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Bruits sur le “1er logement”, logements sociaux, flambée des prix… Le DG de l’Habitat éclaire nos lanternes

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Nejib Snoussi, directeur général de l’Habitat au ministère de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs sujets dont le programme “Premier logement”, les logements sociaux et la flambée des prix de l’immobilier.

Le ministère de l’Équipement a-t-il cessé, comme nous l’avons entendu, de promouvoir le programme “Premier logement”?

Les informations selon lesquelles le ministère de l’Équipement a cessé de promouvoir et de soutenir le programme du 1er logement sont sans fondement et n’ont aucun rapport avec la réalité. L’initiative “Premier logement” est parmi les premiers programmes annoncés par le gouvernement de Youssef Chahed afin de permettre à la classe moyenne d’acquérir un bien immobilier à des prix abordables et avec des conditions favorables. Et le ministère de tutelle est chargé d’exécuter ledit programme et le réussir.

Certains parlent d’un accord pour sauver le secteur privé de l’immobilier. Que pouvez-vous nous en dire?

Je déments catégoriquement l’existence d’un accord pour sauver le secteur privé de l’immobilier et faire face à la stagnation du marché. Le programme “Premier logement” comprend aussi des appartements proposés par les promoteurs immobiliers aussi bien du secteur public que privé. Le citoyen pourra acquérir un logement par le biais d’un promoteur immobilier privé et se soumettre aux mêmes conditions et privilèges appliqués sur le secteur public mais à condition que le prix du logement ne dépasse pas les 200 mille dinars.

Comment expliquez-vous alors la baisse des ventes?

La baisse des ventes est attribuée à celle du rythme des campagnes promotionnelles du programme, qui a officiellement démarré depuis le mois de février dernier. De plus, le système d’information des banques a nécessité plusieurs mois pour sa mise en place.

Mais le taux de souscription des Tunisiens à ce programme demeure très faible. Qu’en pensez-vous?

On s’attend à ce que le taux de souscription à ce programme s’améliore, surtout avec la publication récemment de la liste des logements prêts à la vente sur le site web de la Chambre syndicale des promoteurs immobiliers et l’effort fourni par les institutions bancaires pour la promotion du programme.

Pour bénéficier de ce programme, le couple ne doit pas être propriétaire d’un bien immobilier et son revenu familial mensuel doit être compris entre 4,5 et 10 fois le salaire national minimum garanti, soit entre 1750 dinars et 3750 dinars par mois.

Tout Tunisien éligible à ce programme peut contacter l’agent immobilier, qui pourra vérifier la maison pour son bénéfice et obtenir un document du dépôt financier prouvant qu’il n’est pas en possession d’un bien et ensuite se présenter à la banque et déposer un prêt bancaire et un prêt d’autofinancement.

Il faut toutefois signaler que les personnes ayant auparavant bénéficié d’un crédit de logement ne sont pas concernées par ce programme.

Et où en est-on concernent le programme des logements sociaux?

En ce qui concerne ce programme qui a démarré en 2012, le travail se poursuit pour l’achever et ce, après que les difficultés et les problèmes auxquels il a été confronté à ses débuts ont été rectifiés.

Le programme comprend deux axes : Le premier concerne l’élimination et le remplacement des logements primitifs et le second consiste à permettre à la classe à faible revenu d’acheter un bien immobilier, comme le projet de la ville d’Omar Mukhtar à Séjoumi lequel profitera à près de 810 familles à faible revenu. Le programme devrait s’achever en 2018.

Il faut signaler que plus de 4 600 logements sociaux sont en cours de réalisation à l’initiative de certains promoteurs immobiliers.

À quoi est due alors la hausse des prix des logements?

La hausse des prix des logements s’explique principalement pas la rareté des terrains prêts à la construction et la hausse des prix des matériaux de construction et du coût de la main d’œuvre.

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