Négligence du cahier des charges, irrespect du programme pédagogique, recrutement de cadres d’animation non formés, violences à l’égard des enfants, autant d’anomalies qui rongent le secteur des crèches et des jardins d’enfants en Tunisie.
Selon des chiffres récemment annoncés par les différentes délégations de la protection des enfants, relevant du ministère la Femme, de la famille et de l’enfance, 2800 enfants ont fait l’objet de violences en 2014, soit 60.7% des cas violents.
La même source a relevé que la région de Tunis vient en tête de liste avec 11.4%, suivie par Nabeul 7.8%, Bizerte avec 7.6%.La violence physique a accaparé la part lion avec 27.9%
Manque de contrôle et dégradation des institutions de l’enfance
De nombreuses familles de différentes régions de la Tunisie ont, à maintes reprises, avoué aux médias, que leurs enfants étaient victimes d’agressions physiques ou morales dans les institutions de l’enfance.
Selon elles, la dégradation des institutions de l’enfance est imputable au vide structurel et juridique, et plusieurs établissements échappent jusqu’à présent à tout contrôle.
Pour lutter contre la violence dans les jardins d’enfants et les crèches anarchiques, le département des Affaires de la femme avait publié sur son site officiel la liste préliminaire des crèches et jardins d’enfants autorisés et ayant obtenu le reçu de dépôt du cahier des charges.
A vrai dire, les autorités de tutelle sont appelés à contrôler les jardins d’enfants et à poursuivre en justice les propriétaires de ces espaces qui ne respectent pas les normes du cahier des charges en la matière.
L’enfant est un citoyen silencieux. Il ne sait pas s’exprimer, ni défendre ses droits. Il est important aujourd’hui d’avoir une culture de protection de l’enfance à tous les niveaux.








