« Le démarrage de la saison agricole est difficile et l’approvisionnement des ressources hydrauliques souterraines demeure très faible alors que les besoins hydriques de plantes continuent de progresser au cours de cette période », s’est plaint l’UTAP par la voix de son vice-président Chokri Rezgui.
Il a, à ce propos, relevé un déficit pluviométrique touchant plusieurs régions, ce qui affectera certainement la saison agricole et provoquera par conséquent une baisse de la production au milieu d’une flambée des prix. S’y ajoutent le rendement insuffisant des agriculteurs et leur incapacité à pourvoir aux besoins en semences et en fourrages.
« La sécheresse commence à toucher plusieurs régions du pays. Si les régions du Nord ont été bien arrosées, il n’en est pas de même pour celles du Centre et du Sud qui n’ont pas encore reçu des quantités suffisantes de pluie », a expliqué le responsable dans une déclaration, ce mardi 16 février, à Africanmanager mettant en garde contre les pertes enregistrées et qui sont difficiles à résorber.
Outre ces pertes, les superficies destinées aux grandes cultures se sont rétrécies passant de 1.4 million d’hectares en 2015 à environ un million d’hectares en 2016, a-t-il poursuivi.
En segmentant le secteur de l’agriculture par filière, le vice-président de l’organisation agricole a indiqué que la céréaliculture demeure la plus touchée. Viennent ensuite les productions fourragères qui ont atteint de bas niveaux notamment dans les zones intérieures.
Une situation à ce point critique que l’UTAP à exigé un programme d’intervention de la part du ministère de tutelle non seulement pour sauver la saison, mais aussi pour aider les agriculteurs à atténuer les pertes causées par le déficit pluviométrique.
Plan stratégique pour développer des mécanismes agricoles…
Pour ce faire, le ministère de l’Agriculture a rapidement procédé à la mie en place d’un plan stratégique national.
Boubaker Karray, directeur général des études et du développement agricole au sein de ce département a précisé que ce plan permet de suivre de près la situation actuelle dont les répercussions seraient négatives touchant certains produits agricoles.
Il a, en outre, précisé que le ministère de l’Agriculture a choisi de s’orienter vers la le développement des techniques agricoles. « On ne peut créer de la pluie, mais on pourrait développer certains techniques agricoles de manière à adapter la situation agricole au réchauffement climatique », a-t-il expliqué.
La situation est cyclique…
Au delà des craintes des agriculteurs et les efforts du ministère de tutelle, les spécialistes en agriculture ont affirmé qu’il serait prématuré de parler d’une « sécheresse ». D’ailleurs, plusieurs d’entre eux préfèrent évoquer un « déficit pluviométrique ». Car, la situation est cyclique pour toute la région de la Méditerranée et on commencerait à parler de la sécheresse qu’à partir de mois d’avril prochain.








