Le Conseil des droits de l’Homme a lancé, à Genève, une commission chargée d’enquêter « sans délai » sur les violations des droits de l’Homme commises au Burundi depuis l’annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé en avril 2015.
Une résolution en ce sens, proposée par la Slovaquie au nom de l’Union européenne, a été approuvée par 19 voix pour, 7 contre (dont celle de la Russie) et 21 abstentions.
Il s’agira de « mener une enquête approfondie sur les violations des droits de l’Homme et atteintes à ces droits commises au Burundi depuis avril 2015, notamment pour en évaluer l’ampleur et déterminer s’il s’agit de crimes de droit international ». La durée du mandat de la commission est d’un an. Elle devra présenter ses premières observations lors de la 34e session du Conseil en mars 2017.
Les enquêteurs devront « identifier les auteurs présumés » de ces violations et « formuler des recommandations sur les mesures à prendre pour garantir que les auteurs de ces actes aient à en répondre ».
Cette résolution fait suite à la publication d’un rapport de l’ONU, le 20 septembre, accusant le gouvernement burundais d’être responsable de graves violations des droits, systématiques et constantes. Le texte onusien avait mis en garde contre de possibles « crimes contre l’humanité » et un « grand danger de génocide ».








