez imaginer la tête qu’a faite Macky Sall en entendant cette critique au vitriol du dictateur de Banjul…

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Jean Ping, challenger du président sortant, Ali Bongo, officiellement réélu à la présidentielle d’août 2016, n’a pas enterré la hache de guerre. Non seulement Ping continue de contester la réélection de Bongo, au terme d’un scrutin émaillé d’irrégularités, de l’avis même des observateurs européens, mais il a promis de prêter serment « bientôt ». C’était hier vendredi 23 décembre lors d’un meeting avec des membres de l’opposition et de la société civile. Il a même appelé la police et l’armée gabonaise à se joindre à lui dans son bras de fer contre Bongo. Le pays risque très gros…

Les choses ne sont guère plus réjouissantes du côté de l’assemblée parlementaire UE-ACP (les pays de l’Union Européenne et de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique). Aucun accord sur une résolution concernant le déroulement des élections gabonaises n’a pu sortir des débats. La mission d’observation de l’UE avait qualifié le processus électoral gabonais de « non transparent » et les résultats de « très douteux », mais rien de tangible et surtout permettant de démêler la crise politique n’a été obtenu depuis.

Jean Ping quant à lui est plus actif que jamais sur la scène politique locale et internationale. Dernièrement, il avait même déposé une plainte à la Cour Pénale Internationale, accusant le pouvoir gabonais de « crimes contre l’humanité »…

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Mais qu’est-ce qui fait encore courir le président zimbabwéen, Robert Mugabe, 92 ans ? C’est la question qui nous est venue à l’esprit en apprenant que l’homme qui tient le pays d’une main de fer depuis 36 ans a été adoubé par le parti au pouvoir, la ZANU-PF, samedi dernier, pour participer à la compétition présidentielle de 2018. Ne nous leurrons pas cependant : Ce scrutin va se dérouler exactement comme les précédents, Mugabe, qui a un punch bluffant pour son âge, va encore écraser ses challengers, du moins d’après les canons officiels, qu’il écrase également…

Le président a tout même mis la forme en marquant son investiture à grand renfort de festivités dans le cadre d’un meeting organisé par son parti à Masvingo, à 300 km au sud-est de la capitale zimbabwéenne, Harare. « Président, vous êtes le principal acteur et tant que vous serez en vie, vous restez l’acteur majeur de l’histoire du Zimbabwe », a solennellement déclaré à l’occasion le leader de la branche des jeunes de la ZANU-PF.

Maintenant que Mugabe a eu les déclarations et les bénédictions d’usage, à sa démesure et que personne n’osait lui refuser, place à une interminable campagne électorale à laquelle les citoyens n’ont aucun moyen d’échapper…

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Rien n’y a fait. Malgré une campagne musclée, dure, avec des angles sur l’immigration, l’islam, le terrorisme et la sécurité que ne renient pas l’extrême droite, l’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, a été évincé de la course à la présidentielle. Lors du vote d’hier dimanche 20 novembre, dans le cadre de la primaire à droite, les électeurs et sympathisants lui ont préféré son ancien Premier ministre, François Fillon et l’actuel maire de Bordeaux, Alain Juppé, également ancien Premier ministre, tous deux réputés plus modérés. Hier à 23h30, au terme du dépouillement de quasiment tous les bureaux de vote, Fillon a obtenu 44,1% des voix, devant Juppé, 28,4% ; Sarkozy n’a pas pu faire mieux que 20,7%. Il est donc éliminé. La droite française n’aura pas « son » Donald Trump…

Pourtant Fillon vient de très loin ; très peu de gens ont parié sur lui il y a peu, les observateurs et militants n’ayant d’yeux que pour Juppé, étiqueté au centre de la droite et qui prêche une « identité heureuse » de tous les Français, sans distinction, là où Sarkozy défendait énergiquement le principe de la séparation du bon grain de l’ivraie, entendez par là les « mauvais » Français de seconde ou troisième génération moins bien intégrés que leurs parents immigrés. Les électeurs de droite, manifestement, n’ont pas voulu manger de ce pain là. Mais ce qui a surtout pénalisé l’ex-président, ce sont les nombreuses affaires judiciaires qui l’entourent et son manque de crédibilité car son bilan en tant que président est plus que discutable, même si Fillon, en tant qu’artisan de cette politique, doit aussi en assumer la responsabilité. Il semble que les votants d’hier dimanche ne lui en tiennent pas rigueur…

Toutefois tout cela ne préjuge pas de l’issue de la présidentielle en avril 2017, car Fillon, on le sait, même s’il n’est pas exactement sur les mêmes positions que Sarkozy, est sur une ligne plus dure – droite décomplexée, économie de marché, autorité de l’Etat, etc. – que Juppé. D’ailleurs Sarkozy l’a confirmé hier soir : “Les choix politiques de François Fillon sont plus proches (…). Je voterai François Fillon”. Et puis il y a la candidate de l’extrême droite, Marine Lepen, qui est à des niveaux de popularité sans précédent pour le type d’idées qu’elle défend . Les dés ne sont pas jetés…

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Jean-Pierre Elkabbach, journaliste à la radio Europe 1, comme un poisson dans l’eau dans son fameux studio, n’était pas à la fête après sa prestation jugée « piètre » par Le Point hier jeudi 17 novembre 2016 dans la soirée. Celui qui avait malmené le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, le 11 novembre 2016, avec le style qu’on lui connait, fait d’attaques intempestives et de piques dont il a le secret, a été « flingué » à son tour par les par les téléspectateurs. Elkabbach, qui a été coopté par France 2, pour un soir, pour officier en tant qu’arbitre, aux côtés de David Pujadas, dans le dernier débat de la primaire à droite, a été très mal inspiré.

Elkabbach a voulu faire ce qu’il sait faire le mieux : Cogner. Le problème c’est qu’il n’était pas à « la maison » – à la radio -, mais à la télé, à une heure de grande écoute et que les candidats à la présidentielle n’avaient aucune intention de laisser le journaliste vedette… leur voler la vedette. Alors ils ne se sont pas laissés faire, il y a eu de la résistance, poussant Elkabbach dans ses derniers retranchements. Et là c’était le faux pas, le dérapage, que bien sûr n’ont pas raté les 5 millions de téléspectateurs.

Le journaliste n’a pas apprécié le fait que Bruno Le Maire dégaine son argument de campagne phare :  Le « renouveau », le changement de génération, ou plus simplement la nécessité de céder la place aux jeunes. A 79 ans tassés, Elkabbach a dû prendre cela pour une provocation, et ça il n’aime pas. La provocation c’est plutôt son affaire à lui quand il coince ses invités dans son studio. Alors il l’a fait vertement savoir à Le Maire. D’abord par une question cinglante à propos du renouveau : « Pourquoi ça ne fonctionne pas alors avec vous ? » (un des candidats à droite, le favori d’ailleurs, Alain Juppé, affiche 71 ans). Et là le politicien, qui ne s’est pas démonté, lui a rétorqué : « Je suis candidat à la primaire, ça mérite tout simplement le respect de votre part. » Elkabbach, qui a tenu à avoir le dernier mot, a lancé une flèche : « On en reparlera lundi. »

Cette réplique du journaliste, aux allures de menace, un genre dont raffolent ses auditeurs à la radio, n’a pas du tout été du goût des téléspectateurs, qui ont de suite sauté sur leurs claviers pour le faire savoir. C’est sur Twitter que les réactions ont été les plus violentes. Rien n’a été épargné à Elkabbach. Sa prestation durant la soirée a été descendue en flammes. Même son grand âge a été raillé. Bref, c’était la curée. Ou l’arroseur arrosé….

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Les démocrates américains n’ont toujours pas digéré la défaite cuisante de leur candidate, Hillary Clinton, que, il faut l’avouer, très peu de spécialistes et observateurs ont vu venir. Alors les langues commencent à se délier pour tenter d’expliquer ce cataclysme aux yeux de dizaines de millions d’électeurs… ou de l’exorciser. Le journaliste Ed Klein, qui a déjà pondu un livre sur Hillary Clinton, est revenu, dans le Daily Mail, sur une empoignade entre la démocrate et son mari, Bill Clinton, deux fois président des Etats-Unis, et donc forcément très expérimenté. La passe d’armes entre les deux monstres sacrés de la politique explique bien des choses, et peut-être même la déconvenue de l’ancienne secrétaire d’Etat…

A mesure que l’élection s’approchait, le républicain Donald Trump, restant incroyablement haut dans les sondages durant les derniers jours de la campagne malgré ses nombreuses sorties de route, mettait la pression sur le camp démocrate. Affolés, Mme Clinton et son époux auraient même eu une violente altercation au téléphone à propos de la stratégie de la campagne pour la dernière ligne droite. Ils se sont « hurlé dessus » à tel point que Bill, très remonté contre Mme, aurait balancé son téléphone du haut de son balcon, dixit Ed Klein.

L’explication de ce coup de sang, toujours selon le journaliste : Mme Clinton était déboussolée par sa campagne qui patinait, du fait surtout de l’affaire explosive des mails confidentiels qui transitaient par un serveur privé. Alors que pour Bill, les raisons de la colère étaient plus profondes. L’ancien président a remis en cause l’orientation stratégique de la campagne de sa femme qui, d’après lui, commettait une grosse erreur en négligeant l’adhésion de la classe ouvrière de la Rust Belt, un électorat, il faut le souligner, qui a été décisif dans le triomphe de Trump.

« Bill a tellement rougi de colère pendant sa conversation avec Hillary que j’ai eu peur qu’il ait une crise cardiaque », a confié à Klein un des plus proches conseillers de l’ancien Président.
« Bill disait que le fait d’attaquer Trump constamment pour ses défauts faisait plaisir à l’équipe d’Hillary et aux médias, mais que ce message ne résonnait pas chez les électeurs, particulièrement dans la Rust Belt. En campagne, Bill se présentait toujours comme l’homme qui ressentait votre douleur, mais Hillary avait l’image de quelqu’un d’énervé contre son ennemi, pas quelqu’un qui tendait la main et essayait d’améliorer la vie de la classe ouvrière blanche. […] Bill a également dit que beaucoup d’afro-américains avaient été profondément déçus par les résultats de huit ans d’Obama. Malgré de plus en plus de dépense sociale, les noirs n’avaient pas avancé économiquement, et la criminalité entre noirs détruit leurs communautés. Il disait qu’Hillary aurait dû aller dans les quartiers chauds de Chicago pour condamner la violence. » Hillary aurait dû écouter son époux, qui en sait un rayon sur tout ça, en tout cas beaucoup plus qu’elle.

La démocrate a surtout pêché par excès de confiance, préférant écarter son mari pour montrer à la face du monde qu’elle pouvait y arriver toute seule, comme une grande. Et bien elle a eu tort. « On ne l’écoutait pas, et ça le rendait fou de rage. […] Il m’a dit dès octobre qu’Hillary et ses conseillers étaient en train de se planter », a affirmé le journaliste.

Bill soutenait que les conseillers d’Hillary, surtout Robby Mook (directeur exécutif de campagne) et John Podesta (président de l’organisation de campagne) étaient « sourds » à la détresse économique de millions d’électeurs de la classe ouvrière. En guise de réponse, Hillary a superbement ignoré les alertes de son époux, et lui aurait même balancé à la figure qu’il « était trop vieux et déconnecté de la réalité » pour lui être d’une quelconque utilité. Elle aura beaucoup de temps pour méditer sur ses erreurs d’appréciation, qui ont pétrifié le monde entier en offrant un boulevard à l’imprévisible Trump…

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Encore un président africain qui va être la risée du monde entier, au moment où les principes de la démocratie gagnent du terrain, même dans cette Afrique qui a longtemps fait de la résistance. Cette fois c’est le président de la Gambie, un petit pays anglophone niché dans le ventre du Sénégal, qui fait l’actualité. Tristement. En effet le fantasque Yahya Jammeh, qui fait fréquemment les gros titres pour ses débordements récurrents, parfois sanglants, s’est mis en tête de rempiler pour la course à la présidentielle, dont le top départ sera donné le 16 novembre 2016, pour une élection à un seul tour calée pour le 1er décembre 2016 et que Jammeh, une fois de plus, va à coup sûr remporter. Pour la cinquième fois !

Malgré le tolet, les critiques, les quolibets, le président sortant, presque comme un candidat lambda, a déposé son dossier de candidature, a rapporté l’AFP. “Peu importe ce que les gens disent de moi, je n’en suis pas touché”, a lâché un Jammeh sûr de son fait, après avoir sacrifié au rituel à la Commission électorale indépendante.
Il en a profité pour dévoiler un bout de son programme de campagne électorale, dont les promesses phares sont une éducation et des soins de santé gratuits pour tous. Bon, ça reste des promesses, auxquelles peu de gens croient mais qu’il faut écouter religieusement. On ne mégote pas sur les paroles du dictateur, c’est dangereux…

“Je n‘écoute personne parce que je sais ce qui est important. C’est entre moi et Dieu. On veut écouter tout le monde, et satisfaire tout le monde, et on finit par satisfaire des méchants. Faites ce qui est juste, assurez-vous de ne satisfaire que Dieu le Tout-Puissant”, a ajouté le président sortant devant un public acquis à sa cause, forcément…

A signaler que l’homme fort du pays va se présenter au scrutin sous la bannière de l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotique. Deux autres candidats lui feront face : Adama Barrow, adoubé par une coalition de l’opposition et Mama Kandeh, ex-membre de l’APRC, pour le compte du Congrès démocratique de Gambie, un parti qui a vu le jour il y a peu. Mais ils feront de la figuration, tout au plus amuseront la galerie, Jammeh tenant le pays d’une main de fer et écrasant complètement la vie politique depuis son accession au pouvoir en 1994, par un coup d’Etat. Sa première élection, officiellement, date de 1996. Depuis il est réélu très confortablement. Et il y a des chances que ça dure encore longtemps…

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Beaucoup de dirigeants africains, plus copains avec les démocrates américains, notamment le président Barack Obama, ont mangé leurs chapeaux en envoyant les félicitations d’usage au républicain Donald Trump, qui a écrasé, contre toute attente, Hillary Clinton. Certains chefs d’Etat du continent se sont dit qu’après tout le vin est tiré et qu’il faut le boire ; d’autres, sans doute les plus nombreux, font preuve de pragmatisme et se disent qu’il vaut mieux ne pas se fâcher avec le nouvel occupant de la Maison Blanche, quoi qu’on en pense. La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, n’est pas de ceux-là. Faisant preuve d’une extraordinaire sincérité, de courage et même de témérité, elle a pris ses distances avec le politiquement correct, qui sied dans ces circonstances et a fait part de sa déception suite au KO infligé par Trump à Mme Clinton à la présidentielle américaine. Ses pairs africains n’en pensent pas moins, mais n’ont pas eu le cran de le dire ouvertement, et encore moins le claironner dans un média du calibre de la BBC!

« Je suis extrêmement attristée par cette occasion manquée de la part du peuple des Etats-Unis de se joindre aux petites démocraties en mettant fin à la marginalisation des femmes », a déclaré Ellen Johnson Sirleaf dans un entretien avec la chaine britannique…
La première femme à avoir été installée, démocratiquement, à la tête d’une nation africaine a tout de même enchainé en ajoutant, histoire de ne pas irriter la nouvelle administration américaine, sait-on jamais : « Cependant, le Liberia a eu une longue relation avec les États-Unis. Et nous nous attendons à ce que cette bonne relation perdure »…

Toutefois Mme Johnson Sirleaf, comme du reste les dirigeants du monde entier, a affirmé qu’il est prématuré pour se prononcer sur le devenir des rapports entre les USA et l’Afrique. « Nous ne savons pas ce que la nouvelle politique américaine de l’Afrique sera avec l’administration Trump. Nous allons devoir attendre et voir. De toute évidence, nous sommes inquiets, mais nous devons lui donner juste le bénéfice du doute », a affirmé la chef de l’Etat libérien.
« Je suis inquiète au sujet des accords commerciaux entre les Etats-Unis et le Liberia, entre les Etats-Unis et l’Afrique. Je suis inquiète pour l’investissement et les programmes spéciaux qui ont été mis en place par les présidents Barack Obama et George Bush », a ajouté la lauréate du prix Nobel de la paix en 2011.

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Le président de la République, Béji Caid Essebsi, dans une interview accordée à l’hebdomadaire Akher Khabar, parue dans l’édition de ce mardi 4 octobre 2016, a déclaré ceci : « Rached Ghanouchi m’a dit qu’il a voté pour moi et je lui ai répondu par un adage selon lequel parfois un homme en vaut mille et mille ne valent rien. L’affaire n’est pas personnelle. L’essentiel : nous vivons aujourd’hui dans la stabilité et un climat politique qui sert les intérêts du pays ».

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Le premier débat télévisé entre Hillary Clinton et Donald Trump, lundi dernier, a fait du bien à la cote de popularité de la démocrate, à en croire un sondage publié hier vendredi 30 septembre 2016. D’après cette enquête, Mme Clinton a conforté son avance sur le républicain, de 3 points. La démocrate est crédité ainsi de 43% d’intentions de vote des électeurs, contre 40% pour le milliardaire, d’après ce sondage réalisé pour la chaîne Fox News.

Le précédente enquête, pour la même chaine, étiquetée républicaine, faisait état de 41% des intentions de vote et 40% pour Trump, sondage, précise-t-on, fait avant le débat.

Autre bonne nouvelle pour la démocrate : Elle soigné son score dans les Etats clés depuis le débat, un écart qui peut être décisif en bout de course, selon d’autres sondages.

Les deux autres challengers à la présidentielle, le libertarien Gary Johnson et l’écologiste Jill Stein, qui n’ont pas pris part au débat, restent scotchés à leurs intentions de vote, respectivement 8% et 4%.

A signaler que ce sondage a été réalisé par téléphone entre le 27 et le 29 septembre 2016, sur un échantillon de 1009 citoyens américains inscrits sur les listes électorales, dont 911 pourraient se rendre aux urnes. La marge d’erreur est de plus ou moins 3 points de pourcentage.

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Les observateurs sont presque unanimes : La démocrate Hillary Clinton a mis KO le républicain Donald Trump lors du premier duel télévisé hier lundi 26 septembre dans la soirée. Les deux candidats à l’élection présidentielle américaine ont ferraillé pendant 90 minutes. Comme à l’accoutumée dans ce genre de rendez-vous, qui compte beaucoup, ils ne se sont pas fait de cadeau, multipliant les croche-pattes, les attaques perfides, les guets-apens. Et d’après les spécialistes, Mme Clinton a été plus costaude que Trump dans cet art, le milliardaire qui n’est pourtant pas un enfant de coeur!

Des millions de téléspectateurs ont assisté en direct à cette passe d’armes où les candidats se forgent une carapace de président. C’est aussi un moment périlleux car les limites – intellectuelles, de culture générale, de maitrise des dossiers du monde… – se voient comme le nez au milieu de la figure.

Mme Clinton, assise sur un solide passé de secrétaire d’État et de Première dame américaine, a été fidèle à elle-même : Tout en finesse, mesurée, ce qui ne l’a pas empêchée d’être pugnace et agressive quand on la pousse dans ses retranchements. Son expérience dans la gestion des affaires du pays et sa fine connaissance des sujets internationaux ont également brillé. Face à ce rouleau compresseur, le magnant de l’immobilier n’avait pas grand chose à opposer, à part des formules tièdes forgées durant les meetings, des tirades sur ses succès d’homme d’affaires et beaucoup de punch. Evidemment, ça n’a pas suffi pour secouer Mme Clinton.

Ce qu’on a surtout retenu lors de ce débat, ce sont les attaques frontales et les répliques savoureuses. Titillé sur la politique économique et sur ses propos durant la crise des ‘subprimes’, Trump a contre-attaqué en accusant Hillary Clinton d’être la source de la situation chaotique au Moyen-Orient. Puis, revancharde, Mme Clinton a entrepris de fracasser l’image glorieuse du self-made-man que Trump se colle en rappelant qu’il a bénéficié d’une solide rampe de lancement avec les 14 millions de dollars que son père lui a filés à ses débuts. D’après elle, cela écorne le mythe de l’homme qui s’est fait tout seul…

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Hamma Hammami, porte-parole du Front Populaire, a estimé vendredi que la proposition du président de la République de former un gouvernement d’union nationale associant au quartet au pouvoir des organisations et des partis « pourrait élargir la base du pouvoir mais ne fera qu’exacerber la crise ».

S’exprimant devant la presse au terme de la réunion vendredi soir du conseil central du FP pour examiner la proposition du président de la république, Hamma Hammami a souligné que « les choix et les programmes sont les fondements pour sortir de la crise actuelle en Tunisie alors que la forme et les outils du gouvernement sont une autre affaire ».

Il a précisé à ce propos que « la Tunisie ne peut sortir de sa crise qu’à la faveur de nouveaux choix et programmes nationaux, démocratiques et sociaux ».

Hamma Hammami a rappelé que le FP dispose d’une « initiative de salut et de développement qui constitue une nouvelle vision profonde pour faire face à la crise actuelle et bâtir une union nationale, non un gouvernement d’union nationale ».

Le porte-parole du Front Populaire a ajouté que « s’attacher aux mêmes choix avec tout autre gouvernement produira les mêmes résultats et approfondira la crise », affirmant que l’initiative de son parti « représente une nouvelle base de discussion ».

Le chef de file du parti de gauche a imputé « l’échec » à  la coalition au pouvoir composé de Nida Tounes, Ennahdha, l’UPL et Afek Tounes, indiquant que « le président de la république a reconnu dans son interview de jeudi soir que le pays connaît une crise et à demi-mot l’échec ».

« Le Front Populaire estime que les causes de la crise tiennent au mode de gouvernement fondé sur les calculs partisans qui ont conduit à des luttes au sein de la coalition et des partis au pouvoir eux-mêmes portant ainsi atteint aux intérêts du pays », a-t-il ajouté.

Hammam Hammami a souligné que « le Front Populaire n’accepte pas de rendre tout le monde responsable de l’échec car celui qui a échoué est la coalition au pouvoir et doit de ce fait assumer sa responsabilité ».

Le président Beji Caïd Essebsi s’est déclaré dans une interview accordée jeudi soir à la télévision nationale favorable à la constitution d’un gouvernement d’union nationale auquel seront associées l’UGTT, l’UTICA aux côtés du quartet au pouvoir, des représentants de partis de l’opposition et d’indépendants.

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Le fantasque milliardaire Donald Trump, qui est pratiquement assuré d’avoir l’investiture du parti républicain, commence à ratisser large pour mettre toutes les chances de son côté à la présidentielle de novembre 2016. Quitte même à faire les yeux doux à ceux dont il avait fait ses ennemis hier : Les musulmans.

Trump avait provoqué un tollé en décembre 2015 en déclarant que l’interdiction d’entrer sur le territoire américain pour tous les musulmans était la solution au danger djihadiste. Propos qu’il avait tenus dans un contexte d’émoi suscité par les sanglants attentats de Paris le 13 novembre 2015 (130 morts) et l’attaque djihadiste de San Bernardino, en Californie (14 morts) Il en avait rajouté une louche en mars 2016 en affirmait que l’islam détestait les Etats-Unis.

Ces déclarations fracassantes avaient aussi pour but de gagner la sympathie des ‘durs’ parmi l’électorat républicain, réputé moins ouvert sur le monde et moins universaliste que les démocrates, sauf pour les questions d’ordre économique. Ou de profit devrait-on dire. Le candidat républicain, qui se définit lui-même comme un politicien hors-système, a bien fait le boulot en écrasant tous ses adversaires dans la course à l’investiture. Mais pour gagner la présidentielle et surtout gérer l’après avec tous ces pays musulmans dont les USA ont besoin pour des tas de raisons, il faut un discours plus consensuel, moins clivant. C’est ce que Trump a commencé à faire dès le 12 mai 2016 dans un entretien avec la radio de Fox News en déclarant que sa sortie sur la fermeture des frontières américaines aux musulmans n’était qu’une «suggestion»…

L’offensive de charme sur les rails

L’offensive de charme sur l’électorat musulman va passer à la vitesse supérieure. Le travail a commencé par l’entremise de Walid Phares, un conseiller de Trump d’origine libanaise, nous dit le site « The Hill ». Le papier dit que le bonhomme a commencé à tisser sa toile en se rapprochant de la communauté musulmane qu’il convient maintenant de rassurer sur les intentions du candidat républicain. M.  Phares a même confié que les initiatives dans ce sens vont monter crescendo dans les prochains mois. Pas fou le Trump !

S’agissant de l’interdiction du territoire américain qui frapperait les musulmans, le conseiller de Trump, de confession chrétienne, a déclaré ceci : «Pour l’instant, cette interdiction, ce ne sont que quelques phrases dans une déclaration de politique étrangère et un tweet. Ce n’est pas comme s’il avait écrit des livres ou publié des articles ou fait des discours sur le sujet. Il va continuer à ajouter du contexte et des détails au fur et à mesure qu’il obtient plus d’informations.»

La « rédemption » de Trump semble bien engagée puisque des personnalités musulmanes républicaines assument maintenant leur appui au républicain ; et même mieux : Il y a des consultations avec l’entourage de Trump, tels que la blogueuse Shireen Qudosi ou encore Saba Ahmed, qui a mis en place la coalition des musulmans républicains et s’est rendue célèbre en apparaissant sur la chaine pro-républicaine Fox News avec un hijab aux couleurs de l’étendard américain. Ces dames croient dur comme fer que Trump est le seul candidat capable de porter des coups fatals à l’islamisme radical et au terrorisme.

A côté de ça des cellules de supporters musulmans de Trump s’activent, notamment l’American Mideast Coalition for Trump («coalition américaine du Moyen-Orient pour Trump») ou, à une échelle plus réduite, Muslims for Trump («musulmans pour Trump»), dont le leader, un homme d’affaires d’origine pakistanaise, a eu un entretien avec CNN.

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La démocrate Hillary Clinton devrait franchir dimanche le point de non retour en annonçant sa candidature à la présidentielle

La démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump sont presque assurés de s’affronter à la finale de la présidentielle aux USA en novembre prochain. Certes Mme Clinton a le plus grand mal à se défaire de l’épine Bernie Sanders, qui vend chèrement sa peau en envoyant parfois quelques claques à l’archi-favorite de cette primaire démocrate, mais elle devrait s’imposer finalement. Quant à Trump, il a très rapidement mis KO tous ses adversaires dans son camp, contre toute attente. Reste maintenant à conquérir son parti, ce qui devrait, in fine, se faire, malgré quelques ratés en ce moment. Donc de ce point de vue les jeux sont presque faits pour les deux candidats, mais quand il s’agit de gagner le coeur de l’électorat national, c’est une toute autre histoire.

Le dernier sondage de New York Times/CBS News publié hier vendredi 20 mai contient de très mauvaises surprises pour Mme Clinton et Trump. Pour environ de 66% des citoyens américains interrogés, dont l’écrasante majorité est inscrite sur les listes électorales, les deux champions de leurs camps ne sont  »ni honnêtes, ni dignes de confiance ». C’est un comble quand on sait que l’un des deux va diriger les Etats-Unis pendant au moins quatre ans ! Ce désamour entre les deux prétendants et la population est carrément stupéfiant… et inédit.

Mme Clinton subit sans doute les contrecoups d’une campagne poussive, laborieuse, très peu inspirée, alors que tous les sondages en faisaient la candidate idéale pour la Maison Blanche. Quant à Trump, il paie sans doute là ses déclarations irréfléchies sur les musulmans, les Mexicains, les femmes, etc.

Mme Clinton y laisse moins de plumes

Dans le sondage, on apprend également que 65 % des électeurs ont une mauvaise opinion de Trump et 26 % une bonne. Sur cet aspect Mme Clinton tire mieux son épingle du jeu avec 52% des sondés qui ont mauvaise perception de l’ex-secrétaire d’Etat et 31 % qui jugent bonne son image.

Un commentateur du New York Times a relevé les cotes de popularité spectaculairement bas des deux candidats, ajoutant que ce combat électoral  »n’est pas celui d’une année ordinaire ».

A souligner que l’enquête a été réalisée à travers des entretiens téléphoniques, du 13 au 17 mai 2016, sur un échantillon de 1300 adultes résidant sur tout le territoire américain. Quant à la marge d’erreur, elle est située à plus ou moins 3%. Sur ces 1300 personnes, 1109 ont affirmé être inscrites sur les listes électorales.

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Est-ce le retour aux méthodes bien connues sur le continent africain pour disqualifier les opposants les plus dangereux ? Il est permis de se poser cette question quand on voit les ennuis qui pleuvent sur la tête du richissime businessman Moïse Katumbi depuis qu’il a annoncé sa candidature à la présidentielle congolaise. Ce lundi 09 mai 2016, il fera face au juge suite à des accusations de recrutement de mercenaires.

Katumbi, 51 ans, ex-gouverneur de l’ancienne province du Katanga (sud-est) et président du célèbre club de football TP Mazembe, ets convoqué à 10h00 locales (08h00 GMT) au parquet général de Lubumbashi (sud-est), capitale du Katanga, pour une audition. Ses partisans parlent de « manoeuvres » du régime pour lui barrer la route de la compétition électorale où, d’après les échos qu’on en a, il a toutes ses chances.

Il faut dire que le climat politique ambiant est électrique en République démocratique du Congo (RDC) depuis que l’opposition nourrit le soupçon que les autorités veulent tout bonnement ajourner le scrutin présidentiel, programmé fin novembre 2016. Le président en place, Joseph Kabila, chercherait ainsi, d’après ses opposants, à gagner du temps pour trouver une pirouette face au couperet de la Constitution qui lui interdit de se représenter après deux mandats successifs (il a été élu en 2001). Une large frange de l’opposition n’hésite pas à parler de « manoeuvres » du président pour se cramponner au pouvoir.

Un dossier cousu de fil blanc

Le gouvernement congolais avait annoncé en grande pompe le 24 avril dernier qu’il a mis la main sur quatre gardes du corps de Katumbi dont un Américain lors d’un rassemblement contre le pouvoir à Lubumbashi. Mercredi dernier, le ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, avait fait savoir qu’il allait diligenter une enquête sur « le recrutement de mercenaires » étrangers, dont des Américains, de mèche, d’après lui, avec l’homme d’affaires. Ce dernier était alors sorti de ses gonds pour dénoncer un « mensonge grotesque » et de « basses manoeuvres du pouvoir » pour lui « nuire » à quelques mois des élections.

Katumbi, pour braver encore plus le pouvoir, avait réitéré ce même jour sa candidature à la présidentielle. Il a affolé davantage le camp présidentiel en annançant que trois partis de l’opposition congolaise étaient derrière lui.
Pour rappel, Katumbi a rejoint avec armes et bagages l’opposition en septembre après avoir avoir mis fin à ses fonctions de gouverneur et claqué la porte du parti présidentiel. Déjà très populaire au Katanga où il a un crédit politique très solide pour sa gestion des affaires publiques, sa renommée s’est rapidement propagée dans le pays, au point qu’il est devenu le plus grand rival du président Kabila pour la prochaine présidentielle. Cela explique peut-être la nervosité des partisans de Kabila en ce moment et leur empressement à mettre Katumbi entre quatre murs pour un bon bout de temps.

Les Partisans de Katumbi ne lâchent rien

« M. Katumbi, qui aspire à devenir le magistrat suprême de la RDC, ne peut pas s’extraire de la justice, il va se présenter au parquet (…) car il n’a rien à cacher », a confié hier dimanche à l’AFP Olivier Kamitatu, porte-parole du G7, une coalition de sept partis d’opposition qui appuie la candidature du businessmen.
Kamitatu a déclaré que Katumbi est même « devenu un homme à abattre », avant d’ajouter : « Il en est conscient mais il est d’abord et avant tout un citoyen honnête et droit qui ne s’est jamais placé au-dessus des lois de son pays ».

Le porte-parole pointe du doigt les « risques d’instrumentalisation de la justice ». M. Katumbi a appelé « à l’implication de la communauté internationale pour garantir la neutralité et l’impartialité dans l’enquête », a-t-il dit.
Dans la foulée de son annonce de candidature à la présidentielle, Katumbi avait fait savoir qu’il a saisi la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) pour demander une « protection », s’estimant « en danger ». Il  a également déclaré que des proches ont été placés en détention ces deux dernières semaines…

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Le républicain Donald Trump a fait le vide autour de lui. Le magnat de l’immobilier, sur qui personne ne misait il y a peu, a mis KO ses derniers adversaires, Ted Cruz et John Kasich, qui ont déclaré forfait hier mercredi 04 mai dans la course à l’investiture républicaine. Fin d’un suspense qui n’en était plus un, tant le tonitruant Trump écrasait ses challengers.

Visiblement au sommet du bonheur, et il peut l’être vu ses chances au départ, le milliardaire a déclaré suite à son triomphe dans l’Indiana : « C’était une soirée magnifique. Je ne m’attendais pas à cela. Ce qu’a fait Ted Cruz est très courageux et c’est bien, car nous voulons apporter l’unité au camp républicain ». Le populiste s’est créé un boulevard qui le mène tout droit vers un ultime affrontement avec le candidat des démocrates, qui sera très vraisemblablement Hillary Clinton.

Celle dont on disait qu’elle avait une route toute tracée vers la Maison Blanche a un écueil inattendu, et un gros : Bernie Sanders. Ce dernier est toujours un boulet pour Mme Clinton, il vient d’ailleurs de la battre dans l’Indiana, obligeant la grandissime favorite à batailler jusqu’au bout pour se défaire d’un Sanders qui ne lui fera aucun cadeau. Pas très bon pour les Clinton, qui vont laisser des plumes dans cette bataille interne très âpre, au lieu de s’atteler d’ores et déjà à la préparation de ses munitions pour affronter Trump.

Le meilleur adversaire pour Mme Clinton

Trump a été diablement efficace, faisant feu de tout bois pour se mettre les électeurs américains dans la poche. Aux populations les moins favorisées qui craignent de perdre leurs boulots à cause de la mondialisation il rétorque protectionnisme et fermeture des frontières ; aux classes moyennes qui se font du souci pour leur sécurité il réplique lutte sans merci contre le terrorisme et maitrise de l’immigration, etc. Bref, il a réponse à tout, et ça marche ! Les citoyens, contre toute attente, son séduits par ces promesses qui ne mangent pas de pain. Le souci c’est que Trump est tellement emporté par son élan qu’il fait des déclarations à l’emporte pièce, et dangereuses du reste, du genre pour contenir la menace djihadiste il va empêcher aux musulmans de mettre les pieds sur le sol américain ; pour maitriser l’immigration clandestine il va bâtir un mur entre les USA et le Mexique. Je vous épargne les propos très sexistes, et le mot est faible, sur les femmes et j’en passe. Ce n’est pas de cette façon qu’un candidat à la présidentielle se fait des amis dans le monde. D’ailleurs son propre camp se braque et des dirigeants du parti républicain ont clairement dit qu’il ne se rangeraient pas derrière Trump.

Maintenant que Trump a terrassé tous ses adversaires, son parti n’a pas d’autre choix que de l’adouber. D’ailleurs le patron des républicains a sonné le rassemblement autour de la candidature de Trump, mais il n’est pas sûr que son mot d’ordre fonctionne tant le milliardaire a effrayé jusqu’aux plus radicaux dans son camp. En fait il pourrait se passer ce qui s’est produit en France en 2002 en France quand le sortant, Jacques Chirac, à droite, s’est retrouvé au second tour de la la présidentielle face au candidat de l’extrême droite Jean-Marie Le Pen. S’était alors mis en place un immense front républicain pour barrer la route à Le Pen. Même les socialistes, éliminés au premier tour malgré un bilan économique qui se défendait bien, ont fait campagne pour faire battre le candidat de l’extrême droite… et ont donc appelé à voter Chirac. Ce dernier a finalement écrasé son adversaire avec un score de 82,21 %. Des républicains pourraient faire la même chose pour stopper le bulldozer Trump, pour ne pas laisser les Etats-Unis entre les mains d’un homme qui se définit lui-même comme un candidat hors système, atypique, donc capable d’égarements qui peuvent couter cher aux USA, à l’image des errements de Georges Bush…

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