Le gouvernement algérien vole au secours des banques publiques qui sont confrontées au manque de liquidités. Dans la version finale du projet de Loi de finances 2017, dont nous détenons une copie, un montant de 42 milliards de dinars (380 millions de dollars) est réservé en effet pour la recapitalisation des huit banques à capitaux publics, a annoncé l’agence de TSA.
La mesure est destinée à remédier au manque de liquidités des banques publiques, selon l’économiste Ferhat Ait Ali. « Les liquidités des banques publiques ont été aspirées par le trésor public, via l’emprunt obligataire, explique l’économiste. Pour renflouer les banques, le gouvernement a donc décidé d’augmenter leur capital social. « Chaque banque peut solliciter la Banque d’Algérie pour lever l’équivalent de 8 fois son capital social », ajoute M. Ait Ali.
En augmentant le capital des banques publiques de 42 milliards de dinars, le gouvernement programme de fait la mise en service de la planche à billets à partir de 2017. « Les provisions que la Banque d’Algérie s’est constituées sur ses résultats des exercices précédents vont être aspirées par le trésor public pour colmater le déficit budgétaire de l’État. Pour répondre aux éventuelles sollicitations des banques, elle n’aura pas le choix à part celui d’actionner la planche à billets pour faire de l’émission monétaire », explique M. Ait Ali.
Selon la même source, la mesure aura des conséquences néfastes sur l’économie notamment la dévaluation du dinar, la hausse du coût des investissements, hausse des prix des produits.








