A peine convenu, l’accord de Tunis scellant la réconciliation entre les antagonistes libyens a provoqué une empoignade entre le gouvernement tunisien et les Nations-Unies qui se sentent comme flouées et mises hors jeu par cette issue où Tunis revendique la part belle sans le dire.
Il n’y aura pas d’autres changements à l’accord conclu sur le dialogue libyen sous l’égide de l’ONU, a affirmé le représentant spécial de l’Organisation internationale pour la Libye, Martin Kobler, aux délégués à une session convoquée par ses soins à Tunis, jeudi. Ce serait ouvrir la boîte de Pandore. Voilà pourquoi, pense-t-il, il s’avère indispensable que l’accord soit rapidement mis en œuvre. Et alors que Daech gagne du terrain et que la situation humanitaire s’aggrave, la question est d’une extrême urgence, insite-t-il encore.
« Il doit y avoir une légitimité renouvelée de la Chambre des représentants qui doit être remplacée par un Conseil d’Etat en place, » a insisté l’envoyé onusien.
Le même discours a été tenu mutatis mutandis et uniquement sous cet angle par le ministre tunisien des Affaires étrangères, Taieb Baccouche. L’Accord politique élaboré sous l’égide de l’ONU doit être signé dès que possible parce que les combattants de l’Etat islamique renforcent leur présence en Libye, un danger qui doit être la priorité des priorités pour les Libyens.
Il a réitéré l’engagement de la Tunisie à aider les Libyens à trouver une issue politique et pacifique à la crise en Libye, rappelant la position de principe de la Tunisie contre toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Libye, faisant part de l’opposition catégorique de la Tunisie à toute intervention militaire en Libye et à toute tentative de diviser le pays.
Il n’en demeure pas moins que Martin Kobler s’est déclaré très encouragé par cette première session de dialogue en Libye à laquelle il était présent dans la mesure où il a noté un « consensus parmi les délégués » que l’accord doit être signé rapidement, a-t-il dit.
Il a été convenu aussi, selon ses dires, que «personne ne devrait tramer quelque chose dans le dos de l’autre parmi les participants au dialogue politique, ni dans le dos de l’Organisation des Nations Unies», une condamnation claire de l’accord de Tunis conclu samedi dernier dans un hôtel de Gammarth par les délégations du Congrès général national et de la Chambre des représentants de Libye.
A cette réunion, s’inscrivant en partie dans le cadre de la préparation de la Conférence de Rome sur la Libye, dimanche, étaient présents nombre de personnalités politiques associées au processus élargi du dialogue sur la Libye, l’année dernière. On y retrouve des délégués de la Chambre des représentants tels que Mhammed Shouaib et son rapporteur Saleh Hama, ceux représentant le Congrès national général (CNG), comme l’ex chef de la délégation du GNC au dialogue, Salah Makhzoum, ainsi que Nizar Kawan du parti Justice et Construction Parti et Belgassem Gzeit, de Misrata outre des chefs de partis politiques.
Les grands absents sont cependant le chef du Parti Watan, Abdelhakim Belhaj, ainsi que les membres actuels de la délégation du CNG au Dialogue inter libyen, Abderrahman Sewehli, Awad Abdul Saddeq et Mohamed Bagi. L’absence de ces deux derniers était surprenante, ayant négocié l’accord de Tunis en tant que membres de la délégation du GNC.
Malgré l’optimisme de Kobler, le ton entre les différents délégués à la réunion était plutôt feutré, faisant montre de peu l’enthousiasme, allant même jusqu’à s’abstenir de tout commentaire en attendant d’en savoir davantage et en priorité sur les dernières propositions de Kobler .
Il y a cependant quelques exceptions. C’est le cas d’un délégué indépendant associé au processus dès le début qui a affirmé que les noms des trois autres membres du conseil de la présidence (deux vice-Premier ministres et un ministre d’Etat) devraient être choisis avant la fin de la réunion ce vendredi. Un autre a exigé que le gouvernement d’union dirigé par Faiez Serraj soit officiellement approuvé par le Dialogue avant la fin du mois.
Kobler lui-même a souligné que la date de la signature sera fixée lors de la réunion de Rome, qui sera présidée par le secrétaire d’Etat américain John Kerry.
Au bout du compte, il restera à régler la question de la Déclaration de principes signée par les 82 membres de CNG soutenant l’accord de Tunis et jetant aux orties l’accord parrainé par l’ONU jugé inacceptable.









l’onu vous dites , ou la grande puissance des yankais qui commande
L’ ONU est un vivier de magouilles , les Etats destructeurs ne sont pas contents que les parties libyennes trouvent une solution entre eux , parce que ces grandes puissances c’ est donnant donnant , une honte cette institution , ils se plaignent de la corruption et de la pauvreté et ils en donnent les outils