La presse algérienne a critiqué le ministre de l’Intérieur tunisien, Lotfi Ben Jeddou, à cause des dernières déclarations faites, jeudi 25 avril , sur les ondes de radio Shems FM , et rapportées par l’AFP.
Le journal de langue française l’Expression, dans son édition de samedi 27 Avril 2013 , a parlé d’insinuations sournoises de Lotfi Ben Jeddou . En référence à ses déclarations sur Shems FM ,le journal a écrit :D’après le successeur d’Ali Laarayadh, «le gouvernement algérien craignait l’exportation de la révolution tunisienne, notamment parce qu’ils ont des mouvements (islamistes) dans le Sud», commentant que la sortie du ministre suscite des interrogations: primo, sur quelles données le ministre tunisien s’est-il basé pour justifier une telle déclaration? D’autant plus qu’en sa qualité d’ex-magistrat, procureur de la République et juge d’instruction à Kasserine, il ne doit pas feindre d’ignorer qu’à un tel niveau de responsabilité, on doit allier prudence et retenue. Quand, de surcroît, on est ministre de l’Intérieur, on doit éviter de tenir des propos qui risqueraient de soulever l’ire des voisins; secundo, dire que les Algériens «sont prêts à coopérer avec nous afin de lutter contre le terrorisme», serait travestir une réalité connue de tous, à savoir que l’Algérie a de tout temps assuré son rôle pivot dans la lutte antiterroriste au Maghreb. Elle a même contribué à assurer un contrôle rigoureux de la frontière Est, prémunissant ainsi la Tunisie d’éventuelles incursions terroristes venant de Libye et du Sahel. Sur un autre chapitre, les déclarations de M.Ben Jeddou risqueraient d’envenimer les relations entre Alger et Tunis.
Le journal a rappelé que ce n’est pas la première fois que des officiels, avocats et partis tunisiens font de l’Algérie leur souffre-douleur, à l’image de l’avocat du défunt Chokri Belaïd qui avait lancé une campagne sournoise en déclarant que les assassins de ce dernier venaient du territoire algérien.
Une thèse qui, quelques jours plus tard, avait fondu comme neige au soleil. Pour leur part, la majorité des Tunisiens, non encore remis de l’«épisode» Laarayedh, condamnent les propos provocateurs de son successeur et savent qu’ils peuvent compter sur le soutien de leurs frères algériens dans les situations les plus difficiles, conclut le journal .
D’autres journaux algériens ont avancé que le gouvernement algérien aurait demandé à son homologue tunisien , des éclaircissements à ce sujet . De son côté, Ammar Bellani, porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, a indiqué au quotidien algérien « Al Chourouk », qu’ils ne sont pas sûrs des propos rapportés par l’AFP, « nous demanderons des précisions auprès de nos frères tunisiens » a-t-il renchérit.








