Sous le gouvernement de la troïka, l’argent acquis par des associations caritatives et les organisations salafistes a été dénoncé par de nombreux partis politiques mais aucune mesure n’a été prise pour mettre fin à cette situation.
Les énormes sommes d’argent trouvées chez les groupes terroristes ont fini par donner une idée plus précise sur ces vannes financières qui ne se ferment pas. Et des voix se sont élevées demandant à l’Etat de prendre les mesures qui s’imposent pour tarir ces sources.
D’après le centre d’information, de la formation, des études et de la documentation sur les associations, l’activité de plus de la moitié des associations actuellement en activité en Tunisie n’est pas conforme à la loi.
L’Etat ne possède aucune base de donnée détaillée (financements, ressources…) sur plus de 18 mille associations actives en Tunisie. La majorité de ces associations a vu le jour après la révolution. Seulement 8.000, parmi ces associations, ont un identifiant fiscal, et leurs comptes sont, par conséquent, contrôlables, a ajouté la même source.
De nombreux experts sécuritaires ont, à maintes reprises, averti la société civile sur l’implication d’un grand nombre d’association dans le financement des opérations liées terrorisme. Et même quelques terroristes qui ont été arrêtés avaient avoué qu’ils avaient été membres dans des associations à vocation caritative.
Dans une récente déclaration accordée à Africanmanager, Fayçal Cherif, expert en politiques sécuritaires et analyste militaire a déclaré que « selon mes sources, il y a près de 200 associations soupçonnées d’avoir des financements d’origine inconnue.
L’expert a dans ce contexte appelé le gouvernement de contrôler les associations suspectes.
On rappelle que plus de 8.000 associations ont été créées après le 14 janvier 2011. Plusieurs partis politiques et des activistes des droits de l’Homme avaient mis en garde contre le danger des associations suspectes et leur implication directe dans le financement des groupes terroristes.








