L’émission télévisée « Hadith Essaa » a été consacrée, en ce début de soirée du mercredi 3 février 2016, au président de la République Béji Caid Essebsi.
L’émission s’est déroulée au palais de Carthage, dans une grande salle prestigieuse ornée de somptueuses décorations avec des fresques sur le plafond formant une œuvre grandiose. L’émission a été animée par le journalistes et présentateur de « Hadith Essaa », Elyès Gharbi et transmise en direct par la chaîne de télévision du service public El Watanya 1.
L’intervieweur est revenu d’emblée sur l’alliance du chef de l’État avec le mouvement Ennahdha qui, rappelle-t-il, n’a pas été acceptée par les électeurs et perçue par certains comme une trahison.
« Je suis le seul pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie à être élu démocratiquement président de la République et pour les législatives, quatre partis sont arrivés en tête. Nidaa Tounes est arrivé premier mais n’a pas eu une majorité absolue, suivi d’Ennahdha, rassemblant ensemble plus de 150 sièges, puis arrivent respectivement en 3ème et 4ème position, l’UPL et Afek Tounes.
« C’est la volonté des électeurs s’il ont désigné quatre partis en tête du classement, on doit respecter leur décision, et moi, en tant que président de tous les Tunisiens, je dois tenir compte du verdict des urnes et du choix du peuple qui seul détient la souveraineté ».
Faute de majorité absolue obtenue par un seul parti, explique-t-il, la coalition avec Ennahdha est un choix nécessaire et porter un « indépendant », Habib Essid, à la tête du gouvernement est un choix judicieux », a-t-il estimé tout en persistant à défendre son alliance avec le parti islamiste, déduisant qu’il y a là un message de stabilité de la Tunisie dont on doit tenir compte.
Évoquant l’opposition, il a rappelé qu’ils sont plusieurs à incarner l’opposition et ce sont eux qui avaient refusé la coalition et d’accorder le moindre soutien au gouvernement. « Nous respectons l’opposition, mais elle aussi doit respecter la majorité », a-t-il déclaré.








