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Youssef Chahed

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Le ministère de l’Intérieur (MI) aurait informé, d’une manière officielle et directe, quatre personnalités sur l’existence d’un plan d’assassinat les visant. Ainsi, la liste comprendrait le chef du gouvernement, Youssef Chahed, Mabrouk Korchid, le secrétariat d’Etat aux Domaines de l’Etat et aux Affaires foncières, le commandant en chef de la garde nationale, Lotfi Brahem et le journaliste Lotfi Laâmari.

D’après “Acheraâ El Magharibi“, ces personnalités bénéficient actuellement d’une protection rapprochée de la part des services du ministère de l’Intérieur…

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a indiqué que l’élaboration du projet de loi sur l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêt dans le secteur public a été parachevée depuis quelque temps et soumis au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour avis.
Dès réception de l’avis du CSM, le projet de loi sera soumis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour adoption, a-t-il ajouté, indiquant que le gouvernement va demander l’accélération de l’examen dudit projet.
Intervenant, jeudi, lors d’une séance de dialogue à l’ARP, Chahed a fait valoir que le gouvernement a procédé à l’élaboration du projet de loi afin de renforcer la transparence et ancrer les principes de l’intégrité, de la neutralité et de la reddition de comptes dans le secteur public, précisant que le projet comporte la liste des personnes assujetties à la déclaration des biens, les cas de conflits d’intérêt et les mécanismes de la lutte contre l’enrichissement illicite.
“Inscrire la question de l’enrichissement illicite dans l’arsenal législatif constitue une véritable révolution dès lors qu’elle permettra à la communauté nationale de connaître les sources de richesse d’origine inconnue ayant été obtenues illégalement”, a-t-il estimé.

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Lors de son audition, ce jeudi 20 juillet 2017, sur ses actions en rapport avec la campagne contre la corruption, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a apporté des éclaircissements très attendus. Il a déclaré que la guerre contre la corruption ne va pas s’arrêter et ne va épargner aucune personne impliquée, quelle que soit son appartenance politique. Il a évoqué la possibilité de mettre en place de nouvelles mesures pour y faire face : “Personne n’est au-dessus de la guerre contre la corruption. Personne n’y échappera… Notre slogan dans la lutte contre la corruption est “personne ne doit bénéficier d’immunité”. … C’est notre vison pour la démocratie et pour la deuxième République“, a-t-il dit.

Youssef Chahed n’a toutefois pas caché que la corruption n’a cessé de se propager, n’épargnant aucune sphère ; il explique cela par la confiance rompue entre l’Etat et le citoyen à cause d’une inégalité des traitements dans l’application de la loi.

Il a souligné la nécessité de sortir du populisme et de la diabolisation des hommes d’affaires et des chefs d’entreprises et appelé à ne pas les mettre tous dans le même couffin, à cause d’une minorité corrompue. “Nous avons besoin de nos hommes d’affaires…“, a-t-il indiqué…

Youssef Chahed a par ailleurs réaffirmé la détermination du gouvernement à appliquer la loi. “Personne n’échappera à la loi, quelle que soit son appartenance politique ou sociale. Personne n’est au-dessus de la loi… C’est une des bases de la démocratie“, a-t-il ajouté.

Il n’y a pas, selon lui, de solution médiane dans la guerre contre la corruption : “Ou bien l’Etat ou bien les corrompus… Le gouvernement a choisi l’État et a placé la lutte contre la corruption à la tête de ses priorités, et ne va pas reculer devant les menaces“, a-t-il martelé.

Youssef Chahed a sous un autre angle démenti le fait que cette campagne vise les hommes d’affaires et les gens fortunés, mais plutôt toutes les personne corrompues.

Il a indiqué que la guerre contre la corruption dans laquelle s’est lancé le gouvernement depuis plus d’un mois n’est pas une campagne provisoire, mais une politique d’État et une vison basées sur des reformes profondes. C’est aussi, selon lui, une politique engagée pour rétablir la confiance entre le citoyen et les institutions de l’État. “Les Tunisiens n’ont pas confiance en l’Etat parce qu’ils sentent qu’ils ne sont pas égaux devant la loi“, a-t-il dit.

Il a par ailleurs démenti les informations et les accusations lancées par certaines personnes selon lesquelles la campagne contre la corruption est sélective et calculée, estimant à ce propos que certaines parties voulaient à travers ces accusations protéger les corrompus.

Le chef du gouvernement a en outre indiqué que si certains hommes d’affaires sont en prison c’est parce qu’ils ont commis des crimes et que des sommes colossales en devises ont été saisies chez eux.

Chahed a annoncé qu’un budget supplémentaire de 3 Millions de dinars a été alloué au titre de l’année 2017 à l’Instance de lutte contre la corruption, présidée par Chawki Tabib, faisant savoir que les ministères ont entamé la signature des conventions sectorielles relatives à la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Cette stratégie est basée, selon lui, sur l’accélération de la mise en place des lois sur le combat contre la corruption selon les normes internationales, la réforme administrative et la transparence, l’application vigoureuse de la loi et les conditions pour que le pouvoir judiciaire puisse accomplir les missions qui lui sont confiées. “Un État fort est celui qui garantit le développement, le progrès et la croissance“, a-t-il ajouté.

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Lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a indiqué que les différentes descentes effectuées dans plusieurs entrepôts et maisons de barons de la contrebande, dans le cadre de la campagne contre la corruption, ont permis de faire échouer plusieurs opérations frauduleuses et de saisir 700 millions de dinars en devises.

Il a par ailleurs ajouté que ces affaires ont permis d’identifier les barons de la contrebande qui ont fait l’objet de décisions administratives et de placement en résidence surveillée.

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Lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tenu à préciser que la guerre contre la corruption ne va pas s’arrêter et ne va épargner aucune personne impliquée, quelle que soit son appartenance politique. Il a évoqué la possibilité de mettre en place de nouvelles mesures pour lutter contre la corruption.

Personne n’est au-dessous de la guerre contre la corruption. Personne n’y échappera… C’est notre slogan… C’est notre vison pour la démocratie et pour la deuxième République“, a-t-il dit.

Youssef Chahed n’a toutefois pas caché que la corruption n’a cessé de se propager, n’épargnant aucune sphère ; il explique cela par la confiance rompue entre l’Etat et le citoyen à cause d’une inégalité des traitements d l’application de la loi.

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Lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peule (ARP), le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé qu’un budget supplémentaire de 3 Millions de dinars a été alloué au titre de l’année 2017 à l’Instance de lutte contre la corruption, présidée par Chawki Tabib.

Il a par ailleurs annoncé que les ministères ont entamé la signature des conventions sectorielles relatives à la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Cette stratégie est basée, selon lui, sur l’accélération de la mise en place des lois sur le combat contre la corruption selon les normes internationales, la réforme administrative et la transparence, l’application vigoureuse de la loi et les conditions pour que le pouvoir judiciaire puisse accomplir les missions qui lui sont confiées.

Un État fort est celui qui garantit le développement, le progrès et la croissance“, a-t-il ajouté.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a souligné, lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), la nécessité de sortir du populisme et de la diabolisation des hommes d’affaires et des chefs d’entreprises.

Il a appelé à ne pas mettre tous les hommes d’affaires dans le même couffin, à cause d’une minorité corrompue. “Nous avons besoin de nos hommes d’affaires…“, a-t-il indiqué…

Yousseg Chahed a par ailleurs réaffirmé la détermination du gouvernement à appliquer la loi. “Personne n’échappera à la loi, quelle que soit son appartenance politique ou sociale. Personne n’est au-dessous de la loi… C’est une des bases de la démocratie“, a-t-il ajouté.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré lors de son audition, ce jeudi 20 juillet 2017 à l’ARP, qu’il n’y a pas de solution médiane dans la guerre contre la corruption : “Ou bien l’Etat ou bien les corrompus”, a-t-il martelé

Il a par ailleurs indiqué que le gouvernement a choisi l’État et a placé la lutte contre la corruption à la tête de ses priorités, et ne va pas reculer devant les menaces.

Youssef Chahed a sous un autre angle démenti le fait que cette campagne vise les hommes d’affaires et les gens qui ont une fortune, mais plutôt toutes les personne corrompues.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a souligné, lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) la nécessité de sortir du populisme et de la diabolisation des hommes d’affaires et des chefs d’entreprises.

Il a en outre appelé à ne pas mettre tous les hommes d’affaires dans le même couffin alors qu’il s’agit d’une minorité corrompue, “Nous avons besoin de nos hommes d’affaires..”, a-t-il dit

Yousseg Chahed a par ailleurs réaffirmé la détermination du gouvernement à appliquer la loi. “Personne ne sera échappée à la loi quelle que soit son appartenance, personne n’est au dessous de la loi…c’est une des bases de la démocratie”, a-t-il ajouté.

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Lors de son audition ce jeudi 20 juillet 2017 à l’ARP, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a indiqué que la guerre contre la corruption dans laquelle s’est lancé le gouvernement depuis plus d’un mois n’est pas une campagne provisoire, mais plutôt une politique d’État et une vison basée sur des reformes profondes.

C’est aussi, selon lui, une politique engagée pour rétablir la confiance entre le citoyen et les institutions de l’État. “Les Tunisiens n’ont pas confiance en l’Etat parce qu’ils sentent qu’ils ne sont pas égaux devant la loi“, a-t-il dit.

Il a par ailleurs démenti les informations et les accusations lancées par certaines personnes et selon lesquelles la campagne de lutte contre la corruption est sélective et calculée, estimant à ce propos que certaines parties voulaient à travers ces accusations protéger les corrompus.

Le chef du gouvernement a en outre indiqué que si certains hommes d’affaires sont en prison c’est parce qu’ils ont commis des crimes et que des sommes colossales en devises ont été saisies chez eux.

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La mobilisation des ressources nécessaires au financement du budget de l’Etat de l’année 2018 ont été au centre d’une rencontre entre le président de la République, Béji Caïd Essebsi, et le chef du gouvernement, Youssef Chahed, mercredi, au Palais de Carthage.
Cité dans un communiqué de la Présidence, Youssef Chahed a indiqué que cette réunion a été une occasion pour passer en revue “les derniers développements de la guerre contre la corruption et la stratégie adoptée par le gouvernement pour accroître l’efficacité et le rendement des appareils sécuritaire et judiciaire dans cette guerre”.
L’entretien a, en outre, porté sur la situation générale dans le pays et l’action du gouvernement pour la prochaine période.

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Le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé, mardi, à l’occasion d’une conférence nationale sur l’emploi et le handicap, de nouvelles décisions favorisant l’encadrement, la prise en charge et l’insertion professionnelle des personnes porteuses de handicap.
Il s’agit notamment d’accélérer la mise en place d’un réseau statistique sur la situation des personnes handicapées qui soit conforme aux normes internationales en vigueur, et d’intégrer l’insertion professionnelle des handicapés dans la responsabilité sociale de l’entreprise.

Les décisions portent également sur le renforcement du cadre législatif des associations opérant dans le domaine du handicap de manière à promouvoir le système de formation et d’encadrement en les adaptant à l’environnement du travail. L’idée est aussi de diversifier les sources de financement et les possibilités d’intervention du Fonds national de formation professionnelle, afin d’aménager les sites de travail selon les besoins des personnes handicapées.
Il a également été décidé d’institutionnaliser l’accompagnement et la coordination aux plans national, régional et local en faveur de l’insertion professionnelle des handicapés pour garantir des services complémentaires et de qualité entre le public, le privé et la société civile.
Une structure nationale relevant de la Présidence du gouvernement sera créée et chargée du suivi de ces procédures à l’échelle régionale et locale, et d’établir un premier rapport dans un délai ne dépassant pas les six mois à partir de sa date de création.

Le Chef du gouvernement a en outre souligné, lors de cette conférence organisée à l’initiative du ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, que son gouvernement œuvrera pour le développement de la législation tunisienne en matière de handicap conformément à la Constitution et à la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et son Protocole facultatif.
“L’emploi des personnes porteuses de handicap est la responsabilité de toutes les parties qui soutiennent l’action de l’Etat en vue de faciliter leur insertion dans la vie professionnelle”, a-t-il indiqué, considérant que “le handicap ne doit pas priver le citoyen d’accéder à l’emploi dans le secteur public ou privé dès lors qu’il répond aux critères demandés”.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré, mardi, qu’il est possible qu’une réunion avec les parties signataires du document de Carthage soit organisée au cours des prochaines semaines pour évaluer l’action du gouvernement.
Cette réunion permettra de voir dans quelle mesure le gouvernement a-t-il réussi à concrétiser les différentes clauses du document, a-t-il ajouté dans une déclaration accordée aux médias en marge d’un colloque national sur le thème “Emploi et handicap : vers l’activation de la coopération trilatérale entre le secteur public, le secteur privé et la société civile” organisé par le ministère de la Formation et de l’Emploi.

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Les succès du chef du gouvernement, Youssef Chahed, notamment contre la corruption, qui en ont fait en un clin d’oeil le personnage phare de la scène politique, seraient de moins en moins digestes pour les ténors de son parti, Nidaa Tounes, surtout Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif et Sofiane Toubel, chef du groupe parlementaire, enfin ce qui en reste (le groupe a perdu une trentaine d’élus depuis 2014). A en croire Jeune Afrique, mais c’était un secret de polichinelle, la croisade du chef du gouvernement contre la corruption pourrait mouiller et éliminer de fait certains cadres du parti, ce qui dégagerait un boulevard pour Chahed à la prochaine présidentielle. Et pourquoi pas un brillant destin à la Macron…

Des sources proches du bureau politique de Nidaa Tounes ont confié au magazine africain que certains des détracteurs du locataire du palais de la Kasbah, comme ultime tentative pour atomiser la popularité sans précédent de Chahed sous la 2ème République, se seraient résolus à orchestrer une campagne dans les médias et sur les réseaux sociaux. L’idée, machiavélique, serait de pointer l’action de Chahed en tant qu’expert international au sein du ministère américain de l’Agriculture, jusqu’en 2015, pour introduire les produits de la très controversée firme Monsanto, décriée dans beaucoup de pays, notamment européens, pour ses OGM (organismes génétiquement modifiés) dont les effets sur l’homme inspirent les craintes…

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Né à Tunis au début des cinq glorieuses de Hédi Nouira, Youssef Chahed a poursuivi des études d’ingénieur agronome à l’INAT (Institut National Agronomique de Tunis). Major de sa promotion, il intègre l’INAT en France où il obtient en 1999 un DEA en 2003 et un doctorat en agroéconomie. Il sera aussi professeur en agroéconomie à l’INSA français et professeur visiteur dans de nombreuses universités dans le monde (Tokyo, Sao Paolo, …). De 2003 à 2015, il est expert International auprès, notamment de l’U.S.D.A et la Commission Européenne. Polyglotte, il parle couramment l’arabe, le français, l’anglais et l’italien, ce qui a été fortement apprécié lors de ses passages sur les TV étrangères. Grand et baraqué avec un visage angélique, il est presque le gendre idéal.

Cité par Jeune Afrique, l’homme d’affaires Khaled Abdeljaoued affirme que «Youssef Chahed était pragmatique (…). Et avait une vraie sensibilité sociale. Idéologiquement parlant, son ancrage au sein du Pôle n’avait rien d’aberrant. Les allégations d’ultralibéralisme distillées à son encontre par certains milieux de la pseudo-mouvance révolutionnaire, sont tout simplement absurdes».

JA cite aussi «une de ses camarades, qui a milité à ses côtés à Al-Joumhouri en 2012-2013 » et qui «se souvient d’une personnalité pragmatique et assez consensuelle : « Youssef Chahed était libéral sur les questions de société, mais pas en économie. Ce n’était pas un doctrinaire, mais il avait à cœur de défendre la singularité tunisienne, qu’il estimait menacée par Ennahdha et ses alliés du Congrès pour la République (CPR)».

Issu d’une famille aisée, nous dit-on. «Ndhif» ou propre, comme disent les Tunisien, moralement et matériellement, affirment ses proches. De son père, on sait peu de choses, sauf qu’il a été étudiant à Sciences-Po à Paris. Sa mère est Prof universitaire et sa grand-mère n’est autre que la grande militante Radhia Haddad. Marié à une jeune fille de la région de Msaken au Sahel tunisien, de la famille Zahouani, matériellement nantie aussi, nous dit-on. Tout cela, fait à première vue de lui un homme au-dessus de toute tentative de corruption et l’homme idéal pour lutter contre.

JA l’appelait «l’équilibriste». Bien avant Chahed, le magazine d’information avait aussi utilisé ce qualificatif usité pour diverses autres personnalités. On aurait aussi pu l’appeler en grec le protagoniste qui est cet acteur qui devait jouer le premier rôle pour lequel le public est souvent censé éprouver de l’empathie ou encore le Christ, tant il est à chaque fois et inlassablement crucifié par ses opposants et ses alliés.

  • Chahed gagne ses galons d’Elliot Ness

Nous, on l’appellera désormais l’incorruptible ou cet Eliot Ness de la seconde République, pour ne pas dire ce «Don Quichotte» de la guerre contre la corruption qu’il mène tambour battant depuis le mois de mai 2017.

Au crépuscule du 24 mai, il se décidait enfin à lancer sa campagne, dont on dira, en juillet, que les Américains sont contents. «Ou c’est l’Etat, ou c’est la corruption. Moi, j’ai choisi l’Etat», avait-il alors dit d’un ton grave. Un choix qui l’élèvera en quelques minutes au rang de véritable homme d’Etat et propulsera sa popularité au firmament. Entendre alors une personnalité politique, comme le tonitruant Mohamed Abbou, approuver un chef de gouvernement que sa femme vouait quelques jours auparavant aux gémonies, était inattendu. Depuis, d’ailleurs, Abbou ne sortira plus en public pour s’attaquer au GUN (Gouvernement d’Union Nationale).

La veille, Chahed avait déjà ordonné l’arrestation et le placement en résidence surveillée de Chafik Jarraya, considéré comme le plus gros poisson de sa prise qui se déploiera en plusieurs vagues, suivies par la confiscation des biens de la quinzaine de personnalités économiques du pays.

Il a beaucoup hésité ou a-t-il pris son temps pour réfléchir, car il mesurait le risque qu’il prendrait en déclenchant cette guerre. Il aurait même confié à l’un de ses proches qu’il remettrait sa démission si la plus importante proie de sa campagne anti-corruption et prévarication venait à être remise en liberté.

  • L’Elliot Ness leur fout la trouille !

Quelques couacs ont certes émaillé cette campagne d’arrestations, comme lorsqu’un juge refuse de nommer un administrateur judiciaire sur les biens d’un des interpellés ou lorsqu’un autre relâche un autre inculpé avant qu’il ne soit remis en détention préventive. Mais la campagne anti-corruption de Chahed se poursuit globalement sans accros et ce dernier jure ses grands dieux, à partir de Washington, qu’elle se poursuivra et n’épargnera personne. Et c’est peut-être là le hic !

Tout le monde, sauf leurs avocats, avaient applaudi aux interpellations. Tous sans exception. Ceux qui n’avaient pas applaudi dans leurs communiqués, s’étaient tus. L’heure et la circonstance étaient en effet graves, d’autant qu’ils n’y avaient que certains médias, proches de Chahed lui-même, qui distillaient les informations, dans un silence assourdissant du Parquet. De manière non-officielle, certains milieux d’affaires avaient évoqué leurs craintes que les vagues d’interpellations ne fassent écrouler un édifice économique, encore fragile après la révolution.

La torpeur frappera tout le monde, lorsque les interpellations touchent la Douane, charnière vitale pour tous les grands et petits trafics. Côté public, c’est la satisfaction, presque la joie de voir enfin tomber les noms que tout le monde connaissait mais que personne ne dénonçait, tant la chaîne de bénéfice de cette activité illégale touchait de monde.

La fulgurance de la campagne et son étendue, bien que certains parlent encore de «petits poissons» et de «seconds couteaux», fait peur et fout même la trouille, tant dans les milieux d’affaires que dans les milieux politiques. Certains avancent, en constatant les liens, parfois évidents, entre un des partis au pouvoir et certaines interpellations, que Chahed aurait commencé par «balayer devant sa porte» pour se donner les moyens de balayer ailleurs. Suivez son regard. Il pourrait lorgner du côté de Montplaisir !

  • Et si Ness se muait en Don Quichotte ?

Par hypocrisie ou par réelle sympathie, le public en demande encore et pousse Chahed à aller plus loin. Mais le peut-il ? Le doit-il ? Jusqu’où ira-t-il ? Et où s’arrêtera-t-il ? Il aurait, selon certains médias, bien préparé «son coup», mais Chahed savait-il déjà où il devait s’arrêter avant de commencer ? Le conçoit-il et l’a-t-il déjà imaginé ? Autant de questions qui se posent, dans un silence de La Kasbah, que l’on pourrait comprendre.

Force est ainsi de constater que Youssef Chahed et sa campagne anti-corruption font peur. Pas seulement à ceux qui auraient quelque chose à se reprocher et qui s’y prépareraient. Mais aussi et surtout à tous ceux qui ont cru trouver en Chahed le Zorro des temps modernes et l’Eliot Ness de la 2ème République. C’est surtout ceux-là qui se demandent si Chahed va continuer à résister aux pressions, et il doit en avoir un tas, ou finira-t-il pas céder aux sirènes d’un pouvoir auquel manifestement il se préparerait.

Ecrivain, journaliste et homme politique français, Léon Daudet disait déjà en 1924 que « (…) on se dit que mieux vaudrait jouer, tous les quatre ans, le sort de ce pays à pile ou face. Il y aurait plus de chances heureuses. Celles-ci sont éliminées, sauf incident des élections législatives, par la pression d’une machine administrative asservie aux intérêts les plus immédiats et aux passions les plus viles. C’est la lie qui remonte automatiquement dans la bouteille et qui, une fois remontée, fait la loi, fait les lois».

Et si Youssef Chahed décidait contre vents et marées d’y aller à fond. Le laissera-t-on faire ? Et s’il ne le faisait pas et se révélait n’être qu’un Don Quichotte, aux louables intentions et aux piètres résultats, qu’adviendrait-il des espoirs de millions de personnes et de leur mode de vie qui irait vers le pire, vers une société, politique et économique, qui serait menée à la baguette par la contrebande ?

  • «Ceux qui jouent avec des chats, doivent s’attendre à être griffés». (M. De Cervantès. Don Quichotte)

Sans vouloir défendre ou enfoncer qui que ce soit, cela n’étant pas notre rôle, reste enfin à évoquer les griffures que reçoit déjà le chef du gouvernement tunisien. Même si elles donnent parfois l’image d’affaires un peu tirées par les cheveux, elles n’en écornent pas moins l’image «Eliot Ness» qui colle à Chahed et la presse commence déjà à y bêcher. En premier lieu, cette affaire du contrat du ministre de l’Environnement Riadh Mouakhar qui a dû aller s’expliquer devant la justice. Le 21 juin dernier, il déclarait sur une radio privée que «je démissionnerais si les choses devenaient sérieuses». Elles ne le sont manifestement pas.

Ensuite, toutes ces rumeurs d’affaires concernant le ministre en charge des relations avec la société civile, Mehdi Ben Gharbia, par ailleurs ancien homme d’affaires dans le domaine du fret des marchandises notamment. Le vendredi 23 juin 2017, il affirme que «les informations relayées à son sujet sont infondées» et évoque des « campagnes douteuses » qui cherchent à induire en erreur l’opinion publique. Le même jour, le porte-parole du gouvernement a affirmé, au cours d’un point de presse que «toutes les investigations entreprises pour vérifier les informations relayées sur une éventuelle implication de Mehdi Ben Gharbia le disculpent et prouvent qu’il n’est concerné par aucune affaire».

Enfin, cette affaire de plainte d’une entreprise contre l’ancien secrétaire d’Etat à l’Agriculture et la pêche qu’était alors l’actuel chef de gouvernement. Outre le fait que dans tout ministère, le secrétaire d’Etat n’est pas l’ordonnateur, «il s’agit d’une manœuvre politicienne contre la campagne mains propres» selon des «proches du pouvoir» cités par le quotidien français Le Figaro dans son édition du 15 juillet 2017. Un proverbe chinois dit que «il ne faut pas employer ceux qu’on soupçonne, ni soupçonner ceux qu’on emploie».

 

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Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a annoncé hier vendredi, à l’ambassade de France où était célébré le 14 juillet, que le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, est attendu en Tunisie avant la fin de cette année. Ce sera la première visite officielle de Macron depuis son entrée en fonction….

Cette visite aura évidemment une autre tonalité que celle de novembre 2016. A l’époque Macron n’était même pas encore officiellement candidat à la présidentielle, et par conséquent n’avait pas eu droit à tous les égards réservés aux autorités suprêmes. Il s’était contenté d’un aparté avec le fils du président de la République, Hafedh Caïd Essebsi, ce qui n’est pas rien, tout de même. D’ailleurs son staff avait pris soin d’indiquer que Macron était très satisfait de son périple en Tunisie, des propos qui ont sans doute des relents de diplomatie pour ne fâcher l’exécutif local, mais qui ne sont pas dénués de fondement. Cette fois ce sera une toute autre musique. Le président français aura droit à tout le décorum qui sied à son rang…

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Le suivi de programmes de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE), au cours de cette saison estivale, a été au centre d’un conseil ministériel restreint présidé jeudi par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, au palais du gouvernement à la Kasbah, eu égard à la canicule enregistrée au cours des derniers jours.
Selon un communiqué publié par la présidence du gouvernement, le conseil ministériel a souligné l’impératif de rationaliser la consommation auprès des privés et des différentes administrations et structures publiques et d’intensifier les efforts en vue de réaliser tous les programmes et d’évaluer périodiquement la situation.

Le conseil ministériel a passé en revue l’avancement de l’exécution de ce qui a été décidé pour se prévenir contre la pénurie prévue au niveau de l’eau potable, dans les villes et les zones rurales en plus d’assurer le suivi de l’avancement de certains projets lancés par la SONEDE et dont le taux de réalisation a atteint 80%.
Le chef du gouvernement a souligné l’impératif d’accélérer la mise en oeuvre du projet de dessalement des eaux à Sousse ainsi que les projets ” Barrage Kalaa ” et ” la station Djerba “.
Chahed a également pris connaissance du dossier des groupements hydrauliques, donnant ses instructions d’achever dans les brefs délais la nouvelle loi de gestion des ressources hydrauliques et qui devrait être soumise à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Le chef du gouvernement a appelé à doubler les efforts au niveau des structures et arrondissements régionaux pour garantir la bonne gestion des ressources hydrauliques et alléger la surconsommation de l’eau.
Il a souligné l’impératif d’intensifier les opérations de sensibilisation pour garantir une bonne utilisation de l’électricité et de rationaliser l’utilisation des appareils de climatisation.

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Les membres de la Commission des affaires étrangères du Sénat des Etats-Unis ont insisté sur la nécessité, pour l’administration américaine, d’apporter une aide financière au gouvernement tunisien afin de soutenir et “renforcer la transition de la Tunisie vers une démocratie stable et prospère”.
Dans une déclaration publiée, mardi, les membres de la Commission ont réaffirmé le soutien de leur pays à la Tunisie et “la volonté de fournir un niveau d’assistance suffisant afin de soutenir la transition en cours vers une démocratie plus inclusive, prospère et stable”.
Ils incitent le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à accélérer les réformes économiques et les mesures de lutte contre la corruption, soulignant la nécessité de la mise en application de la Constitution de 2014, notamment au niveau des nouvelles protections des libertés civiles.
Dans cette déclaration, les sénateurs ont, également, exhorté les autorités tunisiennes à tout mettre en oeuvre pour “endiguer les départs de djihadistes tunisiens vers l’Irak et la Syrie”.
Le Sénat invite, dans ce sens, “les voisins de la Tunisie à collaborer avec le gouvernement Youssef Chahed afin de lutter contre la menace terroriste, sécuriser les frontières et soutenir la transition démocratique tunisienne”.
Cette résolution a été proposée par les sénateurs Ben Cardin et Marco Rubio à l’occasion de la visite de Youssef Chahed aux Etats-Unis.
Parmi les signataires de cette résolution figurent, notamment, les sénateurs Chris Coons, Ed Markey, Tim Kaine, Tammy Baldwin, Tom Cotton et John McCain.

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Le dossier de la corruption ne cesse de faire couler beaucoup d’encre, notamment après la campagne de lutte contre le fléau décrétée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à la fin du mois de mai dernier. Ce mercredi 12 juillet 2017, c’est au tour du centre de l’Islam et de la Démocratie d’ouvrir le débat sur le sujet.

Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), a déclaré, lors d’une rencontre à Tunis, que les gouvernements qui se sont succédé après la Révolution, à l’exception de ceux de 2011 et 2012, ont échoué dans ce combat et ont causé au pays un gros retard en la matière. “Ce sont ces gouvernements là qui devraient assumer la responsabilité parce qu’ils n’ont pas fait preuve de volonté pour lutter contre la corruption“, a-t-il assuré.

Il a dans le même contexte indiqué que la lutte contre la corruption est un dossier national très important et que les choses ont commencé à bouger avec la mise en place du gouvernement d’Union nationale, lequel a placé la lutte contre la corruption à la tête de ses priorités, après la lutte contre le terrorisme.

C’est maintenant que la lutte contre la corruption est mise sur les rails et nous espérons que les choses commencent vraiment à bouger. C’est à partir de l’année 2016 qu’on a commencé à sentir le changement et une volonté politique de lutter contre la corruption“, a-t-il dit.

Chawki Tabib a par ailleurs tenu à préciser que la stratégie de lutte contre la corruption est une décision émanant de l’ancienne Assemblée Nationale Constituante (ANC) en 2012, mais elle avait été gelée pour pendant 4 ans, jusqu’à son approbation à travers un document signé par le gouvernement en décembre 2016.

“Ils m’ont accusé…”

Il a sous un autre angle indiqué que certains ministres l’ont sévèrement critiqué pour avoir lâché des informations sur les affaires en cours, allant jusqu’à l’accuser de faire fuir les investisseurs avec ses déclarations, surtout quand il parle d'”État mafieux”.

Le président de l’INCUCC a par ailleurs indiqué qu’en examinant de près les dossiers parvenus à l’instance, il a été surpris et même choqué par les dépassements qui ont eu lieu. “Certains éléments dans les dossiers de corruption m’ont poussé à agir et à parler, enfreignant le devoir de réserve“, a-t-il dit

Tabib a critiqué les déclarations de certains députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), qui ont reproché à l’instance de ne pas travailler énergiquement. Il a fait remarquer que certains députés ignorent la loi réglementant l’instance en question.

“Chahed conduit une bicyclette sur une autoroute…”

À une interrogation sur la pertinence de la campagne de lutte contre la corruption récemment lancée par Youssef Chahed, Tabib a tenu à préciser qu’il s’agit d’un pas en avant. “L’image qui nous vient présentement est que Youssef Chahed a pris une bicyclette sur une autoroute où il est interdit de reculer, et même de s’arrêter“, a-t-il dit.

Il convient de rappeler à ce propos qu’une campagne d’arrestation d’hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption financière et administrative a été lancée, à la fin du mois de mai dernier, dans le cadre de l’application des dispositions de l’état d’urgence. Parmi eux figurent Chafik Jarraya et Yassine Chennoufi.

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C’est le sénateur républicain de l’Arizona John McCain, un “ami” de la Tunisie, qui l’a dit : Le projet de loi américain de finances pour l’exercice 2018, dont une disposition prévoit une importante réduction de l’aide militaire et économique accordée au berceau du printemps arabe, ne sera pas avalisé par le Congrès américain. «Républicains et Démocrates au Congrès américain ne voteront pas une loi dans le sens d’une diminution de l’aide économique à la Tunisie», a-t-il martelé.

Le sénateur américain a tenu ces propos mardi 11 juillet 2017 en marge d’une rencontre-débat organisée à la «Heritage Foundation», avec comme thème «Partenariat stratégique entre les Etats-Unis et la Tunisie en tant qu’élément de la stabilité régionale». C’était en présence du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed.

Nous appuierons la Tunisie. Le monde a besoin de voir cette nation réussir sa transition démocratique. Les jeunes Tunisiens sont un modèle, ils sont brillants et nous devons les encourager”, ajouté le républicain.

Pour rappel, l’administration Trump envisage de raboter l’aide accordée à la Tunisie, durant l’exercice financier 2018, pour ne verser que 54,6 millions de dollars (133,5 MDT), soit une baisse de 85,8 millions de dollars (209,8 MDT) par rapport à l’année 2017.

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