« Le projet de loi portant création d’un conseil national des Tunisiens résidents à l’étranger comporte certes plusieurs avancées par rapport aux propositions des gouvernements précédents, mais cela n’empêche que plusieurs failles ont été observées et nous pensons qu’il ne doit pas être voté en l’état». C’est ce qu’a déclaré le président de la Coordination des Assises de l’Immigration Tunisienne à l’Étranger, lors d’un point de presse tenu ce vendredi 14 août au siège du Forum Tunisien des Droits Économiques et Sociaux (FTDS).
Il a dans ce cadre affirmé que le futur conseil national, considéré comme un organe consultatif, devrait être l’interlocuteur des pouvoirs publics tunisiens tout en défendant les intérêts légitimes spécifiques des Tunisiens à l’étranger.
C’est pour cette raison que la Coordination, par la voix de Tarek Ben Hiba, a estimé que les missions cet organe sont multiples tournant autour de la participation à l’élaboration de la politique nationale relative à la communauté tunisienne à l’étranger et de la contribution à la défense de leurs droits. Ajoutons à cela la simplification des démarches administratives relatives à cette diaspora tout en luttant contre toutes formes de discriminations et d’islamophobie et pour l’égalité entre les citoyens ainsi que la promotion du développement social et économique de la Tunisie y compris dans ses relations avec les pays d’accueil.
Concernant la composition de ce futur conseil, la Coordination exige qu’ « il soit impérativement formé majoritairement d’associations et de personnes vivant à l’étranger, mais aussi d’associations féminines ainsi que du syndicat des étudiants».
S’agissant des critères du choix de ces composantes, Tarek Ben Hiba a souligné qu’ils doivent être impartiaux, transparents tout en tenant en compte de leurs implications effectives dans les luttes durant les périodes de dictature.
La diaspora tunisienne a besoin d’un ministère de l’immigration
Outre la création d’un conseil national, Tarek Ben Hiba a indiqué que les Tunisiens à l’étranger ont plus que jamais besoin d’un ministère de l’immigration qui sera chargé de toutes les questions et les préoccupations de cette population dont le nombre a dépassé 2 millions de personnes, soit 12% de la population tunisienne.
« La mise en place de ce département est une nécessité . Car, le ministère des Affaires sociales est incapable à lui seul de résoudre les problèmes liés à l’immigration et de répondre aussi aux attentes de nos ressortissants à l’étranger », a-t-il dit
L’appel de la Coordination des Assises de l’Immigration Tunisienne à l’Etranger vient à un moment où la polémique autour de la création d’un conseil national des Tunisiens à l’étranger continue à prendre de l’ampleur. En effet, plusieurs organisations et composantes de la société civile à l’étranger ont exprimé leurs réserves vis à vis du projet de loi actuel portant création de cet organisme.
Des rencontres ont été organisées afin de mettre en garde contre l’adoption de ce projet dans sa version actuelle qui ne répond pas, selon ses organisations, aux revendications des Tunisiens à l’étranger.
Sur cette polémique, Ahmed Ammar Younbai a assuré que « ce futur conseil jouera un rôle consultatif considérable d’autant plus il aura vocation à proposer de nouveaux projets de loi de manière à mieux répondre aux attentes de notre communauté tunisienne à l’étranger ».
Dans une déclaration à Africanmanager, il a rappelé qu’une large consultation a été lancée pendant une période de deux ans à propos la mise en place de ce conseil et ce projet de loi en question a connu une évolution considérable avant d’être soumis aux députés de l’ARP.









Les RTE veulent au minima un secrétariat d’état chargé des affaires des Tunisiens résident à l’étranger dont une partie de l’effectif devrait être composée de RTE sont sont rentrés récemment au pays.
Deux millions de personnes cela ne fait pas 12% de la population tunisienne !