«Ce que je peux affirmer, en tant que DG de Carthage Cement, c’est que nous démentons de manière officielle et catégorique que Carthage Cement ait un jour versé une quelconque commission à quiconque. Comme nous démentons l’existence d’un quelconque contrat dans ce sens établi entre Carthage Cement et l’entreprise danoise FL Smith» qui a été chargée de la construction de l’usine. C’est ce qu’a déclaré le DG de la cimenterie, Brahim Sanaa à Africanmanager, en réaction à des informations, rapportées la semaine dernière par l’animatrice d’une émission de la chaîne TV Wataniya 1. Ces informations, catégoriquement démenties par la direction générale du cimentier tunisien, faisaient état de l’existence d’un contrat entre le cimentier et le constructeur danois FL Smith, qui obligerait le cimentier tunisien à payer une commission, de deux euros, pour chaque tonne de ciment exportée, commission qui serait par la suite et jusqu’à nos jours, reversée à Belhassen Trabelsi, ancien actionnaire de la cimenterie.
Brahim Sanaa a aussi indiqué à Africanmanager que «ce qui est avéré et qui ne souffre d’aucun doute, c’est que notre entreprise n’a jamais donné de commission, ni par le passé ni maintenant. S’il y a une autre affaire en justice, comme le dit l’animatrice de l’émission de la Wataniya 1, nous ne pouvons rien dire à ce propos. La justice dira son mot s’il y a réellement quelque chose devant la justice. La seule chose que nous pourrions affirmer, c’est qu’une telle affaire ne porte pas sur une quelconque question de commission payée à quiconque».
Rappelons enfin que Carthage Cement est une entreprise partiellement confisquée, puisqu’il existe plusieurs autres actionnaires dans son capital. Au terme des 9 premiers mois de l’exercice 2015, le chiffre d’affaires global de Carthage Cement a été de 127,497 MDT. Un chiffre d’affaires en petite baisse de 4 %, après les 132,851 MDT de la fin septembre 2014. Il est aussi à noter que ce chiffre d’affaires était, au troisième trimestre de l’exercice en cours, en hausse de 19%, toutes activités confondues, passant ainsi de 31 MDT à 36,8 MD. Les indicateurs publiés par la société laissent voir aussi que Carthage Cement continue, par étapes, à éponger le déficit du chiffre d’affaires causé par sa décision de ne pas vendre du clinker à la concurrence. Une décision qui semble avoir été pleinement réfléchie, puisque le clinker vendu n’est en fait qu’un ciment auquel il ne manque que le concassage et l’ensachage, un clinker qui était vendu à bas prix aux cimentiers tunisiens concurrents.








