En visite dans le gouvernorat de Gabès, le président de la République provisoire, Moncef Marzouki, n’a pas reçu l’accueil dû normalement à un chef d’Etat. Les citoyens rassemblés, lors de sa visite au Groupe chimique tunisien (GCT), alors qu’est célébrée la journée mondiale de l’environnement, l’ont vivement interpellé au sujet des énormes nuisances écologiques dévastant la région, émanant des usines chimiques qui y ont installées.
Moncef Marzouki, dans une allocution souvent interrompues par de véhémentes protestations de l’auditoire, a déclaré comprendre les « souffrances et la douleur » des citoyens, victimes des effets de la pollution, qualifiant la situation environnementale de Gabès de « crime ».








