AccueilActualités - Tunisie : Actualités en temps réelLe coût de la logistique en Tunisie s’élève à 20%

Le coût de la logistique en Tunisie s’élève à 20%

 » Le coût de la logistique s’élève à 20%, ce qui est une charge très élevée par rapport aux normes internationales, établies à 10%, a indiqué Khaled Ben Gharbia, président du groupement professionnel du transport à CONECT International dans une déclaration, à l’Agence TAP, accordée en marge d’une rencontre, tenue, mardi, à Tunis, sur le rôle du transport dans le renforcement du commerce extérieur.

Les problèmes du transport en Tunisie, tous modes confondus, sont énormes, a-t-il dit. Pour le transport maritime, le problème réside dans le fonctionnement de la Société Tunisienne d’Acconage et de Manutention (STAM) qui souffre, ces dernières années, d’une détérioration de sa flotte, d’autant plus qu’elle devient spécialisée uniquement dans le transport des voyageurs à bord des bateaux Tanit et Carthage. « La STAM ne joue plus son rôle dans le transport des céréales et des hydrocarbures, en absence de la rénovation de sa flotte », selon Ben Gharbia.

La Compagnie tunisienne de navigation (CTN), a-t-il avancé, commence à récupérer et est à la recherche de partenariats stratégiques des transporteurs internationaux afin de pouvoir faire face au marché.

Ben Gharbia a cité l’exemple du Maroc qui a pu saisir l’opportunité de conquérir le marché russe et de prendre la place des fournisseurs européens, lorsque la Russe a interdit les importations européennes des produits alimentaires, et ce, grâce à sa logistique spécialisée dans l’agroalimentaire qui dispose d’une série de lignes maritimes.

De son côté, l’exportateur Foued Gueddich et vice-président du groupement chargé de l’agroalimentaire à CONECT international, a appelé à résoudre les problèmes de vandalisme survenus au niveau du port de Radés qu’il a qualifiés de « catastrophe », d’autant plus que 80% des transactions des conteneurs et des semi-remorques passent par le port de Radés.

« Aujourd’hui le port de Radés n’assure que l’entrée et la sortie de trois conteneurs par heure, contre 30 conteneurs par heure avant la révolution. Il a rappelé qu’en 2009, une étude menée avec un bureau international japonais avait fixé un objectif de 300 conteneurs par heure.

« Le port de Radés souffre de problèmes de vandalismes pratiqués par certains de ses agents.. Je me trouve obligé, en tant qu’exportateur d’envoyer, mon conteneur aux ports de Sfax, Sousse ou de Bizerte, avec un coût supplémentaire de 700 dinars pour honorer mes engagements envers mes clients à l’étranger « , a-t-il déploré.

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