AccueilLa UNE13,6 Milliards DT, dépensés en 6 mois en salaires et interventions sociales!

13,6 Milliards DT, dépensés en 6 mois en salaires et interventions sociales!

Le budget 2021, qui a une valeur totale de 52,6 milliards de dinars (19,4 milliards de dollars), a augmenté de 1,8 % en comparaison avec le budget 2020. Un montant non définitif, puisqu’on ne sait pas encore de combien il sera après la loi de finance corrective qui ne voit toujours pas le jour.

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Toujours est-il qu’à fin juin, c’est-à-dire au terme des six premiers mois de l’exercice, les ressources propres de l’Etat couvraient à peine 30 % des besoins de ce budget, malgré une pression fiscale de 24,6 %. Et sur l’ensemble des 15,897 Milliards DT collectés à fin juin dernier, plus de 14,766 Milliards DT provenaient des recettes fiscales. Des recettes fiscales, qui ont augmenté de 16,7 %, et des recettes non fiscales qui ont diminué de 226,3 MDT en glissement annuel.

Spécificité tunisienne,  plus de 63 % (10,019 Milliards DT) de toutes les ressources propres de l’Etat ont été vite dépensés pour les salaires des quelque 642 mille fonctionnaires de l’Etat. Cette masse salariale semestrielle était en hausse de 6 % par rapport aux 9,451 Milliards en glissement annuel par rapport mois de juin 2020, et en hausse de 6,4 % par rapport au mois de mai 2021.

Et sur les quelque 5 Milliards DT qui restaient des ressources de l’Etat à fin juin 2021, presque 3,6 Milliards DT ont été dépensés au titre d’autres interventions sociales, dont 1,397 Milliard DT pour la compensation des produits de première nécessité (60,8 % de l’ensemble), le transport (21,5 %) et les carburants (17,7 %).

Ainsi, entre salaires des fonctionnaires (plus de 10 Milliards DT) et les interventions sociales (3,6 Milliards DT), ce sont 85,6 % de toutes les ressources propres de l’Etat tunisien qui ont été dépensés en six mois, sans aucun rapport avec l’investissement qui devrait créer plus d’emplois et plus de valeur ajoutée.

Tout cela ne semble pour l’instant pas déranger ou impacter la trésorerie de l’Etat et ses équilibres globaux. Des équilibres globaux, déjà déstructurés du fait de la construction du budget de 2021 sur des probabilités déjà dépassées, comme le taux de croissance, le taux de change ou le prix du baril de pétrole. Des prévisions qui devaient être revues par une loi de finance corrective, jetée aux oubliettes et partie avec le gouvernement Mechichi et son ministre des Finances Ali Kooli. « Il est déraisonnable de poursuivre les travaux jusqu’au troisième trimestre 2021 sans achever la préparation de la loi de finances rectificative, sachant que le projet de loi comporte un certain nombre d’amendements aux hypothèses financières, des dépenses et des produits, tout en intégrant l’ensemble des conventions financières conclues entre la Tunisie et un certain nombre de donateurs internationaux » comme le disait à Africanmanager (Ar) Hassine Dimassi. En attendant, la ministre en charge du département des finances l’a confirmé devant Marcus Cornaro, l’ambassadeur de l’Union Européenne qu’elle recevait ce mercredi 8 septembre 2021. Il y aura bien une loi de finance rectificative, et même une loi de finance pour 2022. On ne sait pas quand, mais il y en aura !

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