Selon des informations rapportées par le journal Algérien Al Watan, pas moins de 20 000 militaires seraient actuellement installés le long des frontières est et sud-est avec la Libye, auxquels s’ajoute un renfort de 1500 militaires et autant de GGF qui mènent régulièrement, jour et nuit, des opérations de ratissage avec une couverture aérienne assurée par des pilotes de la gendarmerie et de l’ANP.
Le degré de vigilance est de même niveau sur les 965 km du tracé frontalier entre l’Algérie et la Tunisie, notamment dans les wilayas de l’extrême est. « Des réunions du conseil de sécurité présidés par les walis à El Tarf, Souk Ahras, Tébessa et El Oued, implantées sur le tracé frontalier avec la Tunisie, sont tenues quotidiennement pour s’enquérir en temps réel de la situation sécuritaire qui y prévaut ».
« Les PV sont transmis immédiatement aux ministères de la Défense nationale et de l’Intérieur. Par réciprocité, une copie pour information est transmise également aux autorités tunisiennes », affirment des sources sécuritaires.
Du côté tunisien, les échanges et la coopération sécuritaire se confirment : «Il existe une coordination sécuritaire basée sur l’échange d’informations entre l’Algérie et la Tunisie pour assurer la sécurité de notre frontière commune».
Mieux encore, la Tunisie a sollicité l’Algérie pour former des éléments de ses services de sécurité dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Depuis, l’Algérie a répondu à cet appel sur trois volets, à savoir la coopération stratégique entre les deux États ; la coopération opérationnelle entre les institutions sécuritaires et enfin une coopération technique sur le terrain (frontières).
Quant à la formation, le commandement de la Gendarmerie Nationale assure depuis quelques mois des stages pour plusieurs promotions de la Garde Nationale tunisienne, a ajouté la même source.
Source El Watan








