Selon un sondage d’opinion intitulé « Observatoire de l’automobile », réalisé par l’institut Emrhod Consulting ,« 20% des Tunisiens sont prêts à acquérir un véhicule électrique à court-terme ».
Les résultats de ce sondage ont été présentés, vendredi soir à Tunis, lors de la 1ère édition de l’événement « Les victoires de l’automobile ». Il en ressort que près de 29% des Tunisiens disent vouloir acheter une voiture (neuve ou d’occasion) en 2025.
L’enquête menée auprès d’un panel représentatif de la population tunisienne pour mesurer sa perception du secteur et ses attentes, a révélé, aussi, que 47% des Tunisiens sondés opteront pour un moteur thermique, 17% pour un véhicule hybride rechargeable et 14% pour un véhicule électrique.
Selon ce sondage, le prix d’achat reste le principal critère qui détermine le choix du véhicule (à 49%), suivi par le niveau de consommation de carburant (47%), l’esthétique et le design (33%), la disponibilité des pièces détachées (32%) et le coût de l’entretien (31%).
Concernant les types de carrosseries préférés, la berline reste la plus sollicitée (45%), suivie par le véhicule utilitaire sport (31%) et la citadine compacte (15%).
D’après l’enquête, 80% des sondés prennent en compte le coût de l’entretien lors de l’achat d’un véhicule. Enfin, pour 75% des personnes interrogées, le pays d’origine du véhicule est important (40% jugent ce critère très Important et 35% assez important).
Nouvelles mesures pour encourager la mobilité électrique d’ici 2030
Des mesures réglementaires, tarifaires, techniques, institutionnelles et à caractère économique ont été élaborées afin de favoriser la promotion des voitures électriques en Tunisie, a récemment indiqué, le secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie, chargé de la transition énergétique, Ouael Chouchane.
Il a assuré qu’au niveau réglementaire, il a été décidé de considérer la recharge des batteries des véhicules électriques comme un « service » où l’électricité fait partie des différents intrants.
Un projet d’arrêté a été préparé dans ce sens pour permettre d’organiser tous les aspects liés au service de recharge moyennant un cahier des charges, a-t-il précisé.
S’agissant du cadre normatif, Chouchane a indiqué qu’il a été procédé à une actualisation de la norme relative à la nomenclature d’activités tunisiennes en ajoutant le service de recharge des batteries des véhicules électriques, avec un arrêté actualisant la norme NT120 qui est en cours d’adoption.
Il a fait savoir par ailleurs que le département de l’Industrie œuvre à l’élaboration d’une stratégie nationale sur la mobilité électrique qui favorisera l’amélioration des performances énergétiques du secteur des transports et la réduction de son empreinte de carbone.
Cette stratégie, a-t-il ajouté, permettra de définir les objectifs clairs concernant le nombre de voitures électriques, le nombre de points de recharge, et ce, en parallèle avec la stratégie nationale de transition énergétique, la stratégie nationale de transition écologique et celle de développement à bas carbone.
Et de rappeler que le secteur des transports en Tunisie occupe la première place en termes de consommation d’énergie avec un tiers environ de la consommation d’énergie finale et plus de 50% de la consommation des produits pétroliers.








