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jeudi 22 octobre 2020
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Présidentielle US : Un 1er débat chargé d’animosité, pas forcément payant pour Trump

Distancé dans les intentions de vote à cinq semaines de l’élection présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis, Donald Trump entendait profiter du premier débat télévisé mardi soir contre Joe Biden pour bousculer la campagne et revenir dans la course.
Interrompant sans cesse son adversaire démocrate pour l’entraîner dans un pugilat verbal, le président sortant a multiplié les tentatives de déstabilisation dans l’espoir d’inverser une dynamique défavorable depuis plusieurs mois.
Il est peu probable qu’il soit parvenu à ses fins. Non seulement en raison de sa propre attitude agressive et confuse mais aussi parce que cet affrontement dans lequel les insultes et les accusations gratuites ont fusé a certainement davantage dérouté que convaincu les électeurs indécis.
« On peut douter que ce débat épuisant mentalement ait fait changer quiconque d’avis », dit Ron Bonjean, stratège républicain à Washington ayant conseillé l’équipe de transition de Donald Trump en 2016. « Chaque camp peut en tirer quelque chose mais le choc des attaques personnelles échangées a probablement amené beaucoup de monde à éteindre sa télévision. »
Un sondage Reuters/Ipsos a montré ce mois-ci que, parmi les Blancs non diplômés, quatre électeurs probables sur 10 dans les Etats de Floride, du Michigan, de Pennsylvanie et du Wisconsin soutenaient Joe Biden cette année. En 2016, ils étaient environ trois sur 10 à soutenir Hillary Clinton, l’adversaire démocrate de Donald Trump à l’époque.
Si Joe Biden dispose d’une confortable avance dans les intentions de vote au niveau national, les sondages indiquent un écart plus serré dans ces « swing States ».
« Les débats ont généralement très peu d’influence sur le vote des gens. Il est encore plus difficile de savoir comment celui-ci a pu convaincre des électeurs dans un sens ou dans l’autre tellement il nous a fourni si peu d’occasions d’en savoir plus sur les candidats et leurs programmes », souligne Christopher Devine, spécialiste des campagnes présidentielles à l’université de Dayton dans l’Ohio.

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