AccueilLa UNETunis-Echanges extérieurs 2015: La BCT, entre baumes et bémols, et qui demande...

Tunis-Echanges extérieurs 2015: La BCT, entre baumes et bémols, et qui demande enquête !

La Banque Centrale de Tunisie (BCT), vient de livrer sa lecture des échanges commerciaux de la Tunisie au terme de l’exercice 2015. Une lecture, loin des sentiers battus de la politique politicienne, réaliste, même si elle est s’inscrite dans perspective alarmiste et où baumes et bémols se suivent, confirmant le caractère général alarmiste.

C’est ainsi que l’analyse de la BCT commence par cette bonne nouvelle, indiquant que «le déficit commercial s’est contracté de 1,2 milliard de dinars. Et d’expliquer que «après les forts dérapages post-révolution, le déficit commercial s’est contenu à 14,1% du PIB (niveau proche de 2010) ». De suite, cependant, les analystes de l’Institut d’émission nuancent ce baume au cœur et font remarquer que «la baisse des importations liée à la contraction du déficit commercial n’est pas totalement satisfaisante dans la mesure où elle a concerné les achats des biens d’équipement et des matières premières et demi-produits, ce qui laisse présager des répercussions futures négatives sur le potentiel de la croissance ». Comme quoi, un train peut en cacher un autre !

Et la BCT de continuer sur  ce trend alarmiste pour signaler, comme un bémol, que «le niveau du déficit sous le régime général (qui est effectué principalement par les sociétés résidentes selon l’optique change) reste préoccupant, en avoisinant 19 milliards DT». Oscillant toujours entre baume et bémol, la BCT indique d’abord que «ce déficit s’est contracté également de 6,7% ou 1,4 milliard DT comparativement à 2014 », mais le nuance vite fait en indiquant encore que «cette amélioration est surtout due à un effet conjoncturel, lié aux recettes d’exportations exceptionnelles d’huile d’olive qui ont avoisiné les 1,9 milliard DT, en amélioration de 1,4 milliard DT comparativement à 2014».

x

Abordant ensuite la question de la baisse des prix du pétrole, la BCT met fin à toutes les spéculations non savantes, en affirmant que «la chute des prix internationaux des hydrocarbures n’a que légèrement profité aux échanges commerciaux du pays ». Et d’expliquer cette sentence en affirmant que «la baisse des importations de ces produits a été largement compensée par la régression des exportations, de sorte que le déficit commercial énergétique ne s’est contracté que de 6,8% ».

  • La BCT demande enquête

Et la BCT, ce n’est dans ses habitudes, de dévoiler son côté «enquêteur », lorsque certains indicateurs inquiètent, comme la hausse de 9 % des importations des produits alimentaires, surtout pour les céréales malgré le bon niveau de la production nationale et la mauvaise année touristique. «Des investigations poussées sur le sort des quantités importées de ces produits, tout comme d’autres produits alimentaires importés notamment ceux qui bénéficiant de l’intervention de la CGC ( comme le café et le sucre, dont l’évolution des quantités importées dépasse l’évolution normale de la consommation domestique et en dépit d’une demande en provenance du secteur touristique en berne) doivent être effectuées, afin de s’assurer que ces produits ne font pas l’objet de contrebande et n’ont pas été réacheminés en partie vers des pays voisins.  L’appréciation de l’USD vis-à-vis des principales monnaies et par conséquent du dinar, n’a pas permis au pays de profiter pleinement de la baisse des prix internationaux des hydrocarbures, des matières premières et des produits alimentaires de base ( cotés et facturés en USD)». Sera-t-elle entendue ?

  • La BCT demande l’arrêt des grèves «qui rongent la compétitivité » et perturbent l’export

La BCT se met ensuite, dans cette analyse, dans la peau du conseiller qui constate que les défis sont «la maîtrise du déficit commercial du pays, et par conséquent, la préservation des équilibres globaux, reste tributaire de la concrétisation de certains préalables qui permettent de booster les échanges commerciaux », pour conseiller à ceux qui voudront bien entendre la voix de la raison, certaines mesures. D’abord, selon la BCT, «l’amélioration du climat des affaires pour créer des conditions propices pour attirer les IDE, et préserver les sociétés déjà opérantes en Tunisie ». Ensuite, et c’est nouveau, cette intrusion dans les affaires sociales de la part de la BCT, «la résolution définitive des conflits sociaux », qui dit-elle, «rongent la compétitivité du produit tunisien (notamment dans les secteurs des THC & IME), et perturbent les exportations des produits phosphatés. Et enfin, la limitation de la contrebande, «dans les régions frontalière» précise-t-elle, en avertissant que ce phénomène «est un mal qui ronge la balance commerciale surtout pour les produits subventionnés (produits alimentaires, médicaments…) réacheminés vers des pays voisins ».

En bon conseiller, la BCT ne saurait oublier «la révision de la Politique Agricole adoptée en encourageant la culture des produits dont le niveau des importations est devenu très élevé (céréales,…) et en adoptant des mécanisme de gestion de l’abondance de certains produits (lait, tomates,…) afin de préserver l’autosuffisance trouvée pour ces produits ». A bon entendeur, salut !

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -